Attack on Titan Rpg

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 Double Je.... || Ft. Erwin Smith ||

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Caporal-chef
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MessageSujet: Double Je.... || Ft. Erwin Smith ||    10/4/2017, 13:17


   
Double Je…..
feat. Erwin Smith

   
1943 – Seconde Guerre Mondiale

Allemagne



Au premier abord, Livaï Ackerman aurait tout eut du parfait soldat du IIIe Reich. Uniforme impeccable. Bottes luisantes, casque sur la tête et fusille mitraillette sur l’épaule. Le costume était presque trop bien taillé pour lui. Il savait mettre de côté son orgueil et sa fierté lorsqu’on lui demandait d’exécuter un ordre sans réfléchir. Il savait obéir. Il savait se contrôler et prendre sur lui. Il savait se conduite tel que ses dirigeants le souhaitaient de tout bon soldat joliment endoctriné. Soumission et sens du devoir brillamment accompli.

Mais à l’intérieur de lui, c’était un torrent d’indignation qui coulait dans ses veines. Il avait envie d’exploser, de se rebeller. Il avait envie d’hurler. Il avait envie de tous les crever, ses saloperies de supérieurs assoiffés de sang et incapable d’accomplir les sales besognes. Ha pour donner des ordres ils savaient parfaitement faire. Mais dès qu’il fallait tenir le fusille pour buter les français ou les juifs j’avais plus personnes !

Cela faisait un an…. Ça vie avait irrémédiablement changé ce soir-là. Le soir où il avait pris la décision de ne plus obéir aux ordres de ses supérieurs allemands. Le soir où il avait pris la décision d’aider ses frères portant l’étoile jaune de la honte cousue sur leurs vêtements. La même étoile qui aurait du être la sienne et qui, pourtant, n’apparaissait sur aucun de ses vêtements. Sa confession juive était restée un secret qu’il gardait au plus profond de son cœur. Soldat allemand et juif en même temps…. On n’aurait pas fait de différence. Il aurait rejoint les autres dans un de ces camps. Et il savait que trop bien ce qui s’y passait pour ne pas  avoir envie d’y être séquestré. Au contraire. Depuis un an, s’il portait l’uniforme allemand c’était à double tranchant. C’était pour les aider ! Pour venir en aide aux juifs opprimés. C’était pour aider les français. Il se battait chaque jour en secret, mettant sa vie en jeu pour pouvoir protéger celles des autres…. Et il espérait pouvoir continuer ainsi tout le temps qu’il serait vivant et que sa couverture le lui permettrait.

Ce soir-là… Livaï Ackerman s’en souviendrait jusqu’à la fin de ses jours. La mission avait été de traquer une famille. Un père, sa femme et ses deux enfants. Le père était connu pour être un brillant médecin que la population connaissait et appréciait bien. Livaï aussi…. Il le connaissait bien…. Le lieu de la mission n’était autre que son village natal, un hameau confiné à la frontière entre l’Allemagne et la France. Un village paisible et retranché où tout le monde se connaissait.

Livaï avait fait parlé des soldats pénétrant chez le médecin pour participer à son arrestation. Le motif ? Sa religion juive qui venait d’être ébruitée. Il avait été ordonné que Grisha Jaeger, ainsi que le reste de sa famille soit conduit sur la place publique. On avait demandé à Livaï de lui bander les yeux. Et Livaï s’était exécuté. Il avait attrapé le tissu blanc qu’il avait attaché autour de la tête du médecin qui l’avait imploré du regard. Leurs yeux s’étaient croisés. Grisha avait murmuré. Quelque chose qui n’était audible que par Livaï…. Quelques mots qui l’avait bouleversé à jamais….. Il l’avait supplié de prendre soin des enfants….

Puis on avait demandé à Livaï de bander les yeux de la femme du médecin. Des larmes coulaient sur les joues de Carla quand le soldat avait croisé pour la dernière fois son regard avant de lui couvrir d’un tissu déchiré similaire à celui que portait son mari.

Les enfants avaient été sommés de regarder. Le bruit distinctif et métallique des fusilles que l’on prend en main. Le bruit de la recharge que l’on actionne. Et puis le coup de feu assourdissant qui avait déchiré la nuit et abattu les deux parents sous le regard larmoyant de leurs propres enfants.
De la barbarie…

Pour quel motif ? La religion…. Les croyances…. Les différences…. Le sort qui aurait dû être réservé à Livaï n’était pas différent que celui des parents Jaeger. S’il n’était pas encore passé de vie à trépas c’est uniquement parce qu’il avait su menti et gardé son secret pour lui. Parce qu’il avait eu de la chance aussi. Celle de n’avoir jamais été dénoncé aux autorités.

Il avait été convenu qu’Eren et Mikasa Jaeger seraient tous les deux déportés dans un camp de concentration. Livaï avait été chargé de les escorter jusqu’au train qui les conduirait vers leur destin funeste. Mais cela ne se produisit jamais. Malgré la haine que Eren déversait contre lui pour n’avoir rien fait pour sauver ses parents, Livaï prit le risque de conduire les enfants en lieu sûr. En agissant de la sorte il avait pleinement conscience qu’il faisait preuve de rébellion….

Il avait passé confié les deux enfants des connaissances françaises. Il s’agissait d’un groupe de résistants dont Livaï avait eu connaissance mais dont il n’avait jamais dénoncé l’existence. Le leader, un certain Mike Zackarias, serait chargé de la protection d’Eren et Mikasa jusqu’à ce que Livaï puisse s’en occuper lui-même.

Dès qu’il lui était possible, Livaï prenait le risque de se rendre auprès du groupe de résistants français où Eren Mikasa grandissaient en sécurité. Cela faisait un an maintenant qu’ils étaient là-bas. Un an qu’il jouait sa vie sur les deux fronts du conflit mondial. Il avait appris à se méfier de tout et de tout le monde. Mais ce que Livaï redoutait le plus était son supérieur, un homme par vraiment violent ni vindicatif mais au sens de l’observation redoutable. Il ne tenait absolument pas à éveiller chez lui le moindre soupçon.


« Ackerman, le Major veut te voir dans son bureau »

Ha et bien justement… quand on parle du loup…. Livaï sursauta un peu quand l’un de ses frères d’arme l’interpella. Il reposa sa cuillère métallique dans l’espèce d’assiette en aluminium cabossée qui lui servait de couvert. A l’intérieur une soupe infecte que l’armée servait aux membres de son régiment. Il n’y avait guère que les hauts gradés pour bénéficier d’une nourriture de meilleure qualité. Injustice complète…. Ils restent leurs miches bien au chaud dans leurs bureaux à bouffer des patates alors que les petits soldats perdent la vie au front, le ventre rempli d’une soupe affreuse comme seule source d’énergie et la faim tiraillant leur estomac pour unique compagnie

Le bruit des talons des bottes de Livaï résonnait sur le parquet brut du bâtiment de l’Etat Major allemand. Erwin Smith était le plus haut officier du régiment auquel Livaï appartenait. Il était les yeux et les oreilles du Reich. Il était le commanditaire des actions à suivre. Livaï n’avait jusqu’à présent jamais eu l’occasion d’avoir une conversation privée avec lui et cette soudaine convocation ne lui disait rien pour le rassurer. Sa couverture avait-elle finie par être ébruitée ? Ou bien était-ce sa religion ? Ou avait-il été vu avec Eren et Mikasa lors de sa dernière permission ?

