Attack on Titan Rpg

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 Présentation de Rukia Benikage

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Date d'inscription : 03/04/2018
MessageSujet: Présentation de Rukia Benikage   3/4/2018, 19:13

Rukia Benikage
©️ Jack the ripper-Fate apocrypha




Id card
PRÉNOM • Rukia
NOM • Benikage (pseudonyme)
SEXE • Féminin
ÂGE • 12 ans
GROUPE • Recrue
PERDU ?
ORIENTATION SEXUELLE • Asexuelle
PROFESSION • Nouvelle recrue



Physique


En règle générale, Rukia apparaît sous la forme d'une fillette qui était probablement adorable à l'origine, mais n'est désormais qu'un pâle reflet de ce qu'elle était autrefois. Quoi que loin d'être moche, le temps et les titans semblent avoir pris bien plus que ses parents et son innocence, laissant apparaître une ombre à la place. Une ombre qui ne partage plus que quelques traits familiers et ses yeux avec ce qu'elle était avant.

Rukia, plus généralement appelée Benikage par les autres se reconnaît avant tout par sa chevelure mi-longue prématurément blanchie. Le soldat qui la sauva de la maison en ruines où elle se trouvait indiqua en effet que la chevelure de l'enfant, autrefois noire de jais vira subitement au blanc en quelques jours. De même que ses sourcils. Devenant également beaucoup plus pale, la chair de la fillette est désormais pratiquement lunaire, son visage encore aux traits fins et délicats montrant deux cicatrices, situées respectivement sous son oeil gauche et sa pommette droite. Ses yeux autrefois d'un vert limpide sont désormais vert clairs et horriblement froids pour une enfant de cet âge. Bien qu'harmonieux, son visage est renfermé et inexpressif, même si elle peut sourire... Un sourire qui, en général met plus mal à l'aise qu'autre chose, ses yeux ne "bougeant" pas. Chose étrange, si ses cheveux et sourcils sont irrémédiablement blanchis, ses cils sont restés noirs, quoi qu'il faut se rapprocher pour s'en rendre compte.

Petite et en apparence fine, Rukia est la fillette la plus petite de sa génération de recrues du haut de son mètre trente cinq. De par son très jeune âge, elle n'a pas de poitrine (ou en tous cas très peu) et semble suffisamment frêle pour qu'on puisse se demander ce qu'elle fabrique dans l'armée. En effet, à la voir originellement, on pourrait croire que son corps est suffisamment maigre et fragile pour que la pression de son matériel de déplacement ne la disloque dès la première utilisation. En réalité cependant, l'enfant cache déjà beaucoup de choses... Comme par exemple le fait que si elle semble nager dans son uniforme, cela est surtout du au fait qu'elle en porte volontairement un trop grand. Le fait est que même si elle est loin d'être colossale, son corps est plus résistant qu'il n'y paraît. En réalité, si elle porte des vêtements amples, c'est pour cacher l'horreur derrière... Car les titans, quoi que ne l'ayant ni dévorée, ni démembrée d'une quelconque manière ne l'ont pas loupée. Le corps entier de la fillette n'est en effet plus qu'un puzzle de chair scarifiée, brûlée ou marquée de diverses manières, à tel point qu'en dehors de ses mains, de ses pieds et de son visage (balafres exceptées), les zone épargnées par l'horreur ne sont quasiment pas visibles sans se focaliser suffisamment dessus. On pourrait presque croire à une prisonnière de guerre ou une victime de torture, si ce n'était pas pour le fait que son sauveur l'a apparemment trouvée évanouie à demi enterrée sous les décombres de sa maison. A cause des dommages subis, les nerfs sensitifs semblent avoir été endommagés, l'enfant ne sentant la douleur (et phénomènes climatiques) que sous formes de vagues échos

En ce qui concerne sa tenue, Rukia en porte deux, en fonction de ses activités du moment. Une civile et une militaire.

