Attack on Titan Rpg

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 [ rp terminé ] A choice with no regrets | PV Erwin Smith |

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Caporal-chef
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MessageSujet: [ rp terminé ] A choice with no regrets | PV Erwin Smith |    13/3/2017, 09:30

A choice with no regrets


feat. Erwin Smith

J’ai rarement eut l’impression que la vie pouvait se montrer aussi cruelle qu’en cet instant. La Cinquante-septième expédition extramuros avait une nouvelle fois eut son lot de combats, de morts inutiles, de pleures et de crises en tout genre. L’accueil qui nous fut réservé dépassa de loin tout ce que nous avions redouté. Ça fait un moment que la populace n’accorde plus trop de crédit à nos escapades derrière les murs. Sans doute pensent-ils que c’est des vacances en villégiatures que nous nous offrons au frais de princesse…. Si seulement ils savaient ce qui se passe derrière ces murs épais. Ils n’ont pas idée… Même dans leurs pires cauchemars ils ne peuvent pas savoir ce que c’est qu’être au contact rapproché avec les titans. La plupart de ces gens qui nous critiquent se chieraient dessus dès qu’ils verraient un titan approcher… Et après ça vient baver sur les impôts trop inutilement dilapidés. Ils seront bien contents quand on aura fini par reprendre ce putain de Mur Maria ! Ça sera les premiers à se réjouir là où nous pleurerons, encore, nos camarades bouffés impitoyablement…

Cela fait déjà un mois que cette expédition a pris fin. Beaucoup de choses ont été mises à jour et beaucoup d’autres sont encore dans l’obscurité totale. La soudaine apparition du titan féminin a été une surprise pour beaucoup de monde. Pour ma part je m’y attendais… Pas sous cette forme là bien sure. Mais, mit au courant des petites confidences d’Erwin, je savais que nous allions nous heurter à un titan déviant comparable au colossal ou au cuirassé.  La perspicacité et le sens de déduction d’Erwin m’épatera toujours…. Je ne sais pas comment il en est arrivé à la conclusion qu’un traitre était parmi nous mais il s’était pas planté…. Non….C’est nous qui nous sommes viandés en beauté. L’enfoiré de titan féminin a réussi à prendre la poudre d’escampette et à nous filer entre les doigts ! Il s’en est fallu de peu pour qu’il nous enlève Eren

Point positif numéro un : On a la confirmation irréfutable qu’un traitre se cache parmi nous et qu’il a la capacité de se transformer en titan tout comme Eren. Et potentiellement comme le Colossal et le Cuirassé. En voilà une bonne nouvelle dites donc !

Point positif numéro deux : on sait que leur but est de capturer Eren ! C’est cool je suis chargé de sa garde rapprochée, à ce mioche, ce qui nous met, mon escouade et moi, en première ligne de front pour se frotter à ces titans redoutables. J’en jouirai presque de plaisir tiens….

Coté mauvaise nouvelle : on n’a absolument pas l’ombre d’un indice sur la personne qui peut se cacher derrière le titan féminin et ses deux bons copains… Ce qui fait qu’un sympathique climat de suspicion a commencé par s’installer dans le Bataillon d’Exploration. Tout le monde a peur de toute monde et redoute que son copain de chambrer ne vienne le bouffer une fois qu’il a le dos tourné. Pourtant c’est dans ce genre de moment qu’on devrait être plus solidaire que jamais. C’est pas manque d’essayer de le faire comprendre au soldat. Mais on ne peut pas leur en vouloir d’avoir les pétoches. Ils mettent déjà leur peau en jeu à chaque exploration alors si en plus ils ne sont plus en sécurité dans l’enceinte même des murs il y a de coin péter une case…

C’est tout cet ensemble de nouvelles choses qui a poussé Erwin à nous pondre un de ses nouveaux joyeux plans de sortir en dehors des murs. Officiellement, la 58em exploration extra muros aura pour but de commencer à tracer une nouvelle route permettant de relier le District de Karaness à celui de Shingashina pour contourner le District de Trost devenu inutilisable. Officieusement, cette expédition sera une nouvelle tentative d’attirer le titan féminin. Cette fois on ne cherchera pas à la capturer. On veut l’abattre et extirper la personne planquée dans sa nuque pour éradiquer une menace devenue trop importante.

Comme tous les plans d’Erwin, c’est une expédition plus que risquée durant laquelle plusieurs hommes vont encore perdre la vie…. Je le sais parfaitement et j’en mesure toute l’ampleur plus la date fixée pour le départ approche. Comme couvent dans les plans, foireux et fabuleux, d’Erwin, la prise de risque est gigantesque et les chances de réussites minimes. Rien ne garantit que cette salope va se montrer une fois qu’on sera le nez dehors. Par contre, les autres titans eux, ils ne vont pas nous regarder nous balader tranquillement. Ils vont accourir pour nous bouffer c’est une certitude. Dans de telles conditions, il n’est pas étonnant que je ne sois pas spécialement enthousiaste à l’idée d’aller me pavaner à l’extérieur du Mur Rose…

Et Pourtant….


XxxxxxxxxxxxX

La veille du départ


La tension est palpable. L’atmosphère est orageuse, presque électrique…. Quiconque serait venu se promener dans le QG du Bataillon d’Exploration aurait comprit que quelque chose de particulier était en train de se préparer. Les chevaux avaient été correctement soignés et leur sellerie vérifiée. Chaque soldat avait fait l’inventaire de son matériel et en avait assuré le bon entretien pour éviter une panne ou une défaillance technique sur le terrain. Les charriots, étaient déjà remplis de leur chargement. Les soldats étaient plus silencieux qu’à leur habitude. Le repas s’était presque passé dans un silence religieux et les mets fastueux qui avaient été servis aux soldats pour leur donner du courage n’avaient pas suffit à briser l’espèce d’omerta qui semblait sévir sur l’ensemble de la caserne.

Installé à une table à l’écart en compagnie des membres de son escouade, Livaï avait laissé son regard trainer sur l’ensemble des personnes présentes dans le réfectoire. Il y avait des visages qu’il ne reverrait plus dès leur retour. Des places allaient être vides sur les bancs en bois usé. Cette jeune fille blonde dont les cheveux été tressés se sera peut-être fait manger par un titan. Son nom ? Livaï ne le connaissait même pas… Elle n’était qu’une soldate parmi des dizaines d’autre. Et pourtant si Livaï lui en donnait l’ordre, elle irait mettre sa vie en jeu sans opposer aucune résistance. Le camarade à qui elle essayait pathétiquement de faire du pied discrètement sous la table vivait peut-être ses dernières heures. Ces deux-là allaient certainement s’embrasser dans un coin ombragé de la caserne tout en se promettant, sans vraiment y croire, de se retrouver une fois l’expédition terminée.

Que dire de cet autre soldat qui engloutissait sa miche de pain comme si c’était son dernier repas. Ou de ce garçon deux tables plus loin qui tremblait tellement qu’il arrivait à peine à tenir sa cuillère. Ils étaient tous de valeureux soldats. Demain, aucun de prendrait la fuite. Devant le fait accompli, tous rempliraient leur devoir. Mais la veille d’une Exploration était toujours un moment un peu particulier. Le moment où les soldats ne savaient pas s’ils devaient faire leurs adieux ou s’ils auront la chance de revoir leurs proches au prochain levé de soleil…

Et puis le regard de Livaï se posa sur une autre table à laquelle étaient installés les membres de la 104èm Bridage d’entrainement. Eren paraissait être serein. Ou bien cachait-il sa nervosité pour ne pas inquiéter ceux qui lui tenaient compagnie. Ackerman veillait jalousement sur lui, assise à sa droite et jetant des regards discrets à son « frère » qu’elle chérissait temps. Arlelt avait le visage crispé à demi dissimulé par sa tignasse blonde. Les autres ? Livaï ne les connaissait que de vu sans avoir jamais vraiment eut le temps d’apprendre à les connaitre ou d’avoir l’occasion de leur parler. Mais Eren ne tarissait pas d’éloge sur chacun d’eux. Visiblement, une forte amitié s’était tissée entre ces compagnons de galère.

Le Caporal arracha son regard de sa contemplation silencieuse. Pétra et Erd discutaient à demi voix d’un sujet duquel Livaï n’avait pas suivi un seul mot. Il tressauta légèrement quand il entendit qu’Erd l’interpella pour lui demander son avis. Le regard gris orageux du Caporal passa de l’un à l’autre de ses deux subordonnés avant qu’il le repousse sa tasse de thé vide et qu’il se mette debout

« Désolé, je ne vous écoutais pas…. Ne tardez pas à aller vous coucher »

Sans rien ajouter de plus il fit demi-tour et prit la direction de la sortie du réfectoire. Parmi toutes les personnes présentes, il y avait bien quelqu’un qui avait brillé par son absence….

Erwin…

Livaï le connaissait suffisamment maintenant pour savoir que la veille de ce genre d’exploration, Erwin était de loin la personne la plus tendue de tous. Beaucoup avait l’impression qu’il était une sorte de roc inébranlable et que son calme prodigieux forçait le respect. Mais Livaï, lui, savait que derrière cette image de maitrise de soi absolue se cachait en fait un désarroi inconsolable. Le désarroi d’un homme qui va envoyer ses camarades en enfer. Un homme qui porte sur les épaules tout le poids des morts accumulés par chacune de ses décisions macabres et pourtant justifiées. Un homme qui a l’impression d’être un monstre et pour qui la mort prendrait soudain des airs de délivrance face à cette vie devenue trop cruelle mais qu’il ne pouvait se résoudre à abandonner pour le bien de l’humanité.

Tout ça, Livaï le comprenait. Il était le seul à savoir. Le seul à deviner ce qui se cachait dans la tête du Major à la fois respecté et redouté. Il était le seul, aussi, à savoir un peu l’apaiser et le consoler. C’était dans cette idée que Livaï avait pris le chemin menant aux quartiers personnels d’Erwin. La lumière vacillante que l’on voyait distinctement filtrer à travers la fenêtre du premier étage indiquait que l’homme était dans son bureau. Probablement en train de vérifier encore et encore le déroulement de ses plans pour être certain de ne rien avoir laissé au hasard.

Livaï avança dans le couloir où il ne croisa pas âme qui vive. Ça l’arrangeait plutôt. Non pas qu’il avait quelque chose à se reprocher ou qu’il apportait un quelconque intérêt aux ragots de couloirs qui pouvaient véhiculer dans la caserne. Il s’en foutait. Mais il n’avait envie de croiser aucun autre visage à la mine déconfite. Celles qu’il avait vu au réfectoire avaient suffi à lui filer la nausée pour le reste de la soirée.