L’entrée de la porte du bureau du Major Smith était gardée par deux vigils armés jusqu’aux dents. Livaï les regarda avant de frapper à la porte. Il attendit qu’on lui donne l’ordre d’entrer avant de pousser le lourd battant en bois qu’il referma derrière lui. Il exécuta un salut militaire parfait

« Major Erwin Smith. »

Il attendit que l’autre homme lui donne l’ordre de rompre avant de relâcher sa posture.

« Caporal Livaï Ackerman. Vous souhaitiez me voir ? »


     

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MessageSujet: Re: Double Je.... || Ft. Erwin Smith ||    3/5/2017, 01:11

DOUBLE JE...


feat. Livai ♥


Si la perfection avait un nom, elle porterait sans doute celui d’Erwin Smith.

Du moins, la perfection comme l’Allemagne du IIIème Reich l’entend, évidemment. Des cheveux blonds comme les blés, coiffés en arrière à grand renfort de cire afin qu’aucun ne dépasse... Des yeux d’un bleu clair et profond comme les océans du pacifique... Une carrure à en rendre plus d’un jaloux et plus d’une chaude comme la braise... Physiquement, il était un aryens plus que parfait, il était ce que tout Allemand rêvait de devenir.

Et le Major n’était pas qu’un physique... Sorti dans les meilleurs de sa promotion lors de son embrigadement aux jeunesses hitlérienne dès ses 14 ans, il avait su montrer que les muscles n’étaient qu’un atout parmi tant d’autres, et le blond en possédait tout une armada.

Son intelligence, son sens de l’observation et de la déduction, c’est ce qui avait fait la différence parmi ses compagnons d’armes et qui lui avait permis de gravir aussi rapidement les échelons de l’armée allemande, jusqu’à se retrouvé Major à seulement 24 ans, un exploit dans la profession. Cela faisait maintenant 4 ans qu’il occupait ce poste, la guerre déclarée n’ayant pas laissé place à une nouvelle promotion jusqu’à présent.

Mais cette stagnation n’était en réalité que le cadet de ses soucis dernièrement. Lui ce qu’il voulait c’était la victoire, de l’Allemagne comme de ses idéaux, ceux qu’on lui injecte dans la tête depuis sa plus tendre enfance. Et dernièrement... Il sentait que c’était plutôt compromis, malgré les efforts que faisaient les plus hauts dirigeants pour rassurer les troupes, il n’était pas dupe au point de ne pas remarquer les difficultés de l’armée allemande à gérer tous les fronts.

Il les avait prévenus pourtant, qu’ils n’auraient pas dû attaquer l’URSS... Mais bon, on ne l’avait pas écouté.

Enfin, le temps n’était pas aux regrets ou aux remords, il voulait changer les choses, redresser la barre... Simplement être utile. Pour ça, il n’avait qu’à suivre son instinct, et ce dernier se trompait rarement... C’est pour cela qu’il avait décidé de mener une mission de petite envergure afin de ne pas éveiller les soupçons, pour aller voir de lui-même ce qu’il se tramait en France en ce moment et ainsi déjouer les plans de ces résistants.

Il n’avait pas besoin d’envoyer 20 000 hommes au combat pour ça, il n’avait pas besoin de prendre la vie de milliers de gens et briser tout autant de familles. A vrai dire, il n’aimait pas ça du tout même. S’il avait pu choisir, il se serait engagé dans l’armée afin de protéger son pays, pas pour en attaquer d’autres... Mais ce n’était pas à lui que revenait ce choix, donc il se devait de suivre les ordres qu’on lui donnait.

Un à un, il recevait certains soldats qu’il avait trié sur le volet et qui répondaient au mieux aux critères qui lui semblaient nécessaire à la bonne marche de son plan. Le tour était celui de Livaï Ackerman... Il voyait vaguement de qui il s’agissait sans pour autant en être sûr, pourtant il était caporal...Mais tellement discret, à en croire son dossier il pourrait convenir parfaitement à la tâche qu’il lui réservait. Il envoya un autre soldat le convoquer pendant qu’il terminait l’écriture des notes de son dernier entretien, il devrait avoir fini ce soir et pourrait donc y réfléchir à tête reposée.

Il entendait déjà le bruit de ses bottes à peine qu’il fit son arrivée au bout du couloir. Il en profita pour éteindre son cigare afin de ne pas l’incommoder au cas où il ne supporterait pas le tabac, il avait un peu de jugeote. Il croisa les jambes tout en frottant la barre brune au fond de son cendrier alors que des coups à la porte se firent entendre. Il attendit que résonne le troisième pour lui ordonner d’entrer, braquant tout de suite son regard bleuté sur lui.

-Major Erwin Smith.

Le salut était parfait, c’était beau. Il le fixa un instant avant de l’autoriser à rompre tandis qu’il le salua d’un mouvement de tête silencieux, baissant les yeux sur le dossier du jeune homme afin de le parcourir des yeux pour la trentième fois. Il était bien vide.

-Caporal Livaï Ackerman. Vous souhaitiez me voir ?


-En effet... J’aurais quelques questions à te poser.


Il releva son regard en sa direction pour le planter dans celui gris de son vis-à-vis. Il lui demanda, froidement sans pour autant être hautain...

-Concernant ta situation familiale, as-tu des enfants ou une femme à charge ? Ce n’est pas indiqué dans ton dossier...

C’était pourtant une information que les soldats s’empressaient de compléter, si tel était le cas ils pouvaient bien souvent être exemptés de missions trop éloignées de leur domicile. Et s’ils n’avaient personne, ils étaient favorisés d’une autre façon, notamment avec la présence de femmes de joie...

Il attendit que le caporal réponde pour noter l’information et passer à la suite.

-Je vois cependant que tu es né dans un village non loin de la frontière alsacienne, sais-tu parler le français ? Même un petit peu...

Il haussa les épaules sans le quitter des yeux c’était important de ne pas rompre le contact et de ne pas perdre une seconde d’attention... Les gens n’étaient pas assez au courant de ce que leur regard ou chacune de leur mimique pouvait révéler au sujet de leurs émotions, ou de leurs mensonges...

Livai, lui, il ne baissait pas les yeux, il supportait le regard oppressant de son supérieur, pire, il le soutenait.

Et c’était le genre de comportement qui plaisait à Erwin... Il n’avait pas besoin de trouillards ou d’hommes se rabaissant au moindre instant, il avait besoin de vrais soldats, quitte à ce que ceux-ci lui tiennent parfois tête ou l’envoi chier.

-Maintenant... Admettons que je décide de mener une mission en France afin de déjouer une branche de la résistance française. Il n’y aurait pas de combat de front, plutôt des missions d’espionnage et d’intrusion. Quelques épreuves de force certes, mais pas de bombardements ou de fusillades... Dans ce cadre de mission, qui me conseillerais-tu d’amener avec moi dans la caserne ?

Et c’était sans doute la question la plus importante, elle nécessitait de se connaître soi-même, d’avoir confiance en se propres capacités physique et de jugement, mais aussi connaître un minimum ses compagnons, et de s’y intéresser, pour toutes les raisons possibles. Et malheureusement pour le major, personne ne lui avait apporté de réponse satisfaisante jusqu’à présent...

C’était peu dire qu’il plaçait quelques espoirs dans les quelques mots que Livai allait prononcer...


