Attack on Titan Rpg

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 Je suis là... [PV Heichou]

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Major
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MessageSujet: Je suis là... [PV Heichou]   14/9/2017, 01:02

Je suis là...


feat. Heichou ♥

Ca faisait quoi...deux mois ? Peut-être plus, peut-être moins. Il avait finis par perdre le compte des jours depuis qu’il était dehors, derrière ces murs.

Il avait souvent voulu s’y trouvé, de l’autre côté, depuis qu’il était petit en fait... Mais il aurait voulu que ce soit d’une autre façon, dans d’autres conditions. Et puis, il aurait bien aimé que ce soit avec lui aussi...

Mais il n’avait pas choisi, il avait simplement subit. Un comble pour celui qui voulait tout contrôler. Mais il s’en était accommodé. Et maintenant, il sentait l’ivresse de son retour emplir chaque particule de son corps.

Lui-même y croyait à peine à vrai dire, mais c’était pourtant vrai, ils venaient tout juste de passer le mur qui les avait vu sortir il y a de cela une soixantaine de jours... Et ils avaient survécu tout ce temps en dehors de la sécurité –toute relative- qu’ils offraient.

Bon, s’il fallait être totalement objectif, ils n’étaient pas beaucoup à avoir survécus... Les premiers succombant à leur blessures par manque de soins, certains à la faim, d’autres se suicidant par peur de se faire tuer. Mais Erwin avait tout fait pour en garder le plus possible en vie, pour que la majorité ait la chance de rentrer.

Et il était intimement persuadé que personne ne s’attendait vraiment à leur retour, aussi bien les civils que les soldats, même ceux l’accompagnant y croyaient à peine. Même lui, avait failli perdre espoir.

Mais il pouvait compter sur le souvenir du sourire de Livai pour lui donner la force nécessaire pour tout affronter. Parce qu’il savait aussi que son absence devait rendre ce sourire encore plus rare... Et il refusait purement et simplement que cela arrive.

Livai.

S’il devait trouver qu’une seule raison à sa survie, ce serait lui. Parce qu’il voulait le revoir, le retrouver, le reprendre dans ses bras. Il misait tout sur le souvenir de sa peau contre la sienne, de son regard orageux le scrutant, de sa voix lui prononçant des mots d’amour à demi voilés derrière des flots de grossièretés.

Il avait échappé à une mort certaine pour vivre à nouveau à ses côtés, sans avoir la certitude que son caporal était encore vivant. Puisque son espoir avait aussi côtoyer la peur pendant ces deux mois à l’extérieur.

Aucun signe de vie de la part des autres, de la part d’Hansie, d’Eren, de Mikasa, d’aucun soldat, et donc pas de Livai. Peut-être qu’il faisait lui aussi partie de l’amas de corps dans la plaine... Il l’avait souvent imaginé, en refusant totalement d’y croire.

Pour lui, il n’avait pu que survivre, parce qu’il était le plus fort, le meilleur soldat, et parce qu’il l’aimait.

Et là, il savait qu’il allait le revoir. Il n’avait plus longtemps à attendre pour ça, ils devaient juste rejoindre la caserne, Erwin, et les quelques hommes et femmes qui étaient restés sous son commandement. Et son cheval aussi, seul survivant de la bataille. Il y en avait bien eu un autre mais il avait fini d’une bien triste façon au fond de leur estomac, c’était bien la première fois qu’il voyait Sasha grimacer face à un morceau de viande.

D’ailleurs, la demoiselle était bien à la traine au bout de la file, la pauvre, elle était à bout de force, et c’était seulement l’optique d’un merveilleux repas en arrivant qui lui donnait la force de bouger ses jambes pour monter la colline qui les séparait de leur Graal.

Erwin ralenti afin de la laisser arriver à son niveau et il passa sa main dans ses cheveux, chaleureusement.

-Aller, encore un peu de courage Sasha, on est presque arrivés...

Il lui fit un sourire encourageant, et attrapa son bras pour l’aider à gravir cette hauteur plus facilement. Un fois en haut, ce n’était plus qu’une question de minutes pour arriver, et certains soldats les apercevaient déjà au loin.

Sans soute sans y croire d’ailleurs, peut-être qu’on les prendrait même pour des usurpateurs, ou tout simplement des mendiants vu leur accoutrement... L’uniforme du bataillon d’exploration n’en avait plus que le nom...