Lorsqu'elle n'est pas en service, sa tenue se compose d'un haut à manches longues noir, d'un jean également noir et de bottes longues de la même couleur, mais avec des semelles rosées. Ses mains sont partiellement cachées par des bandages médicaux, ne laissant apparaître que ses doigts, les bandes remontant jusqu'aux avant-bras. Par dessus le tout, elle porte un énorme manteau noir à l'intérieur rouge, symbolisant son "nom de famille" qui se traduit littéralement par "ombre écarlate". Le bas du vêtement est cependant en lambeaux ce qui est peut être une bonne chose... sachant que sans cela, il recouvrirait la totalité d son corps jusqu'aux pieds ce qui serait gênant pour bouger. Chose étrange, elle est toujours armée, même dans la sécurité relative des baraquements : deux dagues d'acier noir et rouge sont en effet cachées sous son manteau, croisées au niveau de ses reins et peuvent être sorties au premier signe suspect autour d'elle. Faisant approximativement la taille de ses avant bras, ces lames sont apparemment étrangement légères et équilibrées, la fillette pouvant les manier sans aucun effort... Ce qui peut aussi laisser présager la force cachée sous ses vêtements. Le manteau est constamment sur elle par n'importe quel climat, l'enfant ne montrant jamais le moindre inconfort en le portant, ce qui prouve une fois de plus l'état dans lequel son corps se trouve.

Lorsqu'elle est en "service" (donc, en entraînement), elle porte la tenue standard de l'armée, composée entre autre d'une veste marron avec l'emblème du corps des recrues sur chaque épaule, la poitrine et le dos (deux épées croisées), d'un pantalon blanc, d'un haut à manches longues blanc et d'un "pagne" noir. Ses mains sont gantées, cette fois par des mitaines de cuir noire renforcées d'acier aux articulations et elle porte bien sur des bottes de combat réglementaires de l'armée. Cependant, ce qu'on remarque le plus en la voyant dans cette tenue, c'est le fait qu'elle semble "nager" dans ses vêtements, le haut, la veste et même le pantalon semblant au moins deux tailles trop grands. (D'où la ceinture qu'elle porte pour retenir le pantalon d'ailleurs). D'aucun pourrait croire que l'enfant était trop petite pour avoir un uniforme à sa taille, mais en réalité, elle a pris cette tenue pour être sure de cacher complètement son corps mutilé (de peur par exemple que la sueur rende son haut transparent) et accessoirement, être sous estimée par ses camarades afin de passer plus ou moins inaperçue.

En ce qui concerne sa gestuelle, Rukia est agile, rapide et silencieuse, pour ne pas dire introvertie. Elle est douée pour se cacher et semble être littéralement bâtie pour disparaître dans un recoin sombre sitôt qu'on la quitte des yeux. De par son comportement assez particulier, elle ne dégage aucune présence et semble littéralement faire partie de l'environnement, si bien que si elle ne fait rien, la chercher devient rapidement un casse-tête pour ceux qui ne la connaisse pas. Elle ne parle en plus pas, sauf si on s'adresse à elle et même si elle fait des phrases complètes (et généralement bien formées), sa petite voix est horriblement froide et sans intonation, semble perpétuellement ennuyée ou mélancolique. Elle ne semble au final s'animer que lorsqu'elle s'entraîne avec ses dagues, prend soin de ces dernières ou câline un corbeau, seuls moments où elle peut être vue en train de sourire.

Durant les entraînements, Rukia est étrangement agressive et horriblement agitée dans sa gestuelle. Il est rarissime de la voir au sol, préférant se poser le plus haut possible. Ses mouvements sont saccadés, mais tout de même précis et elle semble apprendre très rapidement, rien qu'en reproduisant ce qu'elle voit. Son agressivité est montrée par le fait que ses frappes sont orientées de telle sorte qu'elles sont censées mutiler horriblement en plus de tuer afin d'occasionner le plus de ravages possibles. Son petit corps manque certes d'endurance, mais elle ne se plaint jamais de fatigue et va parfois jusqu'à montrer une sorte de colère si quiconque a le malheur de lui conseiller de se reposer un moment. Elle semble à l'aise avec les épées d'entraînement, en dépit du poids supérieur de ces dernières par rapport à ses dagues, mais se fatigue tout de même très vite avec.


Caractère


Mystérieuse, sombre et mélancolique sont les premières choses qui viennent généralement à l'idée de ceux qui connaissent Rukia. Enfant très silencieuse et peu démonstrative au premier abord, même Keith Sadies, peine à réellement savoir ce qui traîne dans la tête de la jeune recrue, cette dernière semblant parfois flotter dans un océan de ténèbres... ou se noyer dans un néant émotionnel.