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Caporal-chef
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MessageSujet: Re: Double Je.... || Ft. Erwin Smith ||    17/5/2017, 11:02


   
Double Je…..
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Livaï n’avait jamais été confronté directement à son commandant. Lui, il avait davantage à faire avec les soldats auprès desquels il exerçait un semblant d’autorité. Ce n’est pas parce qu’il ne se reconnaissait plus dans les valeurs de l’armée allemande qu’il laissait ses camarades lui marcher sur les pieds, bien au contraire. Il était même plus décidé que jamais à se montrer intraitable avec ces abrutis qui ne savent qu’obéir sans réfléchir.

Mais Erwin Smith c’était différent. Son supérieur hiérarchique était connu pour être un soldat doté d’un sens de l’observation aigue. Il avait la réputation de savoir se faire respecter et d’être d’une froideur saisissante. Cela ne permettait tout de même pas à Livaï d’avoir peur. Peu importe la raison de sa convocation dans le bureau du Major, Livaï y ferait face avec bravoure et avec son sang-froid légendaire qui pouvait en déconcerter plus d’un.

Lorsqu’il arriva dans la pièce, il trouva le commandant attablé derrière son bureau. L’uniforme parfaitement ajusté mettait en valeur sa carrure imposante. Cheveux lissés sur le coté à la perfection, yeux d’un bleu glacial qui semblent vous transpercer d’un seul regard…. Il avait tout d’un commandant charismatique et impressionnant. Mais Livaï se comporta avec lui de façon naturelle, exécutant un salut militaire parfait tout en se présentant.

Pourtant, dans sa tête, les pensées ne cessaient de se boucler. Il était bien plus préoccupé qu’il ne s’appliquait à le montrer. Ce qui le tracassait était la raison de cette convocation. Ce qui l’angoissait était la possibilité que sa double casquette ait été éventée. Que l’on découvre qu’il était un traitre lâchant sans remord des informations capitales aux rebelles français lui aurait valu la peine de mort sans aucun procès. Et Livaï s’en fichait. Il n’avait pas peur de mourir. Il avait seulement peur d’abandonner Eren et Mikasa sans avoir pu tenir la promesse silencieuse et secrète qu’il avait fait à leurs parents. Il se sentait responsable des gosses maintenant…. Et lorsque la guerre prendrait fin, il espérait pouvoir continuer à s’en occuper jusqu’à ce qu’ils aient pu acquérir leur indépendance totale. Cela ne rachètera jamais ses torts et les actes abjectes qu’il a commis. Mais si ça pouvait ne serait-ce qu’alléger un peu le poids de sa conscience c’était déjà beaucoup

-En effet... J’aurais quelques questions à te poser.

Livaï resta sur ses gardes sans lever son regard de son commandant. Il ignorait tout du genre de questions qui allaient lui être posées tout comme il ignorait ce qui avait pu être noté sur le dossier dans lequel Erwin plongea son regard un instant

-Concernant ta situation familiale, as-tu des enfants ou une femme à charge ? Ce n’est pas indiqué dans ton dossier.

Livaï ne mit pas longtemps avant de répondre. S’il était vrai que beaucoup de soldats sautaient sur le justificatif familial pour essayer de se faire exclure de certaines missions périlleuses, ça n’avait jamais été son cas. Il savait Eren et Mikasa entre les bonnes mains de Mike et Hansie. S’il se débrouillait pour revenir vivant de chacune des missions qu’on lui assignait, il n’avait nullement à craindre pour eux durant son absence

«  Je n’ai ni femme, ni enfant…. Aucune famille, aucune attache, aucune excuse »

Cela avait au moins le mérite d’être clair. Puisque c’était bien la question qu’on lui demandait non ? Erwin Smith voulait savoir s’il pouvait se servir de lui ou si ce dernier était encombré d’une famille ne lui permettant pas d’exécuter une mission compliquée.

C’est toujours avec cette même voix calme et cette intonation posée que son commandant poursuit l’interrogatoire.

-Je vois cependant que tu es né dans un village non loin de la frontière alsacienne, sais-tu parler le français ? Même un petit peu...

Livaï le regarda, essayant de jauger où il voulait en venir en lui posant ces questions. Est-ce qu’il lui demandait ca par rapport à une future assignation de mission en France ? Ou est-ce que c’était une sorte de piège pour s’assurer que Livaï était en mesure de communiquer parfaitement avec les résistants français. Dans un cas comme dans l’autre, mentir n’était pas la solution. C’est donc dans un français correct – malgré tout marqué par un accent allemand prononcé – que le caporal répondit

« Je sais parler français, Major »


Il continua dans la langue nationale pour être certain de se faire comprendre. Après tout, lui-même ignorait si le major maitrisait ou non la langue de Molière

« Ma mère tenait une épicerie. Avant que ne débute la guerre, il m’arrivait de devoir passer la frontière pour faire affaire avec une épicerie française »

Parce qu’il allait être évident que le Major allait vouloir savoir comment il avait appris à maitriser cette langue. Et Livaï ne mentait pas. Sa mère était bien tenancière de l’épicerie du village avant que ne débute la guerre et que la maladie ne l’emporte. C’est en l’aidant à gérer la petite épicerie et ses négoces avec la France que Livaï avait appris un français basique. Mais ce n’est qu’au contact des résistants comme Mike et Hansie, qu’il avait pu se perfectionner et maitriser la langue presque parfaitement. Il y avait toujours des erreurs de conjugaison ou de syntaxe dans ses phrases mais il savait se faire comprendre et c’était là le plus important non ?

-Maintenant... Admettons que je décide de mener une mission en France afin de déjouer une branche de la résistance française. Il n’y aurait pas de combat de front, plutôt des missions d’espionnage et d’intrusion. Quelques épreuves de force certes, mais pas de bombardements ou de fusillades... Dans ce cadre de mission, qui me conseillerais-tu d’amener avec moi dans la caserne ?

Une boule énorme s’était formée au creux de l’estomac du Caporal qui ne changea pourtant pas de comportement. Son regard restait rivé à celui de Erwin. Il le soutenait sans pour autant le défier. Il ne voulait pas le prendre de haut ou pécher par excès de confiance. Il ne voulait simplement pas que le commandant remarque à quel point cette dernière question venait de l’ébranler.

Tout allait vite dans la tête du caporal. Soit une information avait fuité et Smith faisait semblant de rien pour juger les réponses de son subordonné avant de le mettre devant le fait accompli preuves à l’appui. Soit c’était belle et bien une mission contre la résistante française qui était en préparation auquel cas Livaï était clairement sur la sellette et son secret finirait tôt ou tard par être éventé.

Et pourtant il ne devait pas se précipiter pour répondre. Il devait trouver les mots justes. S’il voulait sauver sa peau et sauver celles des résistants, il devait impérativement être l’homme qui accompagnerait Erwin dans cette mission. Ainsi, il pourrait communiquer aux français les informations capitales mises en place par le major. Son rôle d’agent double prendrait encore plus d’importance et même s’il risquerait d’être découvert à tout moment il n’avait aucune autre solution pour protéger ses camarades résistants. Pour protéger Eren et Mikasa….

Livaï s’approcha du bureau. Le bruit de ses bottes résonna sur le parquet en bois. Il se stoppa devant Erwin avant de poser ses mains à plat sur le bureau en se penchant dans sa direction. Son regard était rempli de détermination. Un regard décidé qu’il dirigea vers son supérieur pour le convaincre du mieux qu’il le pouvait

« Je vous conseillerai de me choisir comme partenaire pour cette mission. Plusieurs autres soldats seraient capables de vous épauler. Braun… Hoover… Ils sauraient tenir leur rôle d’infiltration. Mais si c’est l’infiltration des rangs français que vous voulez, je suis clairement le plus à même de vous être utile. Vous le savez, je parle français. Je connais le terrain et la géographie des lieux. Je connais aussi le chef des résistants. J’ignore où est sa planque mais nous pourrions réussir à la débusquer si nous parvenons à gagner sa confiance… »


Livaï se redressa. Il alla s’assoir dans le fauteuil en bois dont l’assise était réhaussée d’un velours rouge sombre. Il croisa les jambes tout en faisant face à son supérieur.