Arrivé devant la porte du bureau d’Erwin, Livaï leva sa main et frappa trois coups, chacun espacé d’un silence d’une seconde. Il était le seul à frapper de cette manière et c’était un moyen non avoué de signaler sa présence à Erwin avant même que la porte ne soit ouverte. Il attendit néanmoins l’accord de son supérieur pour pousser la lourde porte en bois et pénétrer dans la pièce où il trouva le Major à son bureau, comme il l’avait envisagé

« Qu’est-ce que tu fous encore ici ? »

Il referma la porte derrière lui et celle-ci émit un grincement caractéristique en pivotant sur ses gongs. Livaï avança jusqu’au bureau d’Erwin sur lequel s’étalait tout un tas de documents, de parchemins, de plumes et d’encriers. Un profond soupire échappa à Livaï qui regarda les différents documents et schémas stratégiques qui s’offraient à ses yeux

« Pourquoi tu te rends malade avec ces conneries là ? Tu cherches toujours à imaginer des plans B, C ou D pour qu’au final on finisse en roue libre à faire ce qu’on peut sans tenir compte du reste »

Ça aurait pu passer pour une critique acerbe mais ça n’en était pas une et Erwin le savait parfaitement. Livaï ne venait de raconter ce qui se passait lorsque le Bataillon était déployé sur le terrain. Malgré toutes les tentatives d’Erwin à échafauder des plans pour minimiser les pertes et les dégâts, il y avait tellement d’impondérables et d’inattendus survenant une fois à l’extérieur que rien ne se passait jamais comme cela était initialement prévu sur le papier.

Livaï contourna le bureau pour se rapprocher d’Erwin. Avec une certaine nonchalance, il s’assit presque sur le bureau sans tenir compte des documents s’y trouvant. Les bras croisés, il leva la tête et braqua son regard vers celui d’Erwin

« Tu n’es pas venu manger…. Les hommes auraient été rassurés de te voir parmi eux. Ça leur aurait donné du courage de se sentir embarqué dans la même merde que leur Major. »

Et cela aurait surtout permis à Livaï de s’assurer qu’Erwin ne restait pas seul dans son bureau, tourmenté par ses remords de devoir envoyer ses hommes à la boucherie. Il pensait sans se tromper qu’il n’était pas bon pour lui de rester enfermé ici avec sa solitude et sa tristesse.

«  Et arrête de tirer cette gueule putain. Je vais finir par croire que t’es résigné à te faire bouffer ! »

Sans mesurer le poids de son geste envers celui qui était son supérieur, Livaï attrapa la cravate lacet enroulée autour du cou d’Erwin et il tira dessus sans retenu pour le forcer à se pencher dans sa direction

« T’as pas intérêt à me faire le coup, Erwin ! C’est toi qui m’a entrainé dans cette merde, t’as pas intérêt à crever avant moi et à m’abandonner dans cet enfer-là ! »



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Merci Erwin pour cette sign' so fab...


Dernière édition par Livaï.A le 10/4/2017, 11:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ rp terminé ] A choice with no regrets | PV Erwin Smith |    15/3/2017, 00:51

A CHOICE WITH NO REGRETS


feat. Livai ♥
Il avait l’impression de passer à côté de quelque chose. De quelque chose d’énorme.

Cela faisait plusieurs semaines qu’il avait commencé à réfléchir à son plan, qu’il l’avait étoffé, que certaines parties étaient remanier. Il l’avait revu sous toutes les coutures, y apportant plusieurs annexes, plusieurs fins. Rien n’avait été laissé au hasard et c’était sans doute son plan le plus abouti depuis qu’il avait pris les reines du bataillon d’exploration.

Mais il était aussi celui qui était le plus dangereux. Aussi humainement que pour le reste de ses hommes, tout ça à cause du généralissime qui n’avait fait que d’ajouter un poids supplémentaire sur ses épaules.

Comme si la menace du titan féminin n’était pas suffisante, en plus de toutes les autres qui planaient à l’extérieur comme à l’intérieur des murs, il eut fallu que Zackley ne pose une épée de Damoclès au dessus de sa tête. Si jamais son plan ne s’avouait pas assez efficace pour tuer le titan féminin, c’était tout le bataillon qui allait en payer le prix fort.

La dissolution, pure et simple, avec tout ce que cela implique.

Sans doute que les meilleurs éléments allaient être intégrés dans les brigades spéciales, le reste des troupes dans la garnison. Et encore, certainement que plusieurs d’entre eux allaient tout bonnement se voir virer de l’armée pour incompétence. Mais le pire serait pour ceux tentant de se rebeller, connaissant ses hommes, Erwin savait que la plupart ne seraient pas d’accords. Là, c’était la pendaison en place publique assurée, pour faire l’exemple et éviter que des guérillas n’éclatent au sein de l’armée.

Et qu’adviendrait-il de Livai dans tout ça ? Il serait le premier à dire merde à tout le monde, et sans doute le premier à mourir. Peu importe qu’il soit le meilleur soldat que cette Terre n’ai jamais porter, de toute façon, ils étaient tous trop idiots pour se rendre compte des choses.

Rien que l’idée qu’il lui arrive quelque chose de tel le poussait à se surpasser pour cette mission.

Mais il était aussi bien conscient qu’il n’y avait pas que son caporal dans l’histoire. C’était le destin de l’humanité qui se jouait comme à chaque fois. Celui de ses hommes aussi, dont une bonne partie risque de le voir se faire faucher net. Son destin à lui aussi. Erwin n’oubliait pas pourquoi il était là, ce qui le faisait avancer. Il n’oubliait pas son objectif premier.

Le major ne manquait pas de motivation pour se surpasser. Il manquait juste de temps, de sommeil aussi. Cela faisait plusieurs nuits qu’il passait à ne quasiment pas dormir. C’était idiot de se fatiguer ainsi, surtout avant une expédition de cette ampleur. Mais plus rien d’autre ne comptais, il n’avait pas faim, d’où le fait qu’il avait délibérément sécher le repas de ce soir. Et puis toute cette histoire lui coupait définitivement l’envie d’avaler quoi que ce soit.

C’était le pire ces repas, goinfrer des gens pour la dernière fois, comme un porc avant que ce dernier n’aille se faire charcuter. C’était la sensation qu’il en avait. Comment pouvait il regarder dans les yeux ces jeunes qui croyaient en lui, alors que ce dernier les envoyait se faire tuer sans aucune hésitation ? Ha, parfois il avait l’impression d’avoir le pire job du monde.

Debout devant son bureau seulement éclairé d’une bougie, ses idées s’entrechoquaient, se mêlaient les unes aux autres. Il avait besoin d’une pause, son cerveau avait du mal à suivre après être resté enfermé toute la journée ici à lire et relire ses plans.

Et arrivant comme le messie, Erwin releva la tête lorsqu’il entendit cette façon si particulière de frapper à sa porte. C’était Livai, il n’y avait que lui pour le faire de cette façon, une méthode efficace pour le reconnaître. Il baissa à nouveau les yeux sur ses parchemins avant d’autoriser son entrée au caporal en chef.

-Qu’est-ce que tu fous encore ici ?

-C’est une question rhétorique je suppose ?


En temps normal, il aurait répondu sur le ton de la plaisanterie qu’il l’attendait bien au chaud le cul dans son fauteuil... Mais il n’avait pas spécialement la tête à rigoler pour le moment, c’était même tout le contraire. Mais sans doute qu’il aurait du se forcer, afin que Livai ne remarque pas son état...

Non, ça aurait été peine perdue. Le caporal était bien le seul à lire en lui comme dans un livre ouvert. Il captait tout de suite lorsque le blond laissait ses pensées s’assombrir, et il essayait sans cesse de faire en sorte qu’il aille mieux, tout en étant conscient de ne pas pouvoir soigner son cœur et réparer son âme. Il tentait seulement de lui changer les idées pour qu’il oublie un instant, qu’il vive un moment, à ses côtés, et il n’y avait qu’avec lui qu’il réussissait à penser à autre chose, à se soulager un tant soit peu, même si la douleur revenait une fois le caporal partit.

-Pourquoi tu te rends malade avec ces conneries là ? Tu cherches toujours à imaginer des plans B, C ou D pour qu’au final on finisse en roue libre à faire ce qu’on peut sans tenir compte du reste

-Certes, mais si un de mes plans peut sauver rien qu’une seule personne en plus... Je me dirai que j’ai bien fait de rester là une heure ou deux à y réfléchir...


Mais c’était bien ça le grand malheur de sa position. Il avait beau réfléchir à des plans différents, à se casser la tête pour deviner et comprendre ce qu’il pourrait bien se passer, finalement c’est toujours quelque chose de si improbable que jamais il n’avait effleuré cette éventualité, et donc... ils devaient simplement se débrouiller, réfléchir et aviser sur le tas. C’était bien la peine de faire tout ça en effet.

Mais ses plans avaient un côté rassurant, pour lui comme pour les soldats qui pensaient ainsi pouvoir maitriser leur destin et ce qui allait leur arriver. Un mensonge évidemment, une douce illusion pour tenter de voiler un destin macabre.

-Tu n’es pas venu manger…. Les hommes auraient été rassurés de te voir parmi eux. Ça leur aurait donné du courage de se sentir embarqué dans la même merde que leur Major.

-Quel courage ça peut donner de voir son major avoir l’appétit coupé tellement il n’est pas sur de ce qu’il va advenir d’eux... Tu sais que je n’aime pas ces repas...

Pour dire vrai, il les évitait comme la peste, même si parfois il était bien obligé d’y participer. Heureusement pour lui, cette mission était si important qu’il avait été tout pardonné, plus ou moins.

C’était plus par confort personnel et égoïste qu’il était resté enfermé ici. Ses plans, il les avait déjà lu et relu des dizaines de fois et il ne pouvait plus rien leur apporter, mais c’était une bonne excuse pour ne pas avoir à affronter ces mines déconfites, à supporter leurs regards plein d’espoirs, d’autres de désespoirs, en sa direction. Chacun cherchait à se rattacher à lui alors qu’il était celui qui les tuait indirectement.

-Et arrête de tirer cette gueule putain. Je vais finir par croire que t’es résigné à te faire bouffer !

Erwin n’eut pas le temps de répondre ou de faire quoi que ce soit qu’il fut tiré par le col pour être baissé en direction du visage du caporal, plantant ainsi ses prunelles grises dans les étendues bleues du major.

-T’as pas intérêt à me faire le coup, Erwin ! C’est toi qui m’a entrainé dans cette merde, t’as pas intérêt à crever avant moi et à m’abandonner dans cet enfer-là !

-Ce serait idiot... Si je meurs...comment je pourrais faire ça ?


Et il se pencha de lui-même pour poser ses lèvres sur celles de Livai pour un baiser assez chaste mais doux. Il se recula au bout de quelques rapides secondes avant de tirer sur les feuilles que le brun était en train de froisser avec ses fesses afin de les remettre en ordre comme s’il ne venait de rien se passer.

-Je pense être plus utile vivant que mort, alors tant que ce sera le cas... je vais rester avec toi. Cela te convient, caporal Livai ?

Le blond s’autorisa à jeter un coup à son vis-à-vis en attendant sa réponse, puis il prit place au fond de son fauteuil avec quelques feuilles qu’il relisait rapidement. C’était au moins la huitième fois, mais il était certain d’avoir encore oublier un détail, lequel ? C’était là toute la difficulté.