L'une des premières chose qu'on voit chez elle, c'est qu'elle ne supporte pas d'être touchée d'une quelconque manière. Bien que partiellement du à un fort complexe provoqué par son corps horriblement mutilé, il semblerait que ce soit beaucoup plus profond que ça dans la mesure où la fillette réagit avec une sorte de peur ou agressivité au moindre contact physique et ce, même pour une simple tape dans le dos. Si en plus le contact menace de révéler ses marques, même d'un simple millimètre, l'enfant peut carrément aller jusqu'à la violence physique, un bref écho de "rage" instinctive qu'elle a tendance à regretter ensuite.

D'une certaine manière, on peut se demander ce qui ne va pas chez elle, sachant qu'elle semble complètement perdue lorsqu'elle ressent des émotions un peu plus fortes que les autres. En dehors des contacts, la fillette est généralement douce, et calme, un peu trop d'ailleurs. Ce calme ressemble en fait plus à un manque complet d'émotions, se traduisant par un regard terne et le fait qu'elle semble presque imperméable aux doutes ou même à la pression. Aussi longtemps qu'on ne la touche pas, on peut lui hurler dessus, lui sortir les pires insultes ou même la menacer, mais elle ne se contentera que d'un regard éteint et pas du tout intéressé, mettant souvent mal à l'aise sans le vouloir.

En dépit de son comportement glacial, Rukia est généralement respectueuse envers ses supérieurs et peut même, à l'occasion, se montrer prévenante. Son corps mutilé l'a plus ou moins décidée à apprendre les premiers soins, chose dont elle n'hésite pas à se servir lorsqu'un de ses camarades se fait mal pendant l'entraînement. Si elle n'a aucun talent en tant que meneuse d'homme (et qu'elle n'a en plus aucune envie de l'être), elle est douée pour suivre les ordres et agir en synergie avec des équipiers. Elle montre d'ailleurs un important talent d'adaptation et d'improvisation, étant capable de gérer quasiment n'importe quelle demande. Si on combine cette caractéristique avec sa facilité d'apprentissage, la fillette semble avoir un potentiel particulièrement important... Quoi que sinistre.

Le fait est que son manque d'émotions lui donne une force de concentration importante, clairement au delà de ce qu'on attendrait d'une fillette de cet âge. Si sa force est moyenne et qu'elle manque actuellement d'endurance, sa capacité de concentration, son agilité due à sa petite taille et naturellement, sa quasi-imperméabilité à la douleur et au climat en font, une redoutable créature, dangereusement douée en infiltration et en potentiel assassinat. D'aucun pourrait penser qu'elle serait à l'aise dans les forces spéciales avec ce genre de compétences, mais la fillette n'est nullement intéressée par une telle affectation... et pour cause...

Rukia n'a virtuellement que peu d'ambition. Ses troubles émotionnels et sa santé physique font qu'elle n'attend que peu de choses dans sa vie, excepté une chose : tuer. Son objectif est clair, net et précis : tuer le plus de titans possibles.  Car si elle manque d'émotions, la fillette peut haïr. Et les titans sont la source de toute la haine qu'elle peut générer.

Les souvenirs de l'enfant sont certes horriblement morcelés et ses émotions détruites, mais elle garde tout de même certains souvenirs. Et le peu qu'elle garde sont suffisants pour savoir que tout ce qu'elle est maintenant est du aux titans. Non contents de mutiler son corps et son âme, puis de lui voler jusqu'à son identité, les titans ont, d'après elle, détruit absolument tout ce qu'elle pourrait désirer ou avoir. par conséquent, sa haine envers eux, en plus d'être compréhensible est particulièrement dévorante. Par conséquent, cette haine est doublement dangereuse car en dehors de sa vengeance, Rukia n'a aucun désir, plan ou même relation. La fillette n'a au final rien pour la retenir dans ce monde, excepté sa haine envers les titans et un désir partiellement refoulé de reprendre son coeur détruit. La pire tragédie dans son esprit est en fait qu'elle SAIT que sa quête la tuera d'une manière ou d'une autre, mais qu'elle n'en a rien à faire. Si un miracle lui permettait de survivre jusqu'à l'extinction complète des titans, elle n'aurait plus rien pour la retenir et disparaîtrait probablement. Et si elle poursuivait sa route comme si de rien n'était, les chances qu'un jour, la roue tourne et qu'elle "morde un trop gros morceau" sont si hautes que ça n'en est même pas drôle. Rukia sait qu'elle poursuit la mort, mais n'ayant rien d'autre dans la vie, c'est le seul et unique but qu'elle peut suivre actuellement. Ainsi, contrairement à la plupart des soldats qu'elle côtoie, elle n'a au final aucun espoir de voir la fin de cette guerre... et à moins que quelqu'un arrive à lui rendre son coeur, cela ne changera pas de sitôt. La phrase qu'elle osa d'ailleurs d'ailleurs répondre à un Keith Sadies médusé par une telle "insolence" (et plus tard horrifié en se rendant compte du vrai message) montre clairement ce trait de caractère d'ailleurs : "Pourquoi j'aurai peur ? Si je meurs, tant pis... il y'en a d'autres..."