« Qu’entendez-vous par «  déjouer une branche de la résistance » ? Que ferons-nous des résistants ? La mission peut s’avérer plus ou moins délicate en fonction de vos intentions. Si ce n’est que pour les supprimer rien de plus facile… Mais je ne pense pas que ça soit dans vos intentions, n’est-ce pas Major Erwin ? »


Livaï pencha légèrement la tête sur le côté alors qu’il continuait de prendre la parole.

« Vous voulez en faire vos prisonniers ? Vous voulez leur sous tirer des informations j’imagine…  Pour les capturer vivant il nous faudra obligatoirement leur confiance. Ça sera une mission longue….. »

Il attendit un moment avant de se décider d’ajouter une dernière question. Une question qui, pour lui, revêtait une importance capitale

« Certains résistants ont des familles…. Que comptez-vous faire des femmes et des enfants ? Les gosses ne peuvent pas être prisonniers de guerre, les statuts nous l’interdisent…. »

Qu’allez alors devenir Mikasa et Eren ? Fusillés sur place en toute illégalité ? Mais ce que le Reich ne sait pas ne peut lui faire de tors…. Surtout si l’on vient à apprendre que les deux gamins ne sont en fait que des juifs fugitifs d’un camp de concentration. Il y allait donc se poser la question de savoir qui les avait aidé à fuir…. On allait remonter la piste jusqu’au soldat en charge de leur déportation et le nom du Caporal Livaï Ackerman n’allait pas tarder à s’étaler en grosse lettres dans un des dossiers de condamnés à mort qui formait une pile épaisse sur le bureau du major qui lui faisait face…


     

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MessageSujet: Re: Double Je.... || Ft. Erwin Smith ||    18/5/2017, 20:34

DOUBLE JE...


feat. Livai ♥


Erwin savait d’expérience qu’il fallait se méfier des personnes discrètes plus que de celles qui fanfaronnent. Afin de protéger ses arrières et celles de toute sa caserne, il faisait en sorte d’en savoir le plus possible sur chaque soldat pénétrant les lieux, plus il en savait sur les gens, plus il pouvait agir en conséquence et aviser en cas de problème.

Mais il restait quelques zones d’ombre qui planaient au dessus de quelques uns... Autant il en connaissait certains sur le bout des doigts, soit parce qu’ils pensaient ainsi se rapprocher de leur major en lui racontant toute leur vie, soit parce qu’ils étaient souvent repris par leurs supérieurs car ils étaient indisciplinés. Mais d’autres soldats étaient d’une discrétion qui attirait l’attention du blond. Il ne voyait jamais cela d’un très bon œil.

Le caporal Livai faisait partie de ces zones ombrageuses, il était là depuis un certain moment mais c’était la première fois qu’il entendait le son de sa voix. A première vue le soldat était tout à fait respectable, autant de par sa stature parfaite que l’image qu’il renvoi. Ses hommes ne sont à l’origine d’aucun débordement et il a été reconnu comme de bonne efficacité. Rien à lui reprocher, rien de trop... Et c’était bien cela le problème.

Ils étaient une environ dizaine sur le petit millier de personnes actuellement à la caserne et il les avait tous vu les uns après les autres pour leur poser ces mêmes questions. Aucune n’était posée avec innocence, il y avait toujours une raison à ces questions, que ce soit en rapport avec la mission qu’il s’apprêtait à mener, ou quelque chose de plus...subtile, permettant au major de mieux cerner la personne en face de lui.

Et Livai était le dernier, et non le moindre, à vrai dire, il était celui qui intéressait le plus Erwin.

-Je n’ai ni femme, ni enfant…. Aucune famille, aucune attache, aucune excuse.


Le blond hocha légèrement la tête avant de prendre son stylo plume pour l’indiquer sur le dossier afin que cette question ne soit plus posée. La fin de sa réponse l’interpella d’ailleurs, il en aurait presque sourit. Il savait que certains soldats profitait de l’excuse de la famille pour tenter d’échapper à certaines missions, mais Livai ne semblait pas de ce bord, au contraire, ses mots laissaient à penser qu’il était totalement ouvert à faire tout ce que son supérieur pourrait lui demander. Une dévotion sans limite n’est-ce pas ?

Erwin garda ce détail dans un coin de sa tête afin de pouvoir passer à la suite. Une question pratique.

Rares étaient les soldats qui pouvait se targuer de pouvoir parler deux langues quasi-couramment. C’était déjà bien s’ils arrivaient à parler un allemand correct... Cependant, suivant leurs régions d’origine certains pouvaient parler russe, français, flamand ou encore italien... C’était très pratique, mais aussi très dangereux...A double tranchant.

-Je sais parler français, Major.


Erwin compris tout de suite les quelques mots prononcés, lui-même sachant parler français. Il était loin d’être bilingue mais s’il était lâché au beau milieu de Paris il saurait facilement se faire comprendre et comprendre les autres. Pour lui, il était évident que des connaissances en stratégie et en combat ne seraient pas suffisantes... C’est pour cela qu’il s’était forcé à prendre des cours afin d’enrichir sa culture pendant des années, apprenant l’histoire, la géographie, les mathématiques et les langues à un niveau plus poussé que ses camarades.

Si les mathématiques ne restaient pas son fort du tout, au contraire, il s’était presque passionné pour l’apprentissage des langues étrangères qu’il trouvait très intéressantes et jolies. C’est ainsi qu’il pouvait s’enorgueillir de parler un français de base et un russe assez poussé. Il avait aussi quelques bases en anglais... Mais il avait toujours fait en sorte que personne ne sache qu’il maitrisait ces langues, cela lui ayant permis plusieurs fois d’être témoins de conversations censées rester secrètes entre personnes ne voulant pas se faire comprendre. Pas de chance.

-Ma mère tenait une épicerie. Avant que ne débute la guerre, il m’arrivait de devoir passer la frontière pour faire affaire avec une épicerie française.

-Très bien.


Le blond hocha à nouveau la tête pour noter les informations que son subordonné lui apporta, il n’eut pas besoin d’en demander plus vu que ce dernier semblait savoir ce qu’il attendait. Il était décidément intelligent celui là.... Plus que le précédent soit dit en passant.

La question suivante était la plus importante pour Erwin, et il ne lâcha pas des yeux son vis-à-vis afin d’analyser aussi bien ses réactions que ce qu’il allait bien pouvoir lui répondre. Ce dernier semblait réfléchir à la chose, il le laissait prendre le temps nécessaire lorsqu’il s’approcha du bureau. Ses yeux bleus ne le lâchaient pas une seconde tandis qu’il se pencha un peu sur le bureau afin de se rapprocher du major. Il avait bien du courage en plus de cela.