Et Erwin d’ailleurs, il se demandait bien à quoi il pouvait ressembler tiens, avec ses cheveux et sa barbe trop longue, ses cernes et son corps amaigri. Ah, il aurait tellement aimé être sur son 31 pour les retrouvailles... Ce sera pour une autre fois.

Quelques soldats de la caserne s’avancèrent, et accoururent vers eux une fois qu’ils furent reconnus. Certains n’y croyaient pas, d’autres balbutiaient en pleurant qu’ils y avaient toujours cru. Mais ce n’était pas tellement ce qui intéressait le major pour l’instant, désolé les autres, mais il avait plus important à voir.

Et chance pour lui, un soldat était déjà partit pour avertir tout le monde, et notamment le caporal-chef qui était sans doute en train de boire un thé, ou de faire le ménage... Le pauvre jeune homme dû courir un peu partout pour mettre le grappin dessus...

-Ca...Caporal ! Ils sont...ils sont rentrés !!

Bon, il n’y avait pas mis les formes et la politesse qui était d’habitude de rigueur avec Livai, mais aux grands maux les grands moyens n’est-ce pas ?

Devant la mine emplie d’incompréhension de la part de son supérieur, il s’empressa d’ajouter :

-Dehors... ! Le maj...le major !

Le petit freluquet avait bien du mal à reprendre son souffle et parler en même temps, il se laissa tomber contre le mur une fois que Livai lui passa à côté, sans doute pour rejoindre les autres dehors, qui peinaient à avancer vu que tout le monde s’agglutinait autour...



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Caporal-chef
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MessageSujet: Re: Je suis là... [PV Heichou]   14/9/2017, 15:24


   
Je suis là...
feat. Erwin Smith

   
Le temps passant faisait partie des choses avec lesquelles Livaï avait dû apprendre à composer. Il lui avait semblé pourtant que le temps s’était arrêté depuis qu’il était revenu au mur sans Erwin pour l’accompagner. Il avait appris attendu. Il avait espéré. Il avait angoissé…. Et puis…. Il avait fini par se résigner.

Au départ, le Caporal Livaï collait une mandale à tous ceux qui prétendait que les « oubliés » ne reviendrait jamais. Il était dans le déni le plus complet. Il refusait d’accepter que ceux laissés pour compte sur le champ de bataille ne pourrait plus jamais revenir parmi eux. Il refusait…. Parce qu’ils étaient trop nombreux… Parce qu’il n’avait pas la preuve irréfutable qu’ils s’étaient belle et bien fait dévorer…. Parce qu’il avait l’espoir persistant de les voir revenir tous sains et saufs… Parce qu’il avait l’espoir tenace de le voir revenir lui…

Et puis les jours s’étaient écoulés. La vie reprenait très doucement son cour. Le choc de la dernière exploration avait laissé place à un souffle d’indignation parmi le gouvernement des murs. On crachait sur le drapeau du Bataillon d’Exploration que l’on qualifiait être une bande de sauvages juste bons à engraisser les titans. On vomissait des injures sur les incompétences de ce cops d’armée qui ne servait à rien d’autre que dilapider les taxes lourdement payées par le peuple. Autrefois glorifié et considéré comme des héros, les Explorateurs n’étaient plus qu’une bande de rebelles haït de tous…

Et pourtant, ils étaient toujours là, vivants. Lors de leur retour, les derniers membres de l’état-major du bataillon ne se résumaient plus qu’à deux personnes : Hansie Zoe et Livaï Ackerman… Et c’était sur leurs épaules que reposait toutes les fautes du bataillon. Des fautes desquelles ils avaient dû répondre lors d’un procès qui avait été extrêmement compliqué en vue des enjeux à défendre. La première de ses enjeux était Eren Jaeger. Hors de question de laisser le jeune shifter entre les mains des Brigades Spéciales. Il avait donc fallu trouver une façon de le mettre à l’abri du danger. Le second enjeu était la dissolution du Bataillon d’Exploration dont Hansie avait repris le commandement. Livaï et elle s’étaient battus jusqu’au bout pour éviter que ce corps d’armée ne soit disloqué et repartie sur les deux autres corps existants. Le dernier enjeu avait été la tête des responsables du massacre de la exploration qui avait couté la vie à plus de la moitié des hommes…. Une fois encore, Hansie et Livaï avait dû faire tout leur possible pour éviter de se retrouver les jambes dans le vide, pendus à une potence pour répondre de la mort de tous ceux qu’ils avaient conduit à l’extérieur.