Cela dit, il y a des moments où on pourrait avoir l'espoir qu'elle se réveille un jour. Son comportement étrange vis à vis des corbeaux (et autres animaux), entre autre. La fillette, bien que semblant incarner ce que la nature hait le plus (le vide) est paradoxalement l'être le plus proche d'elle. Sa seule présence semble attirer les corbeaux de la même manière qu'elle le faisait quand elle était petite, avant que les titans ne lui volent son coeur, si bien que même à l'entraînement, il n'est pas rare de voir une nuée de volatiles se poser sur un arbre pour l'observer. En dehors des entraînement, elle est souvent vue, câlinant un quelconque animal avec un minuscule sourire sur les lèvres, sourire qui pour une fois parvient timidement à se refléter dans son regard. Si elle est à l'aise avec tous les animaux, les corbeaux demeurent ses préférés, au point de parfois "jouer" avec eux quand elle le peut. Malheureusement, cela ne dure jamais très longtemps et sitôt séparées de ses amis, le vide émotionnel reprend presque immédiatement le dessus.

Au final, on peut dire que Rukia est en quelques sortes prisonnière de son propre corps, incapable de se libérer seule du vide dans lequel le choc de sa quasi-mort l'a enfermée. Bien que désirant sa liberté comme tout le monde, le moins qu'on puisse dire est qu'elle va avoir besoin de beaucoup, beaucoup d'aide... et de temps pour y parvenir...



Histoire


"Survivre" ne veut pas dire "vivre".

Une phrase qui reprend malheureusement que trop bien l'histoire de Rukia. Très peu de choses sont connues sur l'enfant. Même les plus élémentaires telles que son nom et son âge sont incertains. Tout ce qu'on sait sur elle, c'est qu'elle fut retrouvée grièvement blessée et couverte de sang par un membre du bataillon d'exploration, peu de temps après la brèche du mur Maria. Nul ne sait comment elle survécut pendant plusieurs jours seule. Même elle est incapable de le dire. Toujours est-il que sa famille parvint à survivre à la brèche du mur Maria pendant quelques semaines, vivant dans une zone isolée et ne furent mis au courant que trop tard du drame.

En dépit du prénom de l'enfant, sa famille ne faisait pas partie du clan asiatique. Plus probablement, l'un de ses grands parents avait un ami issu de ce clan et nomma sa petite fille ainsi par respect. Toujours est-il que l'enfant vécu une vie sans histoire pendant environ sept ans, sans le moindre problème ou malheur. Du peu qu'elle se rappelle, Rukia passait le plus clair de ses journées à lire, aider ses parents aux champs et jouer avec les animaux sauvages, n'ayant, même à l'époque, que très peu de contacts avec d'autres personnes. De par l'isolement de la ferme, elle vécut ainsi en petite sauvageonne les trois quarts du temps, grimpant aux arbres, plongeant dans la rivière à proximité ou, tout simplement, faisant un peu ce qu'elle désirait. Cela dit, même elle ignore si ses souvenirs sont réels ou pas. Tout ce dont elle se rappelle clairement, c'est ce jour maudit... cinq ans plus tôt. Un jour qui transforma son septième anniversaire en un véritable enfer.

Le mur Maria avait cédé depuis quelques jours déjà. Malheureusement, à cause de l'isolation de la ferme, la famille l'ignorait complètement et cela leur coûta cher. On n'a pas idée de la distance que des créatures aussi immenses que les titans peuvent couvrir en quelques jours. Ce jour là, tout avait si bien commencé... Et un seul titan, haut d'à peine cinq mètres suffit à tout détruire. La famille entière de l'enfant fut massacrée et elle-même fut laissée grièvement blessée. Une catastrophe qui rasa la totalité de la ferme, avec elle dedans. Ironiquement, ce fut d'être enterrée vivante qui lui sauva la vie, mais les dommages furent immenses. Lorsqu'un commando du bataillon d'exploration arriva, ils ne purent que voir une ferme en ruines... Mais quelque chose, quoi, nul le sait, attira l'attention de l'un d'eux vers les ruines.