-Je vous conseillerai de me choisir comme partenaire pour cette mission. Plusieurs autres soldats seraient capables de vous épauler. Braun… Hoover… Ils sauraient tenir leur rôle d’infiltration. Mais si c’est l’infiltration des rangs français que vous voulez, je suis clairement le plus à même de vous être utile. Vous le savez, je parle français. Je connais le terrain et la géographie des lieux. Je connais aussi le chef des résistants. J’ignore où est sa planque mais nous pourrions réussir à la débusquer si nous parvenons à gagner sa confiance…


Erwin ne perdit pas un seul mot de sa tirade alors que son regard semblait plus déterminé que jamais... Le blond se relâcha un peu pour laisser son dos reposer sur le dossier de son fauteuil tandis que l’autre pris place sur le siège en face de lui, sans y être invité. Erwin ne s’en formalisa pas, il avait son approbation silencieuse alors qu’il croisa les jambes à son tour en le regardant, totalement intéressé par ce qu’il venait de dire...

-Tu connais le chef des résistants ? C’est une information que tu comptais garder encore longtemps pour toi ?


Un léger sourire étira ses lèvres, ce n’était en rien un sourire de sympathie, mais juste le signe que la suite allait beaucoup le distraire.

A savoir maintenant si le caporal était sérieux, ou s’il n’était pas simplement en train de bluffer afin de mettre toutes les chances de son côté afin d’être choisi. Erwin ne donnait pas trop de crédit à ses propos, il les enregistrait dans un coin de sa tête sans pour autant prendre ces informations pour acquises, il ne croyait que ce qu’il voyait de toute façon.

-Qu’entendez-vous par «  déjouer une branche de la résistance » ? Que ferons-nous des résistants ? La mission peut s’avérer plus ou moins délicate en fonction de vos intentions. Si ce n’est que pour les supprimer rien de plus facile… Mais je ne pense pas que ça soit dans vos intentions, n’est-ce pas Major Erwin ?

Le sourire du major s’agrandit légèrement, un peu de plus et il aurait pu rire. Evidemment que ce n’était pas les supprimer qu’il voulait, cela ne serait d’aucun intérêt et ce serait franchement crétin... Finalement, le blond se permis de reprendre son cigare délaissé plus tôt, il le ralluma pour pouvoir en profiter, laissant la parole au caporal dont la langue se déliait peu à peu.  

-Vous voulez en faire vos prisonniers ? Vous voulez leur sous tirer des informations j’imagine…  Pour les capturer vivant il nous faudra obligatoirement leur confiance. Ça sera une mission longue… Certains résistants ont des familles…. Que comptez-vous faire des femmes et des enfants ? Les gosses ne peuvent pas être prisonniers de guerre, les statuts nous l’interdisent…


Erwin attendit un certain temps avant de répondre, crachant un nuage de fumée qui se dissipa rapidement.

-Je ne compte pas les supprimer en effet, je ne suis pas un sauvage –ou un idiot. Ce genre de personnes nous seraient bien plus utiles vivantes... Et de notre côté. Mais bon je ne pense pas que l’ont puisse rallier des résistants à notre cause. Par contre on peut faire en sorte qu’ils fassent ce qu’on attend d’eux...

La manipulation, c’était un art auquel Erwin aimait s’adonner, parce que c’était amusant, et que cela portait toujours ses fruits. Mais cette fois, cela serait quelque chose de plus grande envergure... Parce que l’armée en avait besoin, l’Allemagne en avait besoin...et lui aussi, parce qu’il s’ennuyait.

-C’est là qu’arrive cette histoire de confiance dont tu parles... On ne va pas les capturer par contre, ce serait trop compliqué...mais s’infiltrer c’est possible... Et une fois qu’on les a dans la poche, nous leur donnons de fausses informations et ils s’enterrent tous seuls... Un jeu d’enfant.

Enfin, ce n’était pas réellement aussi facile dans la pratique, mais sur le papier ce plan tenait debout. Il suffisait de s’entourer des personnes capables de berner tout le monde... Et c’était bien pour cela qu’il triait sur le volet une poignée de soldat, ceux qu’il pensait les plus à même de se fondre dans la masse... Comme ils étaient peut-être ne train de le faire ? Qui sait.

-Enfin, cela n’est qu’un plan parmi tant d’autres, j’en ai plusieurs sous la main, et cela dépendra des personnes que je prendrais avec moi... D’ailleurs... Tu as l’air motivé pour cette tâche, j’imagine que tu n’as plus rien à perdre...N’est-ce pas ?

Trop rares étaient les personnes suicidaires au point de se porter volontaire pour un plan du major, à vrai dire, c’était d’autant plus louche que tout le monde savait à quel point ses idées bien qu’ingénieuses étaient périlleuses.

Le cigare du major comme leur conversation touchaient à leur fin. Il l’écrasa finalement dans son cendrier avant de lever une dernière fois les yeux vers le caporal. Il lui indiqua d’un mouvement de tête qu’il était libéré et attendit que la porte se referme pour se lever et sortir la dizaine de dossiers... Il savait déjà qui prendre avec lui...

Erwin attendit le lendemain matin pour convoquer à nouveau les cinq soldats qui allaient l’accompagner. La nuit portant conseil, il avait passé une bonne partie de la soirée à relire ses rapports pour être s$ur de son choix, mais ce dernier n’avait pas changé, il s’était simplement confirmé.

Il était assit dans son bureau alors qu’ils faisaient tous leur entrée petit à petit, gardant un salut parfait jusqu’à ce qu’ils soient tous les là et qu’il les autorise au repos. Erwin se leva et les regarda un à un.

-Hoover, Braun, Bodt, Kirchstein et Ackerman... Vous allez préparer vos affaires afin d’être prêts à partir ce soir.


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MessageSujet: Re: Double Je.... || Ft. Erwin Smith ||    22/5/2017, 09:47


   
Double Je…..
feat. Erwin Smith

   
Livaï Ackerman n’avait jamais été le genre de garçon à attirer l’attention sur lui. Bien au contraire. Plus il pouvait se faire oublier et mieux il se portait. C’était déjà comme ça lorsqu’il était à l’école et ça avait demeuré quand il avait commencé à être enrôlé de force dans l’armée. Le pays étant en guerre, tous les hommes en Age de prêter main forte au Reich avait été réquisitionnés. Une nouvelle qui ne l’avait pas réjoui mais avec laquelle il avait dû apprendre à composer.

S’il avait commencé ses classes au bas de l’échelle comme nombreux de ses camarades, il avait réussi à se creuser une place plus confortable dans la hiérarchie de son régiment. C’est sa rigueur, son travail et son allégeance sans faille – du moins en apparence – qui avait valu à Livaï de pouvoir se hisser au grade de Caporal.

C’était une place plutôt agréable plus lui. Il n’était pas exonéré de mission périlleuse mais il avait malgré tout un œil sur le commandement et les décisions importantes prises par ses supérieurs. Cela lui donnait toujours une longueur d’avance pour avertir les résistants français et faire échouer les plans de l’armée allemande. En agissant de la sorte il se rapprochait de son but secret qui était de sauver Mikasa et Eren impérativement !

Pendant qu’il répondait aux différentes questions du major, Livaï observait ses fait et gestes, essayant de trouver une faille ou une mimique pouvant trahir ses intentions. Est-ce qu’il s’agissait bien d’un interrogatoire en vue d’une prochaine mission ? Ou est ce qu’il s’agissait plutôt d’une sorte garde à vue où la moindre de ses réponses était analysée par Erwin en vu de pouvoir déceler les actes de trahissions desquels il se rendait coupable. Le caporal Livaï Ackerman était bien en peine de choisir…

Il sentit malgré tout l’étau se resserrer sur lui de façon gênante. Assis dans le fauteuil qui faisait face à Erwin, il essayait de conserver un visage impassible tout en le regardant reprendre son cigare et le porter à ses lèvres. L’odeur de la fumée acre qui s’en dégageait était insupportable. Cette volute blanche conférait une ambiance encore plus feutrée et mystérieuse. Dérangeante. Livaï se serait volontiers levé pour lui arracher le cigare des lèvres avant de le balancer par la fenêtre. Mais un tel acte n’aurait certainement pas arrangé ses affaires déjà bien compliquées.