Au cours de ce procès difficile, ils avaient pu compter sur le soutien sans faille de leurs soldats. Les valeureux rescapés du bataillon les avait soutenus, les avait aidés et épaulés de toutes leurs forces ce qui avait permis à tous de s’en sortir sans trop de dégâts. Livaï et Hansie ne furent pas condamnés à mort. Le bataillon ne fut pas dissolu même si leur exploration étaient suspendus jusqu’à nouvel ordre. Leurs missions ne se cantonnaient plus qu’à de l’aide à la populace et du soutien à la garnison… Pour la plus grande joie de Livaï….

Sur le plan personnel, Livaï avait dû apprendre à se reconstruire. Comme chacun de ses soldats, il avait perdu quelqu’un cher à son cœur. Il avait abandonné ce dernier derrière le mur. Erwin….. S’il s’était persuadé que son major était toujours vivant, chaque nuit passant ébréchait un peu plus cet espoir de le revoir un jour. Deux mois….. deux mois interminables que Livaï ne l’avait plus revu. Qui serait capable de survivre dans ce milieu si hostile pendant si longtemps ? Eren avait beau essayer de le rassurer en lui garantissant que Erwin était capable d’accomplir ce prodige, Livaï, lui, n’y croyait déjà plus…

La relation entre Eren et Livaï avait beaucoup évoluée en seulement deux mois. Tout avait commencé un soir alors que Livaï avait invité Eren à venir passer un moment dans ses quartiers. Leur complicité avait grandi. Ils se servaient mutuellement d’appui. Ils se soutenaient. Il s’empêchaient de glisser vers le désespoir et la tristesse…. Livaï avait trouvé en Eren un certain soutien qui lui manquait depuis la disparition d’Erwin. Oh, il n’y avait rien de comparable pourtant entre les deux hommes. La jeunesse innocente de l’un face à l’expérience et la maturité de l’autre. Les baisers sauvages et fougueux d’Erwin face à la douceur et à la timidité d’ Eren…. Qui eut cru que ce gamin si impulsif pouvait être si empathique ? Au départ, Livaï voyait Eren comme une sorte de pansement pour soigner son coeur souffrant de l’absence d’Erwin. Et puis, les jours et les semaines passants, il avait développé de réelles sentiments pour lui. Qui aurait pu le croire ? Certainement pas lui….

Erwin gardait toujours sa place dans le cœur du Caporal mais Eren avait réussi à creuser à la sienne et à s’y installer de façon durable. Livaï avait donc appris à accepter ces sentiments même s’il ne s’y était pas préparé lorsqu’ils avaient échangé leur premier baiser. Car c’était ça au départ. Rien qu’un baiser… Puis un autre…. Puis le reste…. Et puis voilà… Il s’était mis à l’aimer, ce gamin braillard et maladroit.

Assis à son bureau, Livaï était en train de regarder les derniers rapports de missions que lui avait fourni ses hommes. Une tasse fumante de thé était reposée juste devant lui et Livaï avait pris soin de glisser un carton dessous pour éviter de former une auréole sur son bureau impeccablement organisé. Un soupire lui échappa. Comme c’était monostome de superviser ces missions stupides…. Sauver un chat perché dans un arbre…. Quelle belle utilisation inutile de l’équipement tridimensionnel… mais c’était devenu le quotidien du Bataillon et c’était aussi la condition sinéquanone pour que ce dernier continu d’exister.

Un brouhaha se formait dans les couloirs et Livaï claqua la langue contre son palais dans cette mimique d’agacement typique dont il avait le secret. Ils étaient rudement bruyants aujourd’hui les soldats. Impossible de se concentrer. Le Caporal se leva de sa chaise, faisant grincer les pieds de cette dernière sur le paquet brute du sol abimé. Il allait se diriger vers la porte pour demander à tout le monde de la fermer, menace de coup de pied au cul à l’appui. Mais la porte s’ouvrit à la volé avant même qu’il n’eut le temps de l’atteindre. Un jeune soldat aux cheveux roux se présenta à lui, le souffle coupé et les joues rougies d’avoir du temps couru

-Ca...Caporal ! Ils sont...ils sont rentrés !!


Livaï le regarda de ses yeux tempétueux. Les sourcils fins se froncèrent alors qu’il approcha du jeune homme avec la peur de comprendre ce qu’il essayait de lui dire. Ce dernier sembla parfaitement interpréter la perplexité de son supérieur puisqu’il se précipita d’ajouter entre deux respirations saccadées

-Dehors... ! Le maj...le major !