Si on avait dit à l'homme qu'il trouverait une fillette de sept ans vivante au milieu d'un tel massacre, il ne l'aurait pas cru. Et pourtant, quelque chose attira son regard vers les ruines. Comme un instinct... Ou une odeur étrange. A tout hasard, il décida de déplacer quelques pierres... et tomba sur un petit corps dangereusement endommagé. Le choc le pétrifia un bref instant après quoi vint le doute. L'enfant était-elle seulement en vie ? La petite poitrine se soulevant à peine indiquait que oui, mais le soldat n'arriva pas à comprendre comment. Le corps était horriblement mutilé, ouvert à plusieurs endroits. L'un de ses bras avait été brisé par un bloc et le sang coulait encore de ses blessures. Et pourtant, elle vivait ? Cela dit, cela risquait de changer très bientôt : il n'avait rien pour soigner les coupures et le temps de retourner au mur Rose, la fillette serait surement morte. Il pris dès lors une décision lourde de conséquences. Une décision qu'il ne se pardonna jamais, même des année plus tard. Faute de pouvoir soigner les blessures, il sortir l'une de ses épées qu'il fit ensuite chauffer sur l'un des feux laissés sur le passage du titan. Avant que ses collègues, horrifiés n'aient pu l'arrêter, il commença à presser le métal chauffé à blanc sur les blessures, ce qui réveilla l'enfant. Le hurlement qu'elle poussa brisa pratiquement le coeur de certains d'entre eux, y compris son sauveur, mais ce dernier continua, mutilant encore plus le corps disloqué dans l'espoir de lui sauver la vie. Lorsque la douleur fut trop forte, Rukia perdit à nouveau connaissance, au grand soulagement de l'équipe. Malheureusement, les cris avaient attiré l'attention et le groupe dut partir en catastrophe. A leur insu, si cautériser les blessures avaient sauvé la vie de la fillette... Elle avait eu des effets imprévus...

Le groupe parvint en effet à rentrer au bercail sans trop d'encombres, probablement par miracle... ou pure chance. La fortune voulait-elle pour une fois protéger l'enfant qu'elle avait trahit ? En tous cas, leur accueil fut loin d'être triomphal. En effet, entre le corps horriblement mutilé et partiellement dénudé de l'enfant et surtout, le sang qui la recouvrait, beaucoup de témoins se firent rapidement des idées, sans compter que les esprits brûlaient encore suite à la perte du mur Maria. Fort heureusement, il n'y eut aucun accident et la fillette fut rapidement prise en charge par l'infirmerie. Hélas, lorsqu'elle sortit du coma trois jours plus tard... les effets de la cautérisation et des blessures subies montrèrent vite le bout de son nez... se traduisant par une mémoire horriblement morcelée. La petite Rukia avait oublié par mal de choses, à commencer par son nom de famille. Cela dit, beaucoup de cauchemars vinrent détruire ses nuits... et s'additionnant à la douleur, provoquèrent un horrible stress qui blanchirent subitement les cheveux de l'enfant. Le sang, les ténèbres et la douleur étant des visions parmi les plus fréquentes, la fillette commença par la suite à se faire appeler "Benikage". Un nom horriblement sombre et lourd de sens. L'infirmière s'occupant d'elle tenta de lui faire changer d'avis, mais en vain... si bien que le faux nom de famille rejoignit les registres officiels alors que l'enfant rejoignit la rue, comme tant d'autres avant elle, faute d'orphelinat. Chose qui naturellement, n'arrangea pas du tout son état.