-Je me demande si ce ne serait pas une meilleure idée de-... Hm... non rien en fait laisse tomber...

Un soupir lui échappa. C’était un vrai casse tête que de composer des groupes qui tiennent la route, tenant compte des aptitudes de chacun et de la capacité à travailler avec les autres. Sans oublier la mission principale qui relevait d’un plan assez particulier, sans pour autant laisser de côté la mission annexe qui était de protéger Eren...

-En fait, tu devrais sans doute prendre Armin avec toi... Le petit est doué pour réfléchir. Si jamais il se passe quelque chose et que je ne suis pas avec toi il serait le mieux à même de te sauver, toi et tes hommes. Hansie peut se débrouiller...

Le major se releva pour prendre sa plume et barrer le nom d’Arlelt dans la colonne du groupe d’Hansie, afin de le rajouter à celui de Livai, remplaçant celui d’un autre soldat.
S’il pouvait assurer un peu plus la sécurité du caporal, qui était un atout plus que précieux pour leur armée, il n’allait pas se gêner.

-Tu en penses quoi ?

Il tendit la feuille en direction du brun, tâchant d’observer ses quelconques réactions.

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MessageSujet: Re: [ rp terminé ] A choice with no regrets | PV Erwin Smith |    18/3/2017, 00:07

A choice with no regrets


feat. Erwin Smith

Certains pouvaient penser qu’il était compliqué de cerner la personnalité d’Erwin Smith. Livaï lui-même avait mit beaucoup de temps avant de comprendre comment fonctionnait son Commandant. La relation de confiance qui s’était tissée entre eux ne s‘était pas faite du jour au lendemain. Il y avait eu de gros moments de crises, notamment à la naissance de ce qui allait devenir une amitié et plus si affinité….

La première fois que Livaï avait vu Erwin il lui avait pris l’envie irrépressible de lui cracher à la gueule ou de faire glisser la lame aiguisée de son couteau sur sa carotide. Le saigner comme un porc… Voilà ce que Livaï avait en tête lorsqu’on lui parlait de Erwin Smith qui, à l’époque, n’était pas encore le Major du Bataillon mais n’allait pas tarder à le devenir. Il le voyait comme quelqu’un en qui il n’avait absolument aucune confiance et cela était évidemment dû à son arrestation dans les bas fonds et au chantage odieux qu’il lui avait fait pour qu’il rejoigne son Bataillon de mes couilles !

Livaï se rappelait une fois qu’un soldat un peu paumé était venu le trouver en revenant d’expédition. Le pauvre gars venait de perdre son meilleur ami et il n’arrivait pas encore à accepter la nouvelle terrible de cette perte affreuse. Ce soldat avait demandé à Livaï comment et pourquoi il avait rejoint le Bataillon d’Exploration. Le Caporal aurait pu lui raconter toute l’histoire mais cela aurait suffi à lever le voile sur la personnalité très calculatrice de Erwin…. Alors il s’était contenté de lui dire qu’il avait fini par réaliser que sa place était là, au sein du bataillon où il pouvait se battre et être le plus utile pour l’humanité. Rares étaient ceux encore vivants qui connaissaient réellement les conditions dans lesquelles Livaï avait été recruté. En dehors du Major il n’y avait que son bras droit, Mike, qui devait être au courant. Même cette crasseuse de Hansi ignorait certainement tous des déboires ayant contraint Livaï à porter l’uniforme des ailes de la liberté.

Son envie de meurtre à l’encontre de Erwin était passée depuis bien longtemps, remplacée par une envie irrépressible de le protéger quoiqu’il advienne. Combien de fois les deux hommes s’étaient chamailler à ce sujet ? Livaï partait du principe qu’en tant qu’homme le plus fort de l’humanité ( et ce n’était pas là une façon de se vanter, il en avait rien à foutre de sa prétendue force ) il était de son devoir de protéger les autres, Erwin inclus. Erwin, lui, partait du principe qu’en tant que supérieur hiérarchique, il était de son devoir de protéger son meilleur élément. Finalement, à chaque fois que le sujet était remis sur le tapis, chacun d’eux campaient sur ses positions sans en bouger d’un iota

Le cul posé sur le bureau et les bras croisés, Livaï regardait le Major avec consternation. Il ne supportait pas de le voir tirer cette tronche là et il ne supportait pas non plus de savoir qu’il était enfermé avec sa culpabilité d’envoyer ses hommes au casse-pipe. Mais ce n’est pas comme si il avait le choix. Et ce n’était pas lui le fautif !

-Quel courage ça peut donner de voir son major avoir l’appétit coupé tellement il n’est pas sur de ce qu’il va advenir d’eux... Tu sais que je n’aime pas ces repas...

Evidemment qu’il le savait ! Il le connaissait par cœur, son major. Mais la remarque ne fit qu’agacer Livaï d’avantage et il fronça les sourcils sans lâcher Erwin du regard. Sa nonchalance ne faisait qu’accentuer l’impression colérique qui s’affichait sur le visage et dans l’attitude du caporal

« Quand t’auras fini de débiter de la merde tu pourras peut être repenser à ce que tu m’as claqué y a une paire d’années. C’est pas toi qui disais que rien n’était de ta faute mais de la faute des titans. Tu la ramenais bien à ce moment-là ! Et là je te retrouve tout déconfit, limite en train de chialer à l’idée d’envoyer les hommes en expédition »

Les mots étaient durs mais de la part de Livaï c’était souvent ainsi. Et Erwin le savait bien. Le caporal continua de le regarder tout en lui annonçant clairement le fond de sa pensée

« Arrête de te rendre malade et de tout prendre à ta charge. Tu es toujours en train de croire que tu es responsable de la mort de tout le monde. Alors soit c’est le cas et tu m’as bien menti et prit pour un con autrefois. Ou soit tu avais raison et les seuls fautifs dans l’histoires sont les titans ! Verdict, Major Erwin Smith ? Je me plait à croire que la première hypothèse est la bonne. Et toi ? »

Mais Livaï savait aussi qu’Erwin ne faisait pas exprès de penser de cette manière et qu’il ne pouvait pas non plus s’empêcher de porter sur son épaule le poids des morts qui s’était accumulés et au sommet desquels il se tenait debout presque narquoisement. Il savait que c’était son chemin de croix. Qu’il ne se passait pas une seule journée pendant laquelle Erwin ne se maudissait pas d’être venue au monde sur cette terre infernale où la mort rodait et où il lui suffisait d’un seul mot, d’un seul ordre, pour faucher la vie des braves soldats innocents qui n’ont rien fait de mal pour mériter tel châtiment.

Le baiser qu’Erwin posa sur ses lèvres surprit le caporal qui garda les yeux ouvert un instant avant de les fermer pour profiter de l’échange trop rapidement stoppé. C’était qu’un baiser tout à fait chaste et un peu trop fugace au gout de Livaï qui aurait préféré le prolonger en maintenant la nuque d’Erwin de sa main pour s’assurer qu’il n’allait pas interrompre l’échange trop vite. Mais Livaï n’avait pas bougé de sa position initiale qui consistait à avoir le cul sur le bureau et la main fermement serrée sur la cravate lacet nouée autour de son cou.  Il laissa seulement un claquement de langue agacé lui échapper quand Erwin se redressa et reprit le fil de la conversation comme s’il ne s’était rien passé. C’était à la fois frustrant et énervant. Livaï lui aurait bien collé le dessous de sa semelle au cul pour lui demander de ne pas le laisser en plan de cette façon là. Mais l’heure était trop grave pour s’adonner à des échanges plus charnels dans un bureau où n’importe qui pouvait faire irruption. Ça serait pas la première fois qu’ils se feraient choper mais la veille d’une expédition ça aurait pu être mal venu en fonction de l’individu responsable de l’intrusion…

-Je pense être plus utile vivant que mort, alors tant que ce sera le cas... je vais rester avec toi. Cela te convient, caporal Livai ?

La réponse de Livaï ne tarda pas à tomber

« Evidemment que ça me convient ! Nous avons besoin de tes plans tordus pour continuer à pouvoir avancer. »

Et il avait besoin de lui tout court mais il n’allait certainement pas le lui avouer à haute voix.

Livaï leva un peu son royal derrière quand Erwin tira sur les documents sur lesquels il s’était assis. Il pivota pour se mettre face au bureau et ainsi jeter un coup d’œil aux différents documents et aux annotations qu’il avait fait.

-Je me demande si ce ne serait pas une meilleure idée de-... Hm... non rien en fait laisse tomber...


« Si ça ne serait pas une meilleure idée de quoi ? Vas y accouche »


Le regard sévère du caporal scrutait sérieusement le parchemin déroulé sur lequel était annoté le plan de formation de détection longue distance. Une icône représentait chaque section a côté duquel on retrouverait des codes couleurs et des noms permettant d’indiquer la position de chaque escouade dans la formation. Machinalement, Livaï chercha son nom pour repérer l’emplacement de son escouade. Il n’eut pas le temps de le trouver qu’Erwin l’interpella

-En fait, tu devrais sans doute prendre Armin avec toi... Le petit est doué pour réfléchir. Si jamais il se passe quelque chose et que je ne suis pas avec toi il serait le mieux à même de te sauver, toi et tes hommes. Hansie peut se débrouiller...

Livaï le regarda barrer le nom du blondinet pour le rajouter à un autre emplacement qui lui permit par la même occasion de trouver où sera localisée son escouade : dans les lignes avant du flanc gauche. Une surprise pour Livaï qui pensait qu’Erwin allait une fois de plus opter pour la position arrière la plus sécurisée. Mais à bien y réfléchir, ce n’était pas étonnant. La dernière fois, la mission était d’attirer le titan tout en protégeant Eren. La mission était une mission de capture. Mais maintenant que l’on savait de source sure quel était objectif du titan féminin, à savoir kidnapper Eren, l’escouade Livaï dont faisait partie Jaeger serait positionnée en première ligne afin de parfaitement jouer le rôle d’appât tout en épargnant les soldats de l’arrière et du flanc droit.

-Tu en penses quoi ?

« J’en pense que l’on a pas intérêt à se foirer vu où l’on va être placé… Utiliser Eren en tant qu’appât et une bonne idée pour s’assurer que le Féminin viendra nous cueillir en premier et éviter le combat aux autres soldats. »

Gardant les yeux rivés sur le plan il essayait de réfléchir à tout ce que la nouvelle de cette position impliquait. Livaï était en droit de s’inquiéter même s’il ne le montrait pas clairement au Major. Son escouade avait été gravement blessée lors de la 57 em expédition. Certains d’entre eux n’étaient pas encore parfaitement rétablis qu’on leur redemandait de mettre le vie en danger pour sauver celle du gamin et attirer le titan Féminin.