Adossé à son siège, les jambes croisées dans une évidente attitude décontractée – trop peut-être même – Livaï écouta son supérieur après lui avoir expliqué les raisons nécessaires à son intégration pour cette mission d’infiltration. Chacun de ses arguments était recevable. Mais la vérité secrète de sa volonté à y participer ne serait en aucun cas prononcée. Eren… Mikasa…. Il ne pouvait évidemment pas les évoquer et il se contenta de passer sous silence leur existence

-Tu connais le chef des résistants ? C’est une information que tu comptais garder encore longtemps pour toi ?


L’information visait clairement à le déstabiliser. Le regard azur et perçant venait s’ancrer au sien pour ne plus le lâcher. Certains soldats auraient certainement chier dans leur froc sur l’intensité de ce regard interrogateur. Ils auraient certainement tremblés, sués a grosses gouttes et bégayés comme des abrutis. Mais Livaï, lui, ne changea rien de sa ligne de conduite. Si intérieurement c’était le chaos le plus complet, extérieurement il n’en laissait rien paraitre. Ca ne l’empêchait pas de s’insulter mentalement pour avoi laissé une information aussi capitale lui échapper. Crétin ! Abrutit ! Débile profond

Il prit une inspiration avant de poser chacun de ses bras sur les deux accoudoirs en velours rouge sang du fauteuil.

« Ce n’est une information secrète pour personne. Tout le monde sait que le chef de la résistance n’est autre que Mike Zacharias…. J’ai d’ailleurs établi un rapport à ce sujet au Commandant Pixis. Vous ne l’avez pas lu ? »

Et c’était vrai ! Livaï avait été forcé de faire ce fameux rapport même s’il avait été plutôt satisfait de constater que ce dernier avait jusqu’à présent moisi sur le bureau de Pixis. Ce commandant était bien moins redoutable et fin d’esprit que Erwin Smith ce qui avait permis, sans doute, à Mike de poursuivre ses méfaits sans se faire jusqu’alors attraper.

Une sorte de jeu de regard s’était tissé entre les deux hommes. Aucun ne voulait céder du terrain à l’autre. Si Livaï se savait observé par Erwin, il ne se cachait pas pour le transpercer de son regard d’un gris métallique et glacial en retour. Il essayait de sonder ses futures questions et les attentes de son supérieur. Il était parfaitement conscient qu’une grosse partie de son avenir – et de celui de Eren et Mikasa – se jouait en ce moment

-Je ne compte pas les supprimer en effet, je ne suis pas un sauvage –ou un idiot. Ce genre de personnes nous seraient bien plus utiles vivantes... Et de notre côté. Mais bon je ne pense pas que l’ont puisse rallier des résistants à notre cause. Par contre on peut faire en sorte qu’ils fassent ce qu’on attend d’eux...

Les sourcils fins de Livaï se froncèrent légèrement, accentuant le coté grognon que l’on se plaisait à lui donner

-C’est là qu’arrive cette histoire de confiance dont tu parles... On ne va pas les capturer par contre, ce serait trop compliqué...mais s’infiltrer c’est possible... Et une fois qu’on les a dans la poche, nous leur donnons de fausses informations et ils s’enterrent tous seuls... Un jeu d’enfant.

Ses mains se crispèrent un peu sur les accoudoirs en bois du fauteuil. Ne pas s’énerver. Garder son calme. Ne pas sauter par-dessus le bureau pour l’étriper. Cet homme n’est qu’un abjecte manipulateur ! Rien qu’en pensant à ce qu’il prévoyait de faire pour les résistants français, Livaï en avait la nausée. Perfidie et machiavélisme semblaient avoir été des mots spécialement conçus pour Erwin Smith

« redoutablement efficace. Je me réjouis de voir que vous avez déjà un plan relativement bien ficelé…. »

-Enfin, cela n’est qu’un plan parmi tant d’autres, j’en ai plusieurs sous la main, et cela dépendra des personnes que je prendrais avec moi... D’ailleurs... Tu as l’air motivé pour cette tâche, j’imagine que tu n’as plus rien à perdre...N’est-ce pas ?

Le caporal se redressa et déplia ses jambes. Il posa ses deux pieds à terre et écarta les genoux avant de s’accouder sur ses cuisses pour se pencher en avant. Son regard continua de sonder celui de Erwin avant qu’il ne hausse les épaules

« Plus rien à perdre dites-vous ? Connerie…. Vous pensez que parce que je n’ai pas de famille je peux être le client parfait pour une mission suicide ? Retirez-vous bien ça du crane, Major Ewin Smith. Je ne suis pas suicidaire. Il me reste encore à perdre la chose la plus précise en ce bas monde : ma vie…. »

Il remit debout et surplomba son supérieur de toute sa hauteur. C’était bien la seule façon qu’il avait de pouvoir le regarder de haut. Avec sa carrure impressionnante, Erwin Smith dominait Livaï de toute les manières possibles

« Je suis motivé par cette mission parce qu’elle me permettra de me sortir de ce trou à rat de régiment dans lequel je commence à sérieusement me rouiller. Je suis motivé parce que plus vite on écrasera les français et plus vite cette guerre sera bâclée. Je suis motivé parce que l’on m’a contraint à rejoindre l’armée et que ce n’est pas pour rester planqué à me faire chier. Mais ne dites plus jamais que je n’ai rien à perdre. Si c’est votre cas, grand bien vous fasse. Mais ce n’est pas le mien. »

La discussion prit fin quand le Major désigna la porte d’un signe de tête. Livaï ne se fit pas prier pour quitter la pièce et refermer la porte derrière lui. Un long soupire lui échappa alors que la pression accumulée sembla être évacuée. Cette discussion était intense sur le plan nerveux et il ne savait pas encore ce que cela allait donner ni sur quoi cela allait aboutir. Il ne le découvrir que le lendemain matin lorsque son nom fut cité pour une convocation chez son supérieur. Vêtu de son uniforme impeccable, il se dépêcha de rejoindre le bureau du Major qu’il avait quitté moins une journée auparavant

Cette fois, Livaï pu s’apercevoir qu’il ne s’agissait pas d’un entretien individuel. Ils étaient plusieurs hommes debout pour faire face au bureau de Smith. Livaï n’eut même pas besoin d’écouter pour comprendre tout de suite de quoi il en retournait

-Hoover, Braun, Bodt, Kirchstein et Ackerman... Vous allez préparer vos affaires afin d’être prêts à partir ce soir.