Vivre dans la rue n'est déjà pas facile en temps normal, même pour les adultes. Pour un enfant, c'est encore pire. Mais une fille seule et en plus mutilée ? Rukia aurait pu guérir de son traumatisme, si on lui en avait laissé le temps. N'importe quoi aurait été meilleur que la rue, y compris un orphelinat. Hélas, c'était l'un des innombrables crimes du roi et la fillette en fit les frais. Son traumatisme, ancré par la peur constante, les regards, moqueries et autres expériences négatives n'aida nullement la jeune fille à s'en remettre. En un an, l'enfant de sept ans arriva à son insu à son huitième printemps, désormais froide et pratiquement sans émotion. Fort heureusement, sa vie de petite sauvageonne avait laissées quelques traces inconscientes. Traces qu'elle put mettre à profit pour manger et trouver divers abris. Par ailleurs, elle joignit un temps un groupe de sans-abris auprès desquels elle apprit des capacités moins... Légales, telles que le vol. L'un des adolescents les plus âgés alla même jusqu'à lui apprendre à porter, cacher et se servir d'un couteau, apparemment douloureusement conscient de tout ce qu'une fillette vivant seule dans la rue pourrait rencontrer.

Le district de Trost était certes loin d'être le moins vivable, mais faute de souterrains, trouver des lieux où dormir demeura compliqué. Sans compter que rien n'est jamais gagné dans ce genre de vie... De nos jours, la fillette a tendance à indiquer que sa vie n'était peut être pas infernale, mais était loin d'être confortable. De fait, elle fut même amenée à blesser sévèrement plus d'une fois, ou à risquer sa vie rien que pour trouver un lieu où dormir. Ce ne fut que lorsqu'elle tenta, une froide nuit d'avril, de se cacher dans un clocher que cette vie s'arrêta.

Mercer Frey, membre de l'équipe d'exploration n'avait rien de spécial. Un soldat de première classe, sortit vingtième de sa promotion plus de trois ans plus tôt et dont le seul fait d'arme connu était d'avoir été assez chanceux pour survivre à six missions sans être blessé. Son courage, souvent remis en question et sa manière assez... spéciale de gérer les crises ou situations à problèmes étaient peu orthodoxes et lui attiraient souvent des ennuis... Et beaucoup de culpabilité. Mais un fait d'arme, un an plus tôt, lui pesait douloureusement sur le coeur : Une fillette. Une fillette qu'il fut forcé de torturer pour lui sauver la vie, crime qu'il ne se pardonna jamais. Un crime qui le mit irrémédiablement en porte-à-faux avec le reste de son escouade, laquelle venait d'être massacrée lors d'une exploration mal terminée. Rien ne prédestinait l'homme à revoir la fillette. De fait, tout en lui désirait surtout ne jamais la revoir. Mais lorsqu'il vit une petite forme blanche tenter d'escalader un énorme clocher, son coeur cessa un bref moment de battre. Aucune protection, aucune sécurité ni aide. Juste un ou une enfant qui escaladait lentement une énorme tour, aidée seulement de ses mains et pieds. Le choc passé, son sang ne fit qu'un tour et bien lui en pris : l'enfant dévissa à cinq mètres du sol et il n'eut que le temps d'activer son matériel de déplacement tridimensionnel, bondissant de toute la vitesse de l'objet et parvenant à la rattraper à trois mètres du sol. Et lorsqu'il vit le petit visage, éclairé par la pleine lune... Sa première question fut de se demander si il y avait, quelque part un dieu qui essayait de lui faire passer un message... ou juste de se moquer de lui. La même enfant à laquelle il pensait... de nouveau dans une situation dangereuse et à nouveau, il était celui qui lui sauvait la vie ? Coïncidence ou complot divin ? Toujours est-il qu'il ne put que serrer l'enfant contre lui... avant de se rendre compte avec horreur qu'elle semblait presque effrayée par sa présence... ou plutôt, par le contact de ses bras sur elle. Est ce qu'elle se rappelait de ce qu'il avait forcé de lui faire ? Apparemment non, car il n'y avait aucune reconnaissance dans ses yeux verts. On aurait juste dit qu'elle... Craignait d'être touchée ?! Le choc de ce constat manqua de lui faire lâcher prise, mais il parvint à orienter sa trajectoire vers le toit le plus proche, posant ensuite la fillette sur les tuiles... où elle se lova immédiatement sur elle-même, aussi loin de son sauveur possible. Sentant une pointe de panique glacée se planter dans sa poitrine à l'idée de diverses raisons pouvant justifier un tel comportement, Mercer s'approcha lentement de sa "protégée", les mains bien en évidence, imitant presque inconsciemment les mouvements qu'il ferait en approchant un animal sauvage. S'arrêtant à une distance suffisante pour toucher l'enfant, mais ne levant pas les mains dans sa direction, il lui demanda ensuite doucement si elle allait bien... essayant de ne pas grimacer en voyant le bras gauche dénudé de la fillette. Bras portant des marques horriblement familières...