« Concernant Arlelt, tu sais très bien qu’en finalité je me fierai à ton jugement, quel qu’il soit. Si tu tiens tant que ça qu’il rejoigne mon escouade alors soit… Mais j’émets des réserves. Est-ce prudent de le coller en première ligne alors qu’on sait qu’au combat il est limité. C’est un petit malin avec une tête bien pleine mais pas grand-chose dans les bras… il risque de nous pénaliser »

Il regarda le Major pour observer les réactions qui suivaient ses remarques.

« Et s’il est en difficulté, Eren foncera tête baissée pour lui venir en aide au risque de foutre la mission en l’air… »

Cette fois-ci, Livaï se pencha en direction d’Erwin pour combler l’espace qui les séparait. Leurs fronts se touchaient presque et leurs visages n’étaient plus qu’à quelques centimètres.

« Pourquoi tu veux le coller dans mon escouade ? Pourquoi tu penses qu’on a besoin d’un petit intello dans le groupe ? Tu as si peu confiance en nous ? Ou bien… c’est encore et toujours ton envie de me protéger qui reprends le dessus ? »


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MessageSujet: Re: [ rp terminé ] A choice with no regrets | PV Erwin Smith |    22/3/2017, 16:07

A CHOICE WITH NO REGRETS


feat. Livai ♥
Erwin se souvenait de toutes les missions qu’il avait eut à accomplir. Que ce soit la première lorsqu’il était encore dans la brigade d’entrainement, que la dernière en date. Il se souvenait aussi de toutes les personnes qu’il avait lui-même recruté une fois au bataillon d’exploration, souvent à coups de discours bien senti et pensé pour vous enrôler.

Mais ce dont il se souvient le mieux, c’est la mission qui lui a fait rencontrer Livaï. Il y pensait aujourd’hui avec un petit sourire nostalgique même si à l’époque, la situation était loin de lui provoquer un petit battement de cœur significatif.

Le blond avait bien conscience que le recrutement de son meilleur élément tenait plus d’un châtiment que d’un simple chantage. Vu la propension des membres du bataillon à mourir rapidement, c’était comme s’il avait demandé à Livaï de quelle façon il préférait être tué... Sous le coup de fusil d’un soldat ou sous les dents d’un titan. Finalement, il n’avait pas été surpris que le brun accepte sa macabre proposition, en vivant de la façon qu’était la sienne, on pouvait tout de suite deviner son caractère de battant, il n’allait sans doute pas se laisser bouffer sans rien faire... Et c’était presque sans surprise qu’on pouvait le voir encore aujourd’hui gueuler et se plaindre dans les couloirs de la caserne.

Ackerman savait se débrouiller, aussi bien dans la vie que sur un champ de bataille, il en revenait toujours vainqueur, à croire qu’il se jouait de la mort et lui riait au nez à chaque fois qu’elle venait pour le chercher. Erwin, bien qu’étant un soldat aguerri, était toujours impressionné par la puissance de son protégé, aussi bien morale que physique. Bête était celui qui pensait que sa petite taille était un handicap, car il pouvait se charger de titans mesurant dix fois sa taille sans ciller, et surtout sans peur et sans pitié.

Mais c’était aussi une erreur que de s’arrêter à sa mine renfrognée et blasée, parce que sous ses airs aigris d’homme le plus fort de l’humanité, Erwin avait su touché du doigt une sensibilité insoupçonnée. Livaï était, contrairement à ce qu’il voulait faire croire, un homme avec un grand cœur. Il avait juste une façon différente de l’exprimé, mais cela ne l’empêchait pas d’aimer. C’était ce que le major avait eu le plus de mal à appréhender avec son soldat, il s’était forgé une telle carapace que ce cœur était des plus difficiles à comprendre, on devinait sa présence sans pour autant pouvoir s’en assurer... C’était pourtant ce qu’Erwin avait voulu faire...

C’était sans doute sa mission la plus réussi jusqu’à présent, celle qu’il s’était donné à lui-même, de toucher le cœur de son subordonné. Il était même allé plus loin que ça, jusqu’à le remplir et le libérer. Tout avait commencé avec des regards, furtifs mais imprégnés d’une attirance mutuelle. Une attirance qui fut mise à nu le jour où ils se sont embrassés pour la première fois, c’était Livaï qui avait fait le premier pas. S’en est rapidement suivi des échanges plus intenses, plus corporels, plus charnels...

Au départ ce n’était que ça, des instants et des moments partagés avant une mission ou au retour de celle-ci... Puis ce fut de plus en plus souvent, plus besoin de raison. Ces moments duraient de plus en plus longtemps, une complicité naissant dans le même temps...

Finalement, pouvait-on encore les appeler seulement des amants ?

-Quand t’auras fini de débiter de la merde tu pourras peut être repenser à ce que tu m’as claqué y a une paire d’années. C’est pas toi qui disais que rien n’était de ta faute mais de la faute des titans. Tu la ramenais bien à ce moment-là ! Et là je te retrouve tout déconfit, limite en train de chialer à l’idée d’envoyer les hommes en expédition.

Les mots de Livaï avaient toujours le don de faire réagir le major, que ce soit de la bonne ou de la mauvaise façon. Il ne savait pas pourquoi c’était toujours ses mots à lui qui avaient un tel effet, peut-être parce qu’il les savait si sincères ? Ou parce qu’ils étaient crevant de vérité...

-Arrête de te rendre malade et de tout prendre à ta charge. Tu es toujours en train de croire que tu es responsable de la mort de tout le monde. Alors soit c’est le cas et tu m’as bien menti et prit pour un con autrefois. Ou soit tu avais raison et les seuls fautifs dans l’histoire sont les titans ! Verdict, Major Erwin Smith ? Je me plais à croire que la première hypothèse est la bonne. Et toi ?

Un petit sourire étira les lèvres d’Erwin qui soupira doucement avant de plonger son regard azuré dans celui de son subordonné.

-Disons qu’aucune des deux n’est fausse... Je n’aurais pas à faire ça sans les titans... Mais je pourrais aussi le faire autrement pour limité les pertes... Et même si cela fait parti de mes objectifs je suis forcé d’admettre que ce n’est pas ma priorité. Bien que je ne le fasse pas avec plaisir. Mais... Tu sais déjà tout ça, caporal Livaï.

Le baiser eu le mérite de réchauffer un peu le cœur meurtri d’Erwin, il aurait préféré pouvoir se perdre un peu plus dans les bras de Livaï mais ce n’était pas encore le moment, il allait devoir attendre même si cela semblait l’agacer un peu. En même temps, cela aurait été un peu idiot de se donner l’un à l’autre dans ce bureau ce soir, en sachant qu’il n’était pas rare de voir beaucoup de passages de personnes venant poser leurs dernières questions. Quoi de mieux pour se faire surprendre et couper dans son élan...

Le brun allait devoir attendre.

-Evidemment que ça me convient ! Nous avons besoin de tes plans tordus pour continuer à pouvoir avancer.

-Mes plans ne sont pas si tordus que ça, ne les insulte pas ils vont se vexer...

Erwin lève les yeux au ciel avant de faire un léger sourire. Ce n’était pas une blague franchement drôle, mais il montrait ainsi à son subordonné qu’il était un peu plus détendu depuis son arrivée. Quel incroyable pouvoir sa simple présence pouvait avoir sur lui... S’il savait.

L’atmosphère repris cependant de son sérieux lorsqu’il aborda la question de la place d’Armin. C’était toujours comme ça, plus l’heure fatidique de la mission arrivait, plus le major remettait en question ses propres idées, bouleversant ainsi ce qu’il avait mis des semaines à mettre en place pendant des journées et des soirées entières.

-J’en pense que l’on a pas intérêt à se foirer vu où l’on va être placé… Utiliser Eren en tant qu’appât et une bonne idée pour s’assurer que le Féminin viendra nous cueillir en premier et éviter le combat aux autres soldats.

-Je garde quand même un certain doute à ce sujet... j’veux dire... La personne qui se cache dans ce titan est assez intelligente pour se moquer de nous ici... Ca m’étonnerait qu’elle soit assez idiote pour se laisser avoir à foncer tête baissée vers Eren qui court en sa direction... Je sais que c’est mon plan, mais j’ai l’impression de me rendre compte seulement maintenant que c’est terriblement bancale...

Un soupir passa ses lèvres et il se frotta les yeux. Il était fatigué, aussi bien physiquement que mentalement et cela n’allait pas vraiment en s’arrangeant, il savait d’avance qu’il n’aurait pas le loisir de trouver le sommeil ce soir et qu’il serait épuisé en se levant de son lit, d’avoir ruminé toute la nuit.

-Concernant Arlelt, tu sais très bien qu’en finalité je me fierai à ton jugement, quel qu’il soit. Si tu tiens tant que ça qu’il rejoigne mon escouade alors soit… Mais j’émets des réserves. Est-ce prudent de le coller en première ligne alors qu’on sait qu’au combat il est limité. C’est un petit malin avec une tête bien pleine mais pas grand-chose dans les bras… il risque de nous pénaliser

Erwin fronça légèrement les sourcils, montrant qu’il était en pleine réflexion suite aux paroles du caporal. Il n’avait effectivement pas tord.

-C’est vrai que ce n’est pas un combattant exceptionnel. Mais le problème c’est qu’en le laissant au fond avec toutes les nouvelles recrues et les autres un peu faiblards, on peut être sûrs de tous les perdre s’il s’avère qu’un déviant se joint à la partie et attaque nos arrières...


Et puis en restant avec l’escouade de Livai, il pouvait bénéficier d’une protection certaine par le biais d’Eren et de Mikasa qui ne laisseraient leur ami mourir sous aucun prétexte. De son point de vue, le jeune garçon était un atout très important pour le bataillon de par sa logique et ses idées ingénieuses. Avec un peu plus d’expérience il pourrait sans doute être une carte maitresse tout comme il l’était lui-même devenu. Il se reconnaissait un peu en Armin.

-Et s’il est en difficulté, Eren foncera tête baissée pour lui venir en aide au risque de foutre la mission en l’air…

-C’est de toute façon ce qui risque d’arriver peu importe la position d’Armin, parce que même s’il était au fond, Eren ne pourrait pas s’empêcher d’y penser... Tu le connais...


Le visage de Livaï se rapprocha du sien sans rompre le contact visuel.

-Pourquoi tu veux le coller dans mon escouade ? Pourquoi tu penses qu’on a besoin d’un petit intello dans le groupe ? Tu as si peu confiance en nous ? Ou bien… c’est encore et toujours ton envie de me protéger qui reprend le dessus ?

-Je me demande si je dois te répondre alors que chacune des deux réponses m’exposent à ton mécontentement.


Et Erwin savait que trop bien le reproche qui se cachait derrière cette question du brun. Ce n’était pas une question de confiance, il savait pertinemment que Livaï allait s’en sortir, comme à chaque fois... Mais il ne pouvait s’empêcher d’essayer de le protéger d’une manière ou d’une autre.