Magnifique…. Il allait devoir se farcir les quatre boulets en plus du major…. Ça allait grandement compliquer la tâche tout ça. D’autant plus que parmi les noms cités il n’y avait guère qu’en Marco Bodt qu’il avait une once de confiance. Hoover et Braun étaient de bons soldats mais pour une raison qu’il ne s’expliquait pas, Livaï ne leur accordait pas la moindre confiance. Il ne leur aurait même pas confié une de ses chaussettes… alors les savoir mêlé de façon si étroite au destin d’Eren et Mikasa ne l’enchantait que modérément. Quant à Kirschstein… son entement et son impulsivité en faisait un personnage pénible à supporter. Pas certain que Livaï aurait le sang-froid nécessaire pour l’encadrer. Au pire…. Il aurait une façon bien à lui de calmer les ardeurs du jeunes soldats pénible…

Il attendit que les quatre autre quittent la pièce sans pour autant bouger du bureau de son supérieur. Quand Marco fut le dernier à sortir, Livaï se déplaça pour fermer la porte derrière lui et donner ainsi un peu de confidentialité à la discussion qu’il s’apprêtait à avoir avec son Major

« Cinq…. Vous avez choisi cinq personnes pour cette mission censée être basée sur la discrétion et l’infiltration. Je suis curieux de savoir comment vous allez vous y prendre pour réussi à entrer dans la résistance française sans éveiller les soucpsons. »

Il soupira puis croisa les bras sur son torse. On regard le leva pour se poser sur le visage fermé du commandant

« Je n’ai sans doute pas mon mot à dire mais je n’approuve pas le choix de Reiner Braun et Bertholt Hoover. Ce sont des guerriers. Entre l’un qui a la force bestiale d’un animal et l’autre qui a la stature d’un colosse. C’est super pour passer inaperçu ! Ajouté à cela leur caractère insondable et indéchiffrable ! »

Il était conscient d’avoir déjà légèrement dépassé les bordes mais ça ne l’empêcha pas de rajouter

« Enfin… c’est vous qui savez. Mais venez pas vous plaindre si on va droit dans le mur à cause d’eux. Je vous aurai prévenu »


     

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Merci Erwin pour cette sign' so fab...
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MessageSujet: Re: Double Je.... || Ft. Erwin Smith ||    31/5/2017, 21:38

DOUBLE JE...


feat. Livai ♥

Erwin ne venait pas du coin.

Il était né à Kiel tout au sud de l’Allemagne avant que ses parents ne décident de déménager pour Berlin. C’est d’ailleurs là-bas qu’il fut embrigadé plus ou moins de force dans les jeunesses hitlériennes au début de son adolescence après que son père et ses maitres d’école lui aient tous bien bourré la tête des idées en vogue.

Son service militaire avait continué dans l’arrondissement de Markisch avant qu’il ne revienne à la capitale et ne monte en grade grâce à ses superbes compétences. Une fois la guerre débutée, les différents gradés dont il faisait maintenant partie furent disséminé dans le pays afin de garder le contrôle des troupes et c’était comme ça qu’il s’était retrouvé à la tête de la caserne de Stuttgart.

Ce ne fut pas facile pour lui d’arriver là-bas avec pour seule expérience que ses années d’armée, et il avait du faire preuve de beaucoup de force de caractère pour s’imposer parmi les soldats déjà présents et se faire obéir. Il devait à côté de cela essayer d’apprendre à connaître chaque personne sous ses ordres tout en faisant appliquer ce qu’on lui disait en haut. Ses deux premières années n’avaient pas été faciles, bien qu’il n’en montre rien à personne.

Mais maintenant, on pouvait dire qu’il était l’un des majors les plus félicités du Reich, et l’un des plus prometteurs. Il ne savait pas encore si cela était réellement un avantage, mais il savait s’en convenir, il n’avait pas le choix de toute façon.

-Ce n’est une information secrète pour personne. Tout le monde sait que le chef de la résistance n’est autre que Mike Zacharias…. J’ai d’ailleurs établi un rapport à ce sujet au Commandant Pixis. Vous ne l’avez pas lu ?

Les sourcils fournis du major se froncèrent un peu sévèrement, pas vis-à-vis de Livai, mais plutôt de Pixis qui a passé sous silence l’existence de ce rapport. Enfin, à coup sûr il l’a récupéré sans jamais rien en lire pour pouvoir aller boire sa gnole avec d’autres recrues dont rien ne pouvait étancher la soif...

Ce n’était pas la première fois qu’une telle chose arrivait, et cela ne l’étonnait qu’à moitié. Par contre, ça l’énervait pas mal, aussi bien le fait que ce vieillard ne prenne aussi peu au sérieux son travail que sa position, mais aussi qu’il pouvait mettre le major en position indélicate à cause de son incapacité à mener sa mission à bien.

-J’ai effectivement connaissance de son nom... Mais pas de ce rapport, de toute évidence. Mais considère que c’est chose faite.

Il ne va évidemment pas se gêner pour aller rendre une petite visite à Pixis afin de réclamer ce document O combien important pour la mission qu’il s’apprêtait à mener.

Enfin pour le moment il laissa cette affaire de côté, il ne devait de toute façon pas laisser voir une once de faiblesse à son subordonné qui ne cessait de l’observer depuis tout à l’heure, tout comme il pouvait aussi le faire. Il en avait déjà trop montré avec son exaspération passée, et il tâcha de conserver son masque d’impassibilité bien connu de tous. Manquerait plus que ses intentions se lisent dans ses yeux... Il n’était tout de même pas aussi faiblard. Et cela faisait bien longtemps que son regard ne laissait plus rien transparaitre, à croire que la seule émotion qui traversait la personne d’Erwin était la plénitude.  

Celui en face de lui était doué aussi dans ce domaine, avec son air constamment blasé accentué par ses sourcils fins et ses cernes marqués. Seulement, il sembla montrer un léger trait de colère après les propos du blond, ses sourcils s’étaient légèrement froncés, et ses mains serraient les accoudoirs du fauteuil, c’était léger, mais Erwin l’avait remarqué.

A vrai dire, ses propos avaient surtout été prononcés afin d’arriver à une réaction quelconque, il n’avait pas encore de plan définitivement arrêté, et de toute façon il n’en ferait pas la confidence à n’importe qui n’importe quand.

Mais finalement, la réaction du caporal était tout à fait humaine et normale, cela aurait pu être rassurant pour n’importe qui. Rares étaient ceux qui restaient de marbre ou se réjouissaient de la future mort d’autres êtres humains, même s’ils étaient des ennemis... Et à vrai dire, ce n’était pas du genre d’Erwin, s’il pouvait faire en sorte de seulement déjouer les plans des résistants, il serait tout aussi content. Il ne retrouvait aucun intérêt personnel à leur retirer la vie, et à faire souffrir leur famille.

Il leva la tête vers Livai qui venait de se lever afin de lui exprimer ce qu’il pensait après sa question. Visiblement, le jeune homme était téméraire, mais pas suicidaire. Un sourire étira ses lèvres, ce n’était pas pour le narguer, mais parce que ses propos faisaient écho en lui, il aimait terriblement sa façon d’être assez spéciale.

Finalement, Erwin congédia le caporal maintenant qu’il avait entendu et vu ce qu’il désirait. Sa décision étant déjà arrêtée, il attendit cependant le lendemain pour la rendre, et être vraiment certain de ses choix qui lui semblaient les plus judicieux, même s’ils étaient les plus dangereux.

Marco Bodt fut le premier à faire son entrée dans le bureau, il s’était fait tout petit et paniquait déjà d’avoir fait quelque chose de mal la veille. Sous ses airs de pas y toucher, le soldat en avait plutôt dans le cerveau et possédait bon nombre de connaissances culturelles qui pourraient être utiles. Il avait aussi de bonnes aptitudes physiques.

Il fut rapidement rejoins par Jean Kirchstein qui était connu pour être l’un de ses plus proches amis, Marco étant d’ailleurs une des seules personnes dans la caserne à supporter le caractère impulsif et parfois volcanique de Jean. Ce n’était pas une personnalité facile à gérer, mais elle était néanmoins intéressante, offrant un autre point de vue à chaque situation donnée.