Rukia ne sut pas vraiment comment réagir à cet événement bien sur... contrairement à ce que l'homme pensait, la jeune fille n'avait jamais été agressée. En tous cas, pas de la manière qu'il craignait. Sa crainte des contacts provenait en fait de deux choses différentes : montrer ses marques plus encore que la normale, mais aussi et surtout par "inconfort". La fillette avait depuis un moment pris conscience qu'elle ne sentait pas ou peu la douleur. Difficile de ne pas s'en rendre compte vue sa vie dans la rue et ses entraînements. Le problème était en fait qu'elle ne sentait absolument rien lorsque quelqu'un la touchait. Pas de chaleur, ni de froid ni même de sensation, excepté une étrange impression de malaise. Par ailleurs, les adolescents et quelques adultes du groupe dont elle faisait partie n'avaient naturellement pas hésité à lui indiquer que certaines personnes n'avaient pas "de bonnes intentions" et qu'elle devait toujours se méfier. Cela dit, l'inconnu aux cheveux roux devant elle lui rappelait vaguement quelque chose et une fois le premier choc passé, parvint à répondre à ses questions... même si elle put facilement voir que son manque d'émotions rendait son interlocuteur mal à l'aise.

Mercer quant à lui sentit son coeur se briser à nouveau à mesure que les minutes s'écoulaient. Bien sur, il savait que les blessures, la quasi-mort et la torture qu'il avait été forcé d'administrer à l'enfant auraient des effets secondaires. Lui et son équipe étaient présents lorsque la chevelure sombre de Rukia commença à pâlir, raison principale de leur dispute. Mais apparemment, les blessures psychologiques avaient été bien pires que ce à quoi il s'attendait. L'enfant face à lui était cliniquement en vie, mais rien qu'à la regarder dans les yeux, il eut l'horrible impression de parler à un corps animé par de simples instincts. Un corps sans âme. Et la culpabilité revint au galop, tous ses instincts hurlant en même temps. Il ne pouvait pas la laisser ainsi. Il devait forcément y avoir quelque chose à faire, n'importe quoi ! Malheureusement, il savait aussi qu'il ne pouvait pas adopter la jeune fille : L'engagement dans l'armée ne pouvait pas être quitté si facilement et il ne pouvait pas se permettre d'adopter un enfant alors que son travail pouvait le tuer à tous moments. L'idée d'adopter Ruki était certes tentante, mais d'après lui, il avait été suffisamment cruel avec elle par le passé... Pas la peine en plus de lui faire miroiter une famille, juste pour être probablement à nouveau orpheline quelques temps plus tard. Par ailleurs... il ne pouvait déjà pas la regarder dans les yeux à cause de sa culpabilité... alors prendre soin d'elle... Cela dit, il refusa d'en rester là pour autant et bien que la vie dans la rue pouvait être un excellent apprentissage, tout en lui voulait offrir de meilleure chances à l'enfant.

Bien que méfiante, les émotions détruites de Rukia firent qu'elle ne ressentait ni peur ou doute... Même si sa curiosité typiquement enfantine était toujours là, d'une certaine manière. Une conversation durant plus de trois quart d'heure commença, Mercer se contentant d'interroger sa petite protégée, cette dernière répondant laconiquement à ses questions, ignorant à quel point certaines de ses réponses tourmentaient l'homme. Mercer savait bien sur qu'il n'y avait aucun orphelinat dans les murs. Il savait aussi qu'après ce qu'elle avait vécu, être envoyée dans la rue était probablement la pire chose qui aurait pu arriver à l'enfant. Mais apprendre ce qu'elle était devenue par sa faute... Il n'était certes pas doué dans le rôle d'un psychologue, mais il savait lire entre les lignes : la fillette de huit ans n'avait aucune raison de vivre... et pire que tout, elle le savait ! Plus d'émotions, d'identité, ni même de famille... Et le pire, c'était que le peu de souvenirs qu'il lui restait ne laissaient pas d'ouverture... sauf peut être... Un éclat s'alluma dans les yeux bleus du soldat, ce dernier décidant une fois de plus de sauver la fillette, quitte à se damner encore plus. Elle avait besoin d'une raison de vivre ? Qu'à cela ne tienne ! Il commença à orienter la conversation vers les titans, essayant d'aider l'enfant à se souvenir de comment elle était devenue ainsi. De comment elle avait perdue son âme et de lui expliquer comment elle pourrait la retrouver. Si les émotions positives étaient détruites, les instincts étaient encore là. Et si à part la peur, il y avait bien deux émotions que les humains pouvaient aisément sentir par instinct, c'était bien la colère... et la haine. Lorsque l'homme mourut au combat, trois semaines plus tard, ses derniers moments ne furent pas passés dans l'horreur à prier pour sa vie ni à maudire les créatures... Mais dans l'espoir... Et la prière à n'importe quel dieu pour que la graine qu'il avait plantée dans l'esprit de sa protégée prenne racine... et la maintienne en vie assez longtemps pour que quelqu'un de plus méritant que lui parvienne à lui rendre son coeur. Une épée à double tranchant venait d'être forgée... Il ne restait maintenant plus qu'à attendre qu'un forgeron plus doué ne la reprenne et ne la change en sabre...