Comme il l’avait dit plus tôt, les plans bien que pensés pendant des semaines s’avéraient souvent obsolètes pendant la mission et il fallait réfléchir et agir sur le tas, des précieuses secondes étaient perdus à imaginer la meilleure solution pour s’en sortir. C’était dans ces cas là que le blond était efficace et pouvait sauver le petit cul de ses amis et de l’amant du major. Il n’allait donc pas se priver de cette sureté.

-Je pense simplement que c’est la meilleure chose à faire pour tout le monde... Et pour toi, même si cela ne te plais pas... Ce n’est pas une question de confiance tu sais pertinemment que je crois en toi plus qu’en n’importe qui d’autre...


Cette fois c’est Erwin qui avança son visage, jusqu’à ce que son front ne se colle à celui de son vis-à-vis dont quelques mèches le couvraient encore.

Il ne tenait pas spécialement à avoir une autre conversation concernant la protection de l’un ou de l’autre, il savait que ce débat n’aurait jamais de fin et que de toute façon Livaï ne changerait pas d’avis sur la question. Il ne comptait pas arrêter ses actions pour autant, et continuer à essayer de minimiser les risques pour sa vie. Ce n’était pas seulement une question de sentiments, ni parce que le brun partageait sa couche, mais il en allait de la survie de l’humanité... D’après le blond, c’était impossible de se passer d’un soldat comme Livaï.

Sa grande main s’aventura sur la joue du caporal pour la caresser avec affection. Malgré qu’il cherche à le caché sous son air blasé perpétuel, cela faisait assez longtemps qu’Erwin connaissait le brun pour savoir qu’il était un peu angoissé, plus par la peur de le perdre lui que d’échouer la mission. Cela ne faisait que rajouter un poids sur ses épaules, mais celui la, il le portait avec une certaine fierté, celle d’avoir su dompter le cœur d’un homme tel que lui.

-Si jamais Armin s’est révélé n’être qu’un boulet... Je t’autoriserai à me foutre un coup de pied au cul en rentrant... Tu es d’accord ?



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MessageSujet: Re: [ rp terminé ] A choice with no regrets | PV Erwin Smith |    28/3/2017, 09:52

A choice with no regrets


feat. Erwin Smith

Si Erwin Smith portait sur ses larges épaules tout le poids de la culpabilité d’envoyer les soldats au front, Livaï, lui portait les espoirs tout entier des hommes et du peuple qui le pensaient être le seul capable de les libérer de la cruauté infame des titans. Et ils n’avaient pas tort, Livaï en avait conscience. Sans aucune prétention, il se savait être le soldat le plus puissant de l’humanité. Il n’arrivait pas à s’expliquer cette force particulière dont il avait visiblement hérité mais il savait que c’était cette dernière qui lui permettait de se battre et se battre encore sans jamais craindre pour sa vie.

Quoique depuis quelques mois la donne semblait avoir changée et il n’allait pas s’en plaindre, bien au contraire ! La présence d’Eren soulageait un peu ses épaules écrasées par le poids des espoirs de l’humanité. Il partageait dorénavant ce lourd fardeau avec le garçon titan et sa «  sœur » qui paraissait tout aussi forte que lui. Mikasa Ackerman était une combattante redoutable. Livaï avait eu l’occasion de s’en rendre compte lors de leur fuite de la forêt des arbres géants. Ils avaient dû combattre ensemble pour libérer Eren et le caporal devait l’admettre, leur duo avait plutôt bien fonctionné. Dommage que cette petite idiote n’agisse que sous le coup de l’impulsivité sans écouter les ordres qu’on lui ordonne ! Godiche va ! Grace à son entêtement démesurée à vouloir sauver Eren, Livaï avait écopé d’une blessure à la jambe qui l’avait handicapé plusieurs semaines. Comme si c’était le moment ! Encore aujourd’hui à la veille de la plus risquée de toutes les expéditions du Bataillon, sa jambe restait parfois douloureuse et il savait qu’il devrait y faire attention s’il ne voulait pas la blesser davantage. Il s’agissait là d’un détail qu’il avait évidemment prit soin de cacher à son Major….  

Livaï n’était pas du genre à faire usage des cachotteries… Les mensonges et autres stratégies de dissimulation ? Très peu pour lui ! Il était plutôt du genre à aller trouver les personnes pour leur dire directement sa façon de penser. Et la façon sans doute un peu trop brute de décoffrage avec laquelle il s’exprimait n’était pas fait pour faciliter les messages qu’il tentait de faire passer. C’était sans doute la raison pour laquelle le Caporal Livaï était craint parmi les rangs. Bien plus que d’autres supérieurs hiérarchiques… Les soldats le redoutaient et rares étaient ceux qui savaient que Livaï n’était pas aussi froid et hautain qu’il ne pouvait le laisser penser au premier abord.

Mais ce n’était pas le cas des personnes les plus proches de lui. Que ce soit son escouade, Hansi ou Mike… Les quelques personnages faisant parti de son cercle de fréquentation rapproché savaient que derrière cette froideur imposante se cachait un soldat prêt à tout pour épargner la vie des autres ou soulager un peu le peine après une mission périlleuse. Il n’était pas rare de voir le Caporal se mêler aux autres soldats à un retour de missions. Il les aidait, à sa façon, à ne pas sombrer dans la douleur du deuil ou dans le désespoir sans fond de mourir à la prochaine expédition.

Mais celui qui le connaissait sans doute le mieux était Erwin Smith. Il était amusant de voir que Livaï l’avait haï du plus profond de son être avant d’être capable de l’aimer du plus profond de son cœur. Les voix des Déesses sont parfois impénétrables, c’est ce qu’aurait dit l’un de ces allumés du Culte des Murs.

-Disons qu’aucune des deux n’est fausse... Je n’aurais pas à faire ça sans les titans... Mais je pourrais aussi le faire autrement pour limiter les pertes... Et même si cela fait partie de mes objectifs je suis forcé d’admettre que ce n’est pas ma priorité. Bien que je ne le fasse pas avec plaisir. Mais... Tu sais déjà tout ça, caporal Livaï.

« Tch ! Évidemment ! Qu’est-ce que tu crois ? Je passe ma vie à essayer de faire comprendre que ça ne sert à rien de te rendre malade comme tu le fais. Ça ne fera pas revenir les morts. Et ça n’encouragera pas les vivants à aller se battre. Ça aussi tu le sais parfaitement »


Le regard d’un gris orageux ne lâchait pas ceux bien plus apaisés, du moins en apparence, du commandant du Bataillon d’Exploration.

Erwin n’avait pas atterri au somment de la hiérarchie des explorateurs par hasard. Ce n’était pas le fait d’un pistonage ou d’une corruption quelconque. C’est sa finesse d’esprit et son esprit de déduction fabuleux qui lui avait permis de se retrouver propulsé là. Et de l’avais de Livaï, personne n’était capable d’endosser ce rôle mieux que lui. Il était le seul à pouvoir échafauder des plans aussi invraisemblables mais souvent justes. Des plans un peu tordus, il fallait l’avouer, mais incroyablement efficaces une fois mis en application sur le terrain.

-Mes plans ne sont pas si tordus que ça, ne les insulte pas ils vont se vexer...


Un rictus étira les lèvres de Livaï qui se permit même de laisser échapper un petit rire amusé. Si Erwin se laisser aller à un peu d’humour cela voulait dire que sa morosité s’était sans doute légèrement atténuée. Une excellente nouvelle dont Livaï se savait être la cause. Et c’était d’ailleurs tout l’enjeu de sa présence tardive dans ce bureau. Il voulait soulager un peu Erwin et lui offrir une sorte de paix intérieure avant que demain ne commence l’horreur.

Demain… Livaï ne savait que trop bien comment ça allait se passer. Dès l’aube, les troupes allaient se rassembler sur le parvis de la caserne en attendant le départ. Les chevaux renâcleraient en sentant le danger approcher. Les mines seraient graves. Des larmes couleraient sur certains visages. Et pourtant, comme à chaque fois, aucun déserteur ne serait à dénombrer. Chaque explorateur serait là fidèle à son poste et dans l’attente d’une mort probable planant au-dessus de la tête de chacun d’entre eux…. Autant d’abnégation et de courage. Autant de confiance placée dans leurs supérieurs… Comment ne pas se sentir responsable et désirer les voir tous revenir vivant de la mission. Ha… Douce amertume de cette illusion.

Livaï écouta Erwin lui faire part de ses doutes quant à la mise en première ligne de l’escouade Livaï. Selon lui, le plan était trop grossier pour que le Féminin saute dedans à pieds joints. Il était clair et net qu’en positionnant Eren en première ligne l’appât qu’il constituait sautait au nez. Même le plus parfait des idiots l’aurait tout de suite capté. Et l’hôte du titan féminin avait parfaitement prouvé par le passé qu’il était tout sauf démeuré !

« Nous n’avons pas d’autres possibilité. Nous savons que le titan cherche Eren et qu’il veut le capturer. Nous avons qu’il est prêt à courir tous les risques pour y arriver. S’il arrive par l’arrière il faudra espérer que l’escouade d’Hansi que tu as placé là bas suffira à limiter les pertes pendant que le féminin remonte jusqu’à nous. Mais si tu veux mon avis, et si tu le veux pas je te le file quand même, je pense que le féminin va pas se faire chier à attaquer par l’arrière au risque de se faire chopper ou buter avant d’avoir atteint Eren. Ton plan est le meilleur que nous possédons. Y a rien à en changer »


Lorsque le sujet migra sur la présence de Armin Arlelt dans les rangs de l’escouade Livaï, le Caporal sentit une certaine forme de tension naitre entre lui et son supérieur. Il venait d’apprendre la nouvelle et elle n’avait pas tardé de faire jaillir certaines idées toutes les plus déplaisantes les unes que les autres. Pourquoi Erwin tenait il à ce point à ce que Arlelt rejoigne l’escouade de tête  qui servait d’appât ? Est-ce qu’il était vif d’esprit et que son intellect hors pair pourrait venir en aide à l’équipe dans la quête visant à tuer le féminin ? Est-ce que c’était un atout de secours en cas d’échec ? Ou est ce que, comme Livaï le pensait, sa sagacité serait davantage mise à profit pour la protection du groupe incluant Livaï en personne ?


-Je me demande si je dois te répondre alors que chacune des deux réponses m’exposent à ton mécontentement.


Et c’était effectivement le cas. Le manque de confiance aurait pu être blessant alors que cette surprotection constante dont Erwin semblait vouloir l’affublait l’agaçait au plus haut point. S’il y avait une personne à sauver dans ce bas monde c’était lui, Erwin ! Parce qu’il était le seul à pouvoir élaborer des plans aussi efficaces. Parce qu’il était à l’origine de la navigation longue distance qui était le moyen le plus sure d’éviter les titans. Parce qu’il était quelqu’un de brillant et d’extraordinairement calme et intelligente. Et, dans un tout autre registre bien plus personnel, parce que Livaï l’aimait. Tout simplement.