Cette fois Livaï écarquilla les yeux. Le major ? Erwin ? Dehors ? De retour ? Le sang de Livaï ne fut qu’un tour alors que son cœur semblait manquer un battement. Il ne tarda pas une seconde de plus avant de se mettre à courir. Il passa devant le jeune garçon sans un mot, trop choqué par cette nouvelle qu’il avait tellement attendue avant de se résigner de de jamais la voir arriver.

Livaï courrait… Et les soldats s’écartaient sur son passage. Livaï s’élançait droit devant lui, ne prêtant même pas attention aux sourires qui illuminaient le visage de ses hommes. Des sourires comme il n’en avait plus jamais vu depuis leur retour. Des larmes de joie coulaient même sur les joues de certains soldats. Mais Livaï ne les voyait pas…. Obnubilé par une seule et unique chose : Erwin…..

Lorsqu’il sortit du bâtiment en courant, Livaï plissa les yeux par la lumière si vive du soleil qui l’aveuglait soudainement. Il s’arrêta de courir pour remarquer qu’un attroupement s’était formé une centaine de mètres plus loin. Livaï attendu et observa. Son cœur battait à tout rompre. Ses poings étaient tellement serrés que ses ongles, pourtant courts, s’enfonçaient dans ses paumes. Ses lèvres étaient scellées. Il n’osait y croire…. La… Parmi l’attroupement qui grouillait et qui jaquetait, Livaï reconnaissait la stature d’Erwin. Il le voyait, pour la toute première fois depuis deux mois.

Le Caporal avança. Ses pas étaient lents et son regard ne se détachait pas de la silhouette de son major. Il avait maigri, son visage était émacié et rongé par une barbe fournie qui débordait sur ses joues et son menton. Ses cheveux, longs et poisseux, lui donnait une allure que Livaï ne lui avait jamais connu. Ses yeux, si bleus et pétillants, semblaient plus sombres en raison des cernes opaques qui avaient pris place sur son visage angélique. Et pourtant, rien ne pouvait le tromper. C’était bien lui…. C’était bien Erwin…. Son erwin….

Quand Livaï arriva au niveau de l’attroupement, les soldats s’écartèrent spontanément pour former une sorte d’allée lui permettait d’accéder aux hommes survivants enfin de retour au bercail. Le regard de Livaï était froid. Mais son cœur battait tellement fort dans sa poitrine…

Lorsqu’il fut arrivé devant Erwin, Livaï leva la tête vers lui. Il aurait aimé lui sauter au cou. Il aurait aimé lui caresser le visage pour être certain de ne pas rêver. Il aurait aimé l’embrasser. Il aurait voulu pleurer dans le creux de son épaule. Respirer son odeur, sentir ses larges mains sur sa nuque….

Mais une certaine forme de paralysie l’empêcha de réaliser tous ces gestes que son cœur lui dictait de faire. Au lieu de ça, Livaï ne fut capable que d’attraper le col de la chemise dégueulasse de son major. Il tira dessus avec force pour diminuer leur différence de taille. Les yeux de Livaï se durcir et il ne put s’empêcher de se mettre à vociférer

« C’est seulement maintenant que tu reviens, toi ? Tu en as mis du temps putain !!!! Qu’est ce que tu as foutu bordel de merdre ! JAMAIS !!!!! Plus jamais tu me refais ça !!!!! JAMAIS TU M’ENTENDS ERWIN !!! »

C’était comme si le barrage derrière lequel Livaï avait enfermé tous ses sentiments négatifs venait de céder. Un flot discontinu de paroles s’échappaient de lui et il devait se retenir à grande peine de ne pas en coller une bonne à son Major

« Putain !!!!! Mais putain !!!! Je vous ai tous cru mort !!! J’ai voulu aller vous rechercher bordel ! J’y ai cru ! Et plus j’ai attendu et moins j’y croyais !!! Putain Erwin mais qu’est ce que vous avez foutu !!! Putain !!! »

Il finit par le lâcher avant de reculer de deux pas pour le regarder. Son corps tremblait…. Il était perdu et avait peur que tout ça ne soit qu’une chimère. La peur que la folie lui fasse voir des mirages… la peur de se réveiller pour s’apercevoir que rien n’était vrai…. Et finalement c’est d’une voix tremblant tout autant que son corps qu’il essaya de se rassurer

« Tu…. Tu es vraiment là ? »

Son regard presque suppliant s’accrochait au sien. Il s’approcha et attrapa les pans de sa chemise délabrée dans chacune de ses mains avant de poser son front contre son torse

« Tu es revenu…. »

     

_________________
Merci Erwin pour cette sign' so fab...
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