Bertholdt Hoover et Reiner Braun firent leur entrée en même temps, mais c’était difficile de les voir séparés l’un de l’autre il fallait dire. Les deux soldats étaient dotés de force physique impressionnantes mais aussi d’un esprit combatif des plus poussés, ils étaient plus que de simples soldats, c’était des guerriers. Ils ont grandis non loin de la frontière russe, ce qui en fait des recrues de choix ayant été élevés à la dure.

Il ne manquait que Livai qui ne tarda pas à pointer le bout de son nez et à se placer aux côtés de ses camarades en une ligne parfaite devant le bureau du major dont la porte se referma.

Sans surprise, il leur annonça qu’ils étaient les cinq soldats choisis pour la mission quasi-secrète qu’avait organisée Erwin. Il ne leur expliqua pas de quoi il en retournait, gardant son plan pour lui encore un moment, seulement des recommandations quant à ce qu’il allait advenir de leur journée et des mois à suivre.

L’entretien ne dura pas bien longtemps et il pu congédier tout le monde, bien qu’un d’entre eux ne sembla pas vouloir partir...

-Cinq…. Vous avez choisi cinq personnes pour cette mission censée être basée sur la discrétion et l’infiltration. Je suis curieux de savoir comment vous allez vous y prendre pour réussi à entrer dans la résistance française sans éveiller les soupçons.

-Parce que tu pensais peut-être partir en tête à tête avec moi ? Sans compter que mes chances de m’infiltrer sont mortes et enterrées étant donné que mon visage n’est inconnu de personne au sein de la résistance. Cela aurait été une mission suicide plus qu’autre chose.


Il aurait eu bonne mine de se présenter devant ces gens qui devaient sans doute le reconnaître au premier coup d’œil. Pas qu’Erwin ait pris la grosse tête au point de se croire connu dans toute la France, mais il savait de source certaine que son nom était revenu plusieurs fois aux oreilles des résistants qui savaient pour la plupart à quoi le blond pouvait bien ressembler. Pas de chance pour lui, dans un sens. Mais c’était sans compter sur sa capacité à profiter de chaque situation en face de lui, chaque problème ayant sa solution.

-Je n’ai sans doute pas mon mot à dire mais je n’approuve pas le choix de Reiner Braun et Bertholt Hoover. Ce sont des guerriers. Entre l’un qui a la force bestiale d’un animal et l’autre qui a la stature d’un colosse. C’est super pour passer inaperçu ! Ajouté à cela leur caractère insondable et indéchiffrable ! Enfin… c’est vous qui savez. Mais venez pas vous plaindre si on va droit dans le mur à cause d’eux. Je vous aurai prévenu

-Et tu ne penses pas avoir toi aussi un caractère insondable et indéchiffrable ? Je ne pense pas que ce soit un argument qui m’empêche d’utiliser les meilleurs soldats de ma caserne. Sans compter que tu me les as toi-même proposé hier après-midi... Te serais-tu moqué de moi ?


Pas que le major ai choisi les deux garçons à cause de Livai, il les avait déjà présélectionnés avant, mais le fait de le voir contredire ses propres mots l’amusait beaucoup. Visiblement, la présence des deux garçons ne semblait pas arranger ses affaires, soit il ne les aimait pas, soit quelque chose d’autre le poussait à refuser leur présence à ses côtés.

-D’ailleurs j’ai effectivement parlé d’une mission d’infiltration mais je n’ai jamais dit que ce serait le cas de tout le monde, ni même que ce serait définitivement ce qui allait se passer. C’était juste une hypothèse parmi d’autres... Mais si tu veux savoir j’ai prévu quelque chose pour chacun de vous, et j’ai bien conscience des problèmes que tu soulèves par rapport à Hoover et Braun. C’est aussi pour ça qu’ils viennent avec nous...


Après tout, il n’y avait pas meilleure personne pour s’infiltrer que celles qui trompent déjà tout le monde. Chacune des personnes qui allaient accompagner le major était passée maitre dans l’art de contrôler son image, et c’était ça qui avait séduit leur supérieur. Il n’était pas dupe et il avait bien remarqué que chacun d’entre eux cachait un secret, il ne savait pas lequel ni l’étendue de ce dernier... Mais il était persuader que chacun de ces hommes avait quelque chose à cacher.

Erwin sorti son paquet de cigarette et s’en alluma une en regardant par la fenêtre, signe que la conversation était terminée. Le brun ne tarda pas à quitter le bureau et le major continua de souffler sa fumée nocive dans l’air. Il devrait quand même penser à réduire un jour...

La journée fut plutôt remplie pour le commandant des lieux qui termina lui aussi de préparer ses affaires et de donner ses dernières recommandations pour les soldats restant à la caserne. Son pouvoir était d’ailleurs délégué en son absence, et Shadis allait reprendre les reines de la caserne pour son plus grand plaisir... Erwin espérait seulement que tout se passerait bien en son absence, ce qui n’était pas garanti.

Les soldats devaient rejoindre la frontière alsacienne au plus vite, la région était en territoire allemand mais avec une forte pression française, c’était l’endroit le plus propice à ses plans. Pour se faire, ils voyageraient en voiture une bonne partie de la soirée jusqu’à un hôtel non loin qui leur servirait de «base» où ils pourraient être en sécurité vu qu’il connaissait très bien les gérants des lieux.

En attendant, une grande voiture fut amenée dans la cours de la caserne afin d’accueillir les cinq soldats et le major. Les hommes étaient d’ailleurs alignés parfaitement devant leur sac à dos préparé plus tôt et Erwin s’approcha d’eux et leur donna une pile de vêtements à chacun ainsi qu’une pochette.  

-Voici la tenue que vous devrez porter avant de partir, il serait préférable de ne pas afficher aussi visiblement votre appartenance à l’armée du Reich. Je vous ais aussi donner des nouveaux papiers à chacun : carte d’identité, permis de conduire et passeport. Je répondrai à vos questions dans la voiture.

Il les regarda un à un avant d’aller chercher lui-même son sac dans sa chambre et se changea pour revêtir une chemise blanche saillante ainsi qu’un pantalon en toile gris. Il ne manqua pas de cacher quelques armes sur son corps au cas où et retourna dans la cours pour déposer ses affaires dans le coffre. Il fit abstraction des regards interloqués vis-à-vis de son accoutrement bien différent de son uniforme habituel mais il ne s’en formalisa pas.

La voiture se remplie rapidement et il se mit au volant, pas besoin qu’un chauffeur en plus les accompagne. Il démarra une fois tout le monde installé et il jeta son mégot par la fenêtre tout en lançant des regards dans le rétroviseur, les bâtiments s’éloignant petit à petit.

-M..Major Smith ?

-Oui ?

-C’est normal que ces papiers ne soient pas à mon nom ?

-Tu veux peut-être que les gens remontent à ta famille en connaissant ta véritable identité ?

-Pas vraiment.

-Bon alors tu as ta réponse. Donc maintenant tu seras Paulo, et non Marco.


Le brun aux tâches de rousseur hocha la tête et fixa le petit carton dans ses mains avec la mine peu réjouie. Sans compter qu’une carte signifiant sa qualité d’infirmier était ajoutée au reste, il se demandait à quoi tout cela pouvait servir... Vu qu’il n’était pas du tout infirmier.

-Et vous...vous vous appelez comment ?


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