Il était déjà arrivé à Livaï de se demander quel serait sa vie actuelle si la relation qu’il entretenait avec le Major n’existait pas. Il lui semblait que sa vie perdrait toute sa saveur. Il aurait l’impression de perdre l’unique attache qui lui restait encore en ce bas monde. Sa combativité en pâtirait, c’était certain. Il n’aurait plus la même rage de vivre sans Erwin à ses côtés. Il se ficherait pas mal de renter de mission ou de se faire bouffer. L’humanité ? Ca n’aurait en rien suffit à le remplacer.

-Je pense simplement que c’est la meilleure chose à faire pour tout le monde... Et pour toi, même si cela ne te plait pas... Ce n’est pas une question de confiance tu sais pertinemment que je crois en toi plus qu’en n’importe qui d’autre...

La conversation prenait la route d’une pente particulièrement glissante que Livaï n’avait pas envie d’emprunter. Pas ce soir… pas à la veille d’une mission si importante et si dangereuse. Il savait qu’Erwin n’avait pas besoin de ça non plus. Après tout, si ça pouvait l’apaiser de s’imaginer que Livaï était davantage en sécurité en présence de Armin et bien soit… Il partirait demain l’esprit un peu moins tourmenté et rien que pour cette raison Livaï était prêt à se taire et en supporter cette protection rapprochée dont il ne pensait pas avoir besoin.

L’attention du brun fut attirée par le rapprochement d’Erwin. Ce dernier dut se pencher dans sa direction pour poser son front contre celui du caporal sur lequel quelques mèches de cheveux d’ébènes venaient chatouiller sa peau relativement pâle. Ce geste-là, Livaï l’aimait particulièrement. C’est le seul et unique geste affectif capable de le calmer sur le champ. Quand il était anxieux, en colère ou renfermé, il n’était pas rare qu’Erwin le sente et vienne ainsi apposer son front contre le siens, plongeant ses iris d’un bleu azuré dans les siennes. Un peu comme s’il s’agissait d’un enchantement, Livaï se calmait instinctivement. Apaisé…

Inutile de préciser que cela ne marchait que si c’était Erwin qui le faisait. N’importe quel autre idiot suicidaire se serait tenté à faire ce geste aurait reçu un coup de tête balayette pout toute réponse ! Le caporal n’était pas du genre à faire dans le sentimental et il n’y avait que les plus téméraires pour oser venir le défier sur ce terrain là.

Sa main droite se leva pour venir effleurer son visage. Sa peau était douce et sa barbe rasée de prêt n’entachait en rien cette douceur que Livaï appréciait. La main glissa lentement sur ce visage aimé et elle alla se loger derrière sa nuque qu’il se mit à caresser toujours avec la même douceur. Si Erwin avait été un titan, c’est là qu’il y aurait fallu sectionner. Comme pour s’assurer qu’une telle horreur ne se produirait jamais, Livaï effleura la peau de cette nuque qu’il sentait se dessiner sous ses doigts légèrement froids

-Si jamais Armin s’est révélé n’être qu’un boulet... Je t’autoriserai à me foutre un coup de pied au cul en rentrant... Tu es d’accord ?

Le caporal trouvait cette phrase plutôt rassurante. Le fait qu’Erwin mentionne son retour rassurait son amant qui voyait une preuve irréfutable de son envie de revenir vivant. Le major n’était pas résigné à se faire bouffer finalement et c’était tant mieux ! Parce que Livaï aurait trouvé une façon bien moins douce de lui faire passer ses envies de suicide inappropriée !

Un petit sourire se dessina sur le visage de Livaï. Sa main gauche s’approcha du corps de son supérieur et il pinça ses hanches sans se départir de son sourire malicieux

« Crois-moi que si il nous a fait chier c’est pas qu’un coup de pied au cul que je te mettrai ! »

Tout le monde savait que la violence faisait partie intégrante de la personnalité complexe de Livaï. Quand quelque chose n’allait pas, il ne faisait pas dans la dentelle et n’hésitait pas une seconde à coller son poing, son pied, son genou sur son adversaire sans le moindre état d’âme ou la moindre compassion. Du moins c’est ce qu’on aurait pu penser en premier abord. Livaï ne se frittait jamais avec un autre humain sans aucune raison valable. Il n’était pas du genre à aimer la bagarre et à la provoquer pour le simple plaisir de pouvoir se fritter. Non

Il appuya sur la nuque d’Erwin pour le forcer encore un peu plus à se pencher dans sa direction afin que leurs lèvres s’effleurent sans pour autant se toucher entièrement. Le souffle de sa voix venait réchauffer les lèvres rosées du Commandant

« Laisse-moi te donner une bonne raison de revenir vivant…. »

Les lèvres du caporal happèrent celles d’Erwin. L’échange n’avait plus la douceur et la légèreté du premier baiser échangé. Il était bien plus chargé émotionnellement. Erwin pourrait y ressentir de la passion, de l’envie, de la peur aussi…. La peur que ce baiser fasse parti des derniers qu’il leur serait offert d’échanger.

Les mains de Livaï se posèrent sur les hanches d’Erwin. Il glissa ses doigts dans les boucles du pantalon servant à glisser la ceinture maintenant le harnais. D’un geste sec il tira Erwin à lui pour que leur corps se retrouvent collés l’un contre l’autre tout comme leurs lèvres étaient encore scellées dans un échange des plus enflammé.

C’est à bout de souffle que Livaï consentit à reculer sa tête. Son regard, toujours aussi sévère, contempla celui d’Erwin

« J’imagine que la porte du bureau n’est pas fermée et qu’on va encore se faire chopper…. C’est pas que l’idée d’avoir des relations exhibitionnistes me révulse mais tant qu’à choisir je préfère que ça reste entre nous… »


Il contourna Erwin pour mettre un peu de distance entre eux et ainsi faire redescendre toute la tension sulfureuse qui les avait emportés une seconde plus tôt. Il se dirigea vers la cafetière. Il savait parfaitement qu’elle devait encore contenir ce liquide brun et acre que le Commandant aimait tant. Il en devra dans une tasse après s’être assuré qu’il était toujours assez chaud.

« Même si la totalité de la caserne doit être au courant maintenant…. Merci Hansie »

Il apporta la tasse qu’il posa sur le bord du bureau, prenant soin de ne pas la mettre sur l’un des documents au risque de créer une auréole brune particulièrement dégueulasse

« Putain comment tu fais pour t’y retrouver. Une vache n’y retrouverait pas son petit…. Je t’ai déjà dit que ton bureau était en bordel et ne compte pas sur moi pour venir faire le ménage ! Une fois ça m’a suffi »

Mais si, en toute honnêteté, l’envie de passer un bon coup de balai démangeait particulièrement Livaï. Selon lui, le bureau d’Erwin était un bordel inqualifiable ! C’était typiquement le genre de chose que le caporal ne supportait pas. Si un endroit n’est pas parfaitement rangé il ne peut pas être parfaitement nettoyé. Et le coté maniaque du jeune caporal n’était plus un secret pour personne ! Il suffisait de demander à Eren ! Il avait du garder un souvenir cuisant du nettoyage château qu’il avait dû effectuer…. Et recommencer jusqu’à atteindre le niveau de satisfaction de son supérieur exigeant en matière de propreté



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MessageSujet: Re: [ rp terminé ] A choice with no regrets | PV Erwin Smith |    9/4/2017, 19:18

A CHOICE WITH NO REGRETS


feat. Livai ♥
On avait souvent demandé à Erwin ce qui l’avait poussé à recruter Livai...

A chaque fois il répondait que c’était grâce à sa maitrise de la tridimensionnalité et ses capacités au combat... Mais en réalité il n’en savait rien. Concrètement, la manœuvre exceptionnelle du caporal était tout bonnement incroyable, surtout lorsqu’on n’avait pas suivi les brigades d’entrainement... Mais ce n’était pas suffisant pour intégrer directement le garçon et ses amis au bataillon d’exploration. Il y avait bien plus que ça...

Mais c’était quelque chose que le blond ne pouvait pas expliquer avec des mots... Il l’avait simplement ressenti. Il avait croisé le regard plein de haine et de mépris du Livai de l’époque, il avait senti sa force à travers son couteau... Sa fougue, son côté rebelle... La confiance qu’il avait envers ses deux compagnons... Tout l’avait instantanément attiré, il avait compris que ce garçon était spécial... Il le voulait dans ses rangs.

Jamais le major n’avait regretté sa décision de le faire entrer au bataillon d’exploration, bien au contraire, c’était sans doute une des meilleures choses qu’il ait faite d’ailleurs ! Mais cela lui avait couté beaucoup, aussi bien du côté de ses collègues que de lui-même. Les salauds qui étaient à ses côtés à l’époque et qui désiraient plus que tout la place de major s’amusaient à le discréditer auprès de Shadis afin de l’évincer, Livai restant leur seul argument. Mais il s’en fichait comme de son premier slip, parce qu’il savait que c’était loin d’avoir été une erreur.  Mais c’était surtout sa personne qui avait payé ce choix audacieux...

Livai était une véritable petite enflure, pire qu’un furoncle sur la fesse. Il lui en avait fait voir de toutes les couleurs, sans doute en essayant de voir jusqu’où pouvait aller la patience du blond... Pas de chance pour lui, elle n’avait aucune limite si le jeu en valait la chandelle, il pouvait donc bien le détester avec toute la haine du monde et le lui faire savoir que ça lui ferait une belle jambe, à Erwin.

Et puis finalement... Le brun s’était adouci, du moins, avec lui. Il avait fini par accepter certaines réalités, et à ouvrir les yeux sur d’autres. Finalement, la haine s’était transformée en amour, et Livai avait ouvert son cœur à son major qui le tenait maintenant au creux de la main et qui essayait de le chérir et de le protéger comme il pouvait.

Si le major n’hésitait pas à envoyer ses hommes mourir au nom de l’humanité, ou de tout ce que vous voulez, il y en avait un qu’il ne voudrait voir y passer pour rien au monde... Parce que Livai était plus précieux à ses yeux que n’importe quelle autre vie humaine que ces murs renfermait. L’humanité pourrait bien s’arrêter de vivre maintenant si cela pouvait sauver le caporal d’une mort certaine. Alors Livai pouvait protester autant qu’il voulait par rapport à la protection qu’Erwin voulait lui apporter, rien ne changerait, parce qu’il ne pourrait supporter sa perte.

Le léger rire qui se fit entendre dans le bureau était d’ailleurs une des choses dont il ne pourrait se résoudre à ne plus pouvoir écouter. C’était son petit plaisir coupable que de regarder Livai sourire, entendre son rire... Quelque chose de rare mais précieux, quelque chose qui réchauffait son cœur à coup sûr.

-Nous n’avons pas d’autre possibilité. Nous savons que le titan cherche Eren et qu’il veut le capturer. Nous avons qu’il est prêt à courir tous les risques pour y arriver. S’il arrive par l’arrière il faudra espérer que l’escouade d’Hansi que tu as placé là bas suffira à limiter les pertes pendant que le féminin remonte jusqu’à nous. Mais si tu veux mon avis, et si tu le veux pas je te le file quand même, je pense que le féminin va pas se faire chier à attaquer par l’arrière au risque de se faire chopper ou buter avant d’avoir atteint Eren. Ton plan est le meilleur que nous possédons. Y a rien à en changer.