La haine était devenu un concept incompréhensible pour Rukia. Bien sur, elle avait plus ou moins des émotions. après tout, c'est quelque chose de primaire chez les humains. Mais son corps mutilé ainsi que son âme blessée rendaient de tels concepts complètement perdus chez elle. De simples échos, sentis très vaguement. De simples échos sans forme qui, généralement, ne provoquaient chez elle que détresse et incompréhension. Mais Mercer parvint à la guider là où il le désirait, insufflant une haine ardente envers les titans. Une haine ainsi qu'un vague désir. Un désir d'appartenance. Un désir de juste "être". Pour la première fois depuis un an, Rukia avait une raison de vivre. Une raison de continuer. Elle devint dès lors beaucoup plus prudente qu'avant et surtout, considérablement plus décidée à vivre et à combattre. L'adolescent se chargeant de l'entraîner à la dague ne put qu'être surpris devant tant de hargne à apprendre, habitué à un comportement beaucoup plus pragmatique. Cela dit, quand la fillette lui en expliqua les raisons, il fut partagé entre maudire le soldat pour son acte ou au contraire, vénérer son nom pour avoir donné plus de temps à l'enfant. Peu importe si cela avait été fait d'une manière négative et surtout dangereuse ; le jeune homme avait longtemps été tourmenté par des cauchemars. D'horribles cauchemars montrant sa protégée, si fragile,  être tuée ou se laisser mourir à cause de son manque d'émotions. Et ces cauchemars n'avaient pour l'instant plus lieu d'être... Il en porta le soulagement jusqu'à la bataille de Trost, où il fut parmi les innombrables personnes à rejoindre Mercer dans la mort.

Quatre années sont passées depuis. Quatre années dans lesquelles Rukia apprit diverses choses, que ce soit sur les titans que les murs, en passant par le maniement des lames. Portant à présent deux dagues sur elle en permanence, la fillette vient tout juste de rejoindre la 105e brigade d'entraînement, s'entraînant sous la férule de Keith Sadie. Maintenue en vie grâce à sa haine des titans, lesquels continuent à lui prendre de plus en plus, elle est désormais prête à tout pour participer à leur extinction, une minuscule partie d'elle continuant à espérer pouvoir reprendre son coeur pendant cette quête. Bien que la plus grande partie de son coeur demeure enfermée dans le néant émotionnel, il reste toujours un très très faible espoir qu'un jour, quelqu'un parvienne à achever l'oeuvre de Mercer, rendant son âme à sa petite protégée.

Les dés sont jetés et une quête commence. Une quête dans laquelle nul ne peut prévoir ce qui survivra... Ou sera détruit...



Derrière l'écran
PSEUDO • Benikage
SEXE • M
ÂGE • C'est un se-creeet

DOUBLE COMPTE ? • Nope
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MessageSujet: Re: Présentation de Rukia Benikage   19/4/2018, 00:08

Mince, je t'ai même pas souhaité la bienvenue, honte sur moi >.<
Donc bienvenue chez nous ! ♥️

Je vois que ta fiche est terminée, du coup je lis ça demain =)
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MessageSujet: Re: Présentation de Rukia Benikage   19/4/2018, 19:02

Merci pour l'accueil :).

En espérant que ma prés te plaise
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MessageSujet: Re: Présentation de Rukia Benikage   

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Présentation de Rukia Benikage
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