Erwin écoutait attentivement l’avis de son caporal. Cela le rassurait un peu, l’expérience de Livai suffisait à donner du crédit à son avis, et savoir qu’il le soutenait était d’autant plus rassurant. Erwin savait aussi qu’il ne disait pas cela pour lui faire plaisir, plusieurs fois le brun l’avait remballé en lui disant que ses plans étaient merdiques et le lui avait prouvé par A + B. Avoir l’aval de Livai participait à le rassurer et à lui ôter des doutes qui l’empêcheraient de dormir une fois dans son lit. Même s’il ne dormirait pas beaucoup pour autant...

La présence du caporal dans son lit les veilles de ces missions à l’extérieur étaient la raison qui les avait poussés à commencer leur relation, après une de leurs nuits, les deux étaient bien trop fatigués pour ne pas s’endormir comme des briques afin de récupérer de leurs ébats. C’était une façon comme une autre de se préparer au lendemain, vivre d’amour avant mourir. Se sentir pleinement vivant, profiter du corps de l’autre, c’était leur rituel depuis des années, avant même qu’un quelconque sentiment ne les anime.

Les pensées du major commençaient à se perdre lorsqu’un frisson le ramena sur terre, les doigts froids de Livai sur sa nuque ne manquant pas de le faire réagir. Le garçon avait la particularité de rendre n’importe quelle partie du corps du blond extrêmement sensible à chacun de ses gestes, comme pour être certain qu’il ne lui résiste jamais sans doute, il devait avoir des pouvoirs magiques. Il n’y avait qu’à voir la beauté de son sourire... Erwin était gâté ce soir.

-Crois-moi que si il nous a fait chier c’est pas qu’un coup de pied au cul que je te mettrai !


-Tiens donc ? Et ce sera quoi je te prie ?


Le blond haussa un de ses épais sourcils en souriant légèrement, curieux de ce que le caporal pourrait lui faire subir de si terrible. Son sourire ne le quitta pas tandis qu’il subissait une pression sur sa nuque, le forçant à se baisser d’autant plus afin d’arriver à hauteur de son amant. Leurs lèvres s’effleuraient alors qu’il sentait son souffle chaud les caresser.

-Laisse-moi te donner une bonne raison de revenir vivant…

Les lèvres de Livai virent capturer celles de son supérieur qui sentit son cœur faire un bon dans sa cage thoracique sous l’intensité de ce dernier. Il pouvait sentir tellement de choses à travers le contact de leurs lèvres, comme s’il avait l’âme de Livai à porter de main, il pourrait presque la toucher... Il ressentait son envie, celle de leurs deux corps l’un contre l’autre et de l’embrasser encore plus... Sa passion, celle qui brulait leur corps et leur esprit pensant leurs longues nuits et leurs doux baisers... La peur, celle qui était présente en chacun d’eux et qu’ils s’évertuaient à combattre.

Le blond passa ses bras puissants autour du corps plus frêle mais non moins musclé du caporal, ce contact intensifiant d’autant plus leur échange qui avait le don de lui faire perdre pied... Jusqu’à ce qu’il recule son visage.

-J’imagine que la porte du bureau n’est pas fermée et qu’on va encore se faire chopper…. C’est pas que l’idée d’avoir des relations exhibitionnistes me révulse mais tant qu’à choisir je préfère que ça reste entre nous…

Il n’avait pas spécialement tord, bien que se faire couper ainsi dans son élan n’était pas la plus agréable des sensations.

-Même si la totalité de la caserne doit être au courant maintenant…. Merci Hansie.

-Oh je pense que tes voyages nocturnes ont du autant mettre la puce à l’oreille à tout le monde que son hystérie à le crier à qui voulait l’entendre... J’ai d’abord pensé qu’elle en avait été traumatisée...


Le blond leva les yeux au ciel en y repensant, cette fille pouvait être autant godiche qu’intelligente, s’en était presque un drame.

Il remercia du regard le caporal lorsque celui-ci lui apporta une tasse de café, comme s’il avait lu dans ses pensées. Il porta la tasse à ses lèvres et dégusta avec plaisir le liquide marron qui remplissait sa bouche.

-Putain comment tu fais pour t’y retrouver. Une vache n’y retrouverait pas son petit…. Je t’ai déjà dit que ton bureau était en bordel et ne compte pas sur moi pour venir faire le ménage ! Une fois ça m’a suffi !

Un rire échappa au major lorsqu’il repensait à la seule fois où il avait été témoin d’une crise de maniaquerie de Livai vis-à-vis de son bureau. Erwin qui était tranquillement en train de remplir quelques papiers avait été réquisitionné pour l’aider à faire le ménage dans tout ce bordel... Cela leur avait pris la journée entière et avait été plus fatiguant que des heures de manœuvre tridimensionnelle.

C’était il y a pas mal de temps déjà, mais c’était un souvenir qu’Erwin chérissait particulièrement. Sa relation intime avec Livai n’avait pas encore commencé mais le brun commençait à être un peu moins revêche... Les deux hommes avaient pu partager un peu l’un avec l’autre...Et sans doute que cela avait participé à ce qui suivrait par la suite.

-C’est un bordel organisé je t’ai déjà dit....  Mais c’est dommage, j’aurais aimé te voir faire le ménage dans ton petit tablier... Nu en dessous...


Erwin se mordit la lèvre en imaginant la scène, c’était parfaitement savoureux que de voir le petit cul de son caporal mis à nu avec pour seul vêtement un tablier qui ne cachait visiblement pas grand-chose... C’était à se demander si la perversité du major avait les mêmes limites que sa patience....

-Tu le feras un jour n’est-ce pas ?


Il porta à nouveau ses lèvres à la tasse de café tout en souriant, la tension qui le malmenait il y a peu avait quasiment disparue, pour que Livai soit le seul à habiter ses pensées, qu’elles soient salaces ou non. Il reposa la tasse presque vide afin de commencer à ranger ses plans, ils devaient être prêts pour demain alors autant qu’ils le soient dès à présent. Il sentait le regard orageux de son amant le juger intérieurement pour la façon totalement anarchique qu’il avait de ranger les choses, mais il se contentait d’y répondre avec un sourire plein d’innocence feinte et de bienveillance.

-Et puis tu sais, je pense qu’en réalité le bordel de mon bureau ne te dérange pas tant que ça, c’est juste pour pouvoir raler... Parce que quand je t’allonge dessus tu ne fais plus attention à tout ce qu’il y a autour...

Son sourire innocent prit un tout autre sens à la fin de sa phrase, et le blond passa à côté de Livai comme si de rien était afin de ranger un dossier, sans manquer de passer sa main sur la fesse tant convoitée du caporal, sans aucune gêne.



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MessageSujet: Re: [ rp terminé ] A choice with no regrets | PV Erwin Smith |    10/4/2017, 10:25

A choice with no regrets


feat. Erwin Smith

Tout avait commencé par de la haine. Une fuite…. Livaï volait et zigzaguait dans les ruelles sombres et tortueuses des bas-fonds pour échapper à ses poursuivants. Il allait vite, il n’hésitait pas à prendre des risques et à faire preuve d’audace dans son utilisation du harnais tridimensionnel qu’il s’était procuré. Mais il n’avait pas à faire à ces crétins de la milice. Pas cette fois.

Tout avait commencé par du dégout. Le dégout de soi-même et le dégout de l’autre. A genoux, soumis dans le sol boueux de la ruelle. Les mains attachées dans le dos et la tête plaquée dans cette flaque d’eau dégueulasse. Jamais Livaï n’avait ressenti une telle rage à l’encontre d’une personne. Jamais son désir de meurtre ne s’était fait aussi haineux. Il voulait les crever. Le blond aux yeux bleus et l’autre, celui qui le maintenait fermement dans cette position de soumission si blessante pour son orgueil profond. Et il le ferait. Doucement. Lentement…. La lame de son couteau viendrait déchirer leur chair chaude à tous les deux. C’était une promesse qu’il s’était faire à cet instant, alors que ses cheveux trainaient dans boue et que ses genoux s’écorchaient sur le sol humide et sale. Il les crèverait, il n’y avait pas d’autre possibilité.

Tout avait continué par un drame…. Leur première expédition fut le théâtre d’un carnage sans nom. Trop aveuglé par sa soif de vengeance Livaï avait sciemment abandonné Furlan et Isabel pour suivre ses envies personnelles. Il pensait profiter de la confusion de l’expédition pour aller faire sa fête à cet enfoiré d’Erwin et à son subalterne qui l’avait bien mérité lui aussi. Mais sa soif de vengeance ne se fut pas étanchée ce jour-là. Au contraire….. Lorsqu’il réalisait que s’en était pris à ces amis, c’est une rage intense comme jamais il n’en avait ressenti qui s’empara de lui. S’il devait décrire ce qu’il avait réellement ressenti, Livaï dirait que ce fut comme un déclic. Quelque chose qui s’était passé à l’intérieur de son corps. Comme un barrage qui cède. Comme une déferlante de violence qui s’empare de lui et qui prends possession de son corps tandis que son n’esprit n’est plus que le spectateur sinistre de ce qui se passe malgré lui. Une puissance. Une force. Livaï avait fait preuve d’une violence démesurée qui lui avait permis de se débarrasser des titans environnants.

Le reste ? Il n’avait pas pu buter Erwin. Pas plus qu’il n’avait pu s’en prendre à Mike. Il avait compris avoir été manipulé depuis le début. Il avait compris n’avoir été qu’un pantin entre les mains trop habiles des hautes sphères dirigeant les murs. Alors il avait le choix. Retourner seul croupir dans les bas-fonds ou accepter la main tendue que lui offrait Erwin de vivre à l’air libre en incorporant son Bataillon d’Exploration.

Furlan et Isabel auraient sans doute choisi la seconde option…. Et ce fut le choix qu’opéra Livaï. Il ferait parti du Bataillon d’Exploration. Il buterait chacun des titans sur sa route pour venger ces deux amis que ces immondices lui avait pris. Il se battrait, il vivrait…. Pour eux… Les morts ne le sont vraiment que lorsque plus personne ne pense à eux. Alors tout le temps que Livaï serait vivant pour conserver leurs souvenirs, Furlan et Isabel vivraient encore un petit peu… en lui.

Par la suite son envie de faire la peau à Erwin et à Mike s’était envolée. Il avait bien compris que ces deux-là n’étaient pas ceux qu’il devait détester. Ils n’avaient cherché qu’à le sauver. A le sortir de son taudis. A lui faire comprendre qu’il était exploité et manipulé. Ils n’avaient certainement pas songé à la possibilité de la mort d’Isabel et Furlan. Cela faisait partie des dommages collatéraux qu’ils déploraient certainement.

Plus adouci, Livaï avait fini par réussir à mettre de côté son orgueil froissé pour s’ouvrir un peu à ses nouveaux camarades. Au départ, avec Erwin c’était compliqué…. La situation avait commencé à se décanter lorsque ce dernier fut promu au rang de Major du Bataillon. Pour Livaï cela n’avait rien de surprenant vu les qualités hors paires – il fallait le reconnaitre – de celui qui l’avait « recruté ».

Un jour, alors qu’il devait lui apporter des documents confidentiels, Livaï entra pour la première fois dans le bureau du nouveau major. Ça aurait été un euphémisme de dire qu’il n’avait pas été choqué par le bordel environnant. Lui qui aimait à ce que les choses soient carrées et ordonnées s’était retrouvé face à des files de documents entassés, des armoires vomissant leur contenu et des tasses de café vide s’entassant sur un coin du bureau. Livaï n’avait pas résisté plus de deux secondes au besoin de faire le ménage dans ce bordel sans nom…. Ca avait été entre lui et Erwin, leur premier véritable rapprochement. Ce n’était pas encore de l’amitié… Mais disons que Livaï avait pu montrer une facette de sa personnalité bien plus sympathique et agréable que jusqu’à présent.

La suite ? Tout s’était enchainé avec une certaine logique mise en place avec lenteur. Apprendre à se connaitre. Apprendre à se parler. Se rapprocher…. S’embrasser…. Se donner l’un à l’autre. Juste pour le besoin d’oublier, de s’oublier, de s’encourager, de se remplir avant d’affronter une mort plus que possible… Puis revenir vivant… et recommencer à la prochaine expédition… jusqu’à véritablement finir par s’aimer, sans se l’avouer, sans vouloir l’accepter…. Et ne plus lutter… S’aimer librement, sans retenue, avec passion, avec désire…. Voilà comment était né la relation entre le major et son caporal le plus dévoué

Dans de telles conditions il n’était pas étonnant que Livaï soit dans les petits papiers et les petites confidences du commandant du bataillon. Si Erwin restait le seul maitre des décisions qu’il prenait, ces dernières étaient que rarement faites sans consultation préalable de Livaï. Ne serait-ce que pour avoir son approbation ou ses conseils sur les éventuels points qui pouvaient être négligés ou délicats.

C’est ainsi que Livaï ne s’était pas privé pour donner son avis sur le plan qu’Erwin venait de dérouler devant ses yeux. Il n’y avait aucune crainte à avoir quant à son efficacité théorique. Est-ce qu’en pratique tout se passerait comme ce qui était couché sur papier ? Rien ne moins sure mais ce n’était pas pour autant que le plan était chiatique. De tout façon, il y avait tellement de choses incontrôlables une fois à l’extérieur qu’il était impossible de toutes les envisager. Erwin aurait beau se creuser la cervelle pendant des nuits entières qu’il y aurait toujours ce facteur impondérable avec lequel il faudrait composer.

Alors oui, tel en serait les désirs de son Major, Livaï composerait avec Armin Arlelt dans les rangs de son équipe pour cette fameuse mission à l’extérieur des murs. Ca allait être compliqué à gérer mais Livaï saurait trouver un moyen de se venger si la présence du mioche blond s’avère être plus un boulet attaché à sa cheville que l’aide précieuse à laquelle Erwin semble croire

-Tiens donc ? Et ce sera quoi je te prie ?

Livaï glissa sa main dans la chevelure blonde et parfaitement coiffée de son supérieur. Il agrippa une poignée de cheveux sur laquelle il tira, pas trop fort, pour forcer Erwin à se pencher dans sa direction. Tsss ! cette maudite différence de taille ! Il fallait toujours que l’un se penche en avant ou que l’autre se hisse sur la pointe des pieds ou – au grand malheur de Livaï – utilise un marche pied….

« La violence ne résout pas tous les problèmes….. Je pourrai, par exemple, simplement te priver de tout un tas de choses que tu adores…. Tu sais que j’en suis capable »

Il se redressa pour que son regard d’un gris froid vienne se heurter à celui légèrement plus chaleureux de son commandant. Un sourire à la fois mesquin et provocateur étira les lèvres du Caporal bien décidé à lui faire comprendre que ces menaces n’étaient pas l’air

« Ca serait dommage tu ne crois pas ? »

Mais avant de le priver de quoique ce soit, Livaï choisit de lui donner un avant-gout de ce qu’il pourrait lui réserver comme récompense en cas de retour victorieux à cette énième mission périlleuse. Un baiser…. Un échange profond et pleinement consenti. Une main, légèrement froide, caressant sa nuque. Une autre, plus audacieuse, qui s’égare le long de la taille du major dont Livaï sentait toute la musculateur se former au travers sa chemise blanche parfaitement ajustée.

Le baiser dura un moment avant que Livaï ne se recule finalement pour y mettre un terme. L’idée de poursuivre leur ébat ici même n’était pas quelque chose qui l’effrayait. Ça ne serait pas la première fois que le bureau du major serait témoin d’une scène pour laquelle il n’était pas initialement prévu. Mais pas ce soir…. Pas comme ça… pas un truc à la va vite sur le bureau à espérer que personne ne pointe le bout de son nez pour les déranger… Même si c’était déjà arrivé. Et même si toute la caserne devait être au courant de leur secret

-Oh je pense que tes voyages nocturnes ont du autant mettre la puce à l’oreille à tout le monde que son hystérie à le crier à qui voulait l’entendre... J’ai d’abord pensé qu’elle en avait été traumatisée...

Un petit rire nerveux s’échappa des lèvres du Caporal. Hansie ? Traumatisée ? Il en fallait bien plus pour perturber l’esprit déjà bien dérangée de cette folle dingue

« Mes escapades nocturnes n’auraient pas lieues si mes appartements n’étaient pas à des kilomètres des tiens…. Et pour ce qui est d’Hansie, je pense que la seule chose qui l’ait traumatisé c’est la façon avec laquelle je l’ai foutu à la porte alors qu’elle aurait pas été contre mater le reste de  notre échange…. »

Un soupire échappa à Livaï qui se souvenait encore de l’affreux moment qu’il avait passé le lendemain à devoir subir le piétement agaçant de sa collègue toute excitée par la découverte qu’elle venait de faire. Elle lui avait même avoué ne pas être réellement surprise. Mais avoir confirmation de ses soupçons l’avait rendu toute jouasse au grand désespoir de Livaï qui devait enterrer à jamais son envie de passer une journée au calme

« T’es peut-être pas au courant mais parait qu’il y avait même des paris sur notre hypothétique relation… Fais chier…. J’aurai su ça plus tôt j’aurai fait en sorte de bousculer un peu l’enjeu histoire de rafler la mise en fin de partie »

Ha les paris ! Dans le Bataillon d’Exploration ce n’était pas quelque chose de rare, au contraire. Même si les paris étaient souvent davantage pour s’amuser et détendre l’atmosphère plus qu’autre chose. Livaï n’en prenait pas souvent part même s’il était souvent témoin de leur existence. Une fois, un pari avait été lancé pour savoir depuis combien de temps la chef d’escouade Hansie ne s’était pas lavé les tifs ! Le sujet du pari avait tellement amusé Livaï qu’il avait accepté de se prêter aux jeux ce qui avait, apparemment, beaucoup amusé les troupes de voir l’un de leurs supérieurs se mêler à leurs petits jeux débiles mais qui participaient à détendre l’atmosphère parfois trop pesante qui régnait.

Le temps avait beau s’écouler, parfois trop vite, parfois trop lentement… Il y avait des choses qui changeaient, comme les sentiments que les deux hommes se portaient maintenant. D’autres choses demeuraient intacts, comme le bordel incessant de ce bureau… Livaï avait beau y remettre de l’ordre, Erwin était doué pour tout saccager en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Une constatation qui dépita le pauvre Caporal à la maniaquerie surélevée

-C’est un bordel organisé je t’ai déjà dit....  Mais c’est dommage, j’aurais aimé te voir faire le ménage dans ton petit tablier... Nu en dessous...

Le regard que Livaï lui adressa en disait long sur ce qu’il pensait des idées lubriques de son amant. Il se contenta d’y répondre par un soupire consterné

-Tu le feras un jour n’est-ce pas ?

Cette fois il croisa les bras et laissa ses fesses s’appuyer avec négligence sur le rebord d’une commode située à droite du bureau d’Erwin.

« Qui sait….. Ca fera peut être parti de ta récompense si tu te bouges le cul et que tu reviens vivant de cette expédition de merde…. Avoues que là, je ne peux pas te donner plus belle motivation pour revenir »


Livaï le regarda enrouler ses plans avec une négligence plus qu’évidente. Putain !!! Il avait envie de lui hurler dessus qu’il fallait bien les aligner avant de les rouler pour que tout soit parfaitement rangé sans que ça dépasse de tous les côtés. Ce n’était pas le quart de seconde supplémentaire que ça prenait de bien ranger les documents ! Le regard de Livaï observait les actions d’Erwin alors qu’il devait véritablement faire preuve d’une force de caractère incroyable pour ne pas lui sauter dessus et lui arracher les documents des mains pour les remettre en ordre de la meilleure façon qui soit. Mais au lieu de ça il se contenta de garder un regard sombre sur lui sans se défaire de sa posture qui se voulait décontractée alors qu’en fait tout son corps était tendu par cette incapacité qu’avait son amant à faire quoique ce soit d’ordonné

-Et puis tu sais, je pense qu’en réalité le bordel de mon bureau ne te dérange pas tant que ça, c’est juste pour pouvoir râler... Parce que quand je t’allonge dessus tu ne fais plus attention à tout ce qu’il y a autour...

Le froncement des sourcils de Livaï s’intensifia alors qu’il se redressa. Il allait s’approcher de la porte quand il sentit la main à la fois taquine et volage, de Erwin venir se glisser sur son royal fessier. Un petit sourire étira le coin droit de ses lèvres. Il s’immobilisa en face de lui. Il enroula le lacet de sa cravate autour de son index avant de l’attraper pour le tirer à lui. Les dents de Livaï mordirent légèrement la lèvre inférieure d’Erwin avant de s’emparer toute entière de cette bouche qu’il faisait sienne le temps d’un nouveau baiser.

« Garde tes mains rangées pour le moment…. Tu vas en avoir besoin tout à l’heure… »

Le regard électrisant qu’il lui envoyait ne laissait nulle place au doute quant à l’utilité qu’il pourrait faire de ces larges mains….

Il s’approcha de la porte qu’il ouvrit dans le même grincement qu’avait émit les gongs lors de son arrivée. Il adressa un regard à Erwin en se fichant pas mal de la présence d’un petit groupe de soldats dans le couloir. Ces derniers les saluèrent d’un «  Bonsoir Caporal- chef, Bonsoir Major » lorsqu’ils passèrent devant eux. Ce n’est que d’un signe de tête silencieux que Livaï leur répondit. Il reporta ensuite son attention sur le Commandant du Bataillon d’Exploration

« Je te raccompagne jusqu’à tes appartement, Major Erwin Smith…. »



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Merci Erwin pour cette sign' so fab...
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