Attack on Titan Rpg

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 Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »

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Civil
Messages : 58
Date d'inscription : 24/03/2017
MessageSujet: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    24/3/2017, 19:56

Elemina Volkov
© Ciri - Witcher III, inspiré des romans d'Andrzej Sapkowsk.




Id card
PRÉNOM • Elemina.
NOM • VOLKOV.
SEXE • Féminin.
ÂGE • 28 ans.
GROUPE • Civil.
ORIENTATION SEXUELLE • Ambiguë.
PROFESSION • Faussaire.


Physique


Un peu trop jolie pour les souterrains.
Le beau est un oiseau de mauvais augure.
On se méfie des gens qui attirent l’attention, ils n’apportent jamais rien de bon.
Ils sont des trouble-fêtes. Des indésirables.
Elemina et ses yeux trop clairs.
Elemina et ses cheveux trop blonds.
Elemina et sa bouche trop rouge.
Elle ressemble trop aux gens de la surface.
Fine et féline sous sa longue cape sombre, elle marche la tête basse pour éviter qu’on la reconnaisse, ramassant sa lourde chevelure blafarde. Sur ses yeux fatigués, elle ajoute du noir qui finit par couler sous la sueur et l’humidité. Ses longues mèches collant sur son cou et ses épaules chétives.  
Négligée. Elle doit se négliger pour disparaître, pour s’attirer la confiance, s’attirer la paix sous les rues des murs de Sina.
Ses bras fins tout au long de ses flancs, elle garde ses mains près de sa ceinture ; on ne la surprendra pas. La longue lame sur sa hanche, sans fourreau, elle la sent qui érafle ses pantalons brunâtres, tout comme le couteau à sa botte dont elle écope parfois de quelques égratignures. Peu importe. Ici-bas, la protection n’est pas quelque chose qui s’acquiert facilement.
Elle ne relève qu’enfin la tête que lorsqu’elle arrive à son quartier général, un appartement continuellement plongé dans la pénombre à l’exception de quelques bougies survivantes de la nuit dernière. Les heures ne se comptent pas en lumière, de toute façon.
Sa cape glisse au sol, révélant une chemise de lin masculine et un peu trop confortable pour ce qu’elle devrait se permettre… Et les dernières lueurs de la pièce pâlissent encore davantage sa peau albinos, c’est dans la noirceur la plus complète qu’elle redevient l’intermédiaire parfaite entre les mondes du dessus et du dessous.


Caractère


Calme, austère.
Elle regarde son interlocuteur avec une façade on ne peut plus indifférente. Les gens des souterrains sont souvent comme ça. Les relations factices n'attirent pas la sympathie. La politesse ne faisant qu'altérer les propos réels. On marche par échange équivalent ici, un service en attirant un autre. C'est une loi non écrite, un peu désuète, mais les gens la suivent, Elemina y comprit. Le respect, c'est un peu la même chose : on le gagne, on l'acquiert. On finit par ne plus la donner à autrui à moins d'une preuve nécessaire. C'est Donnant-Donnant, recevoir et donner parce que l'on s'en sent capable. Parfois, on en oublie à quel point il est difficile de faire confiance... Ou on oublie simplement de le faire. On abolie pour mieux se protéger, se réserver.

Selon ses dires, ce même interlocuteur était descendu sous terre pour des informations. Méfiante, elle haussa un sourcil. Sa curiosité enterrée bien profondément sous le masque de la faussaire, elle sentit son estomac se nouer d'excitation... Mais elle n'aime pas voir des clients s'attarder longtemps. Les bordels ont souvent plusieurs prostitués qui sont laissés pour compte. Des gens qui sont vulnérables et qui peuvent facilement être les sujets d'intention plus ou moins honorables... L'honneur, c'est un concept clair même pour les parias... L'honneur ou la fierté, c'est souvent les seules choses qu'ils leur rentent.

Elemina connait trop bien cette vie pour passer outre les risques du milieu. Ce bordel est un endroit qu'elle protège. Ces gens, elle les appelle les siens. C'est une pseudo famille dont les membres varient selon les saisons ou la famine. Certains meurent, certains partent, mais ici-bas, personne ne doit rien à personne et le peu de soutien que l'on obtient est rarement quelque chose que l'on garde indéfiniment. C'est pour cette raison que l'on devient indifférent, pour s'obliger à ne plus s'en soucier, ravaler tout ce qui pourrait être faiblesse parce que l'on sait déjà que ça arrivera encore, encore et encore....

Elle passa sa langue sur sa lèvre inférieure, patiente. Les ententes sont toujours interminables, mais elle sait comment les gérer. Cette patiente lui vaut souvent le terme compréhensive, même si, en vérité, elle ne fait qu'observer et analyser. Elle pense souvent un peu trop, repassant chaque moment, chaque instant de la conversation. Elle doit savoir à qui elle a affaire, elle doit recueillir un maximum d'informations. Elle ne veut pas être prise de court.

Elle finit par accepter les termes de leur entente. Elle leur obéira tant et aussi longtemps qu'ils ne la brimeront pas. La morale, elle peut la contourner facilement... Au fond, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins... Et dire qu'avant, il n'y avait que la peur qui la contrôlait... Maintenant, tout ce qui lui restait... C'était... De faire avec ce qu'il lui restait.


Histoire





Laver. Astiquer. Gratter. Arracher.
Le sang ne s’effaçait pas.
Plus elle frottait, plus il s’étalait, plus il la contaminait. Des mains aux poignets, aux coudes, puis aux épaules, à la poitrine, aux côtes, au ventre...
Elle balança le semblant de savon qu’elle tenait contre le mur.
Son visage enduit de larmes et de sueurs se réfléchissait dans l’étrange glace terni de la petite pièce.  Elle n’arrivait plus à voir de son œil gauche, le sang coulant trop abondamment de son front. Elle ne sentait plus la moitié de son visage. Ses doigts pianotaient vigoureusement sur sa joue, dans l’espoir de ressentir autre chose que l’engourdissement.
Son corps entier tremblait de peur et de rage sans qu’elle ne puisse être capable de se contrôler, sans qu’elle puisse se raisonner. Pour la première fois de sa vie, elle avait dépassé un stage de l’angoisse qui l’empêchait de respirer correctement.

Autour d’elle, la chambre comptait quatre murs. Une commode dont on ne comptait que deux tiroirs sur trois. Un chandelier aux lueurs ternes. Un lit en désordre dont la moitié des draps traînaient par terre.  Sur le plancher, un uniforme de la police militaire, une robe hagarde et un corps, inerte.
Elle n’osait pas se retourner. Elle ne voulait pas recroiser les yeux vides ou la bouche encore ouverte du cadavre. Elle mit une main à sa bouche pour étouffer ses propres sanglots avant de se laisser tomber sur le sol. Ses genoux frôlaient le sang frais qui avait coulé de la carotide du soldat… C’en était fini d’elle.
Les autorités l’enfermeraient.
La feraient exécuter.
Ils la feraient fusiller… Non : ils la feraient pendre.
Jamais les gens du mur Sina ne prendraient la peine de perdre des munitions pour une prostituée.
S’il n’était pas venu… S’il avait simplement pris la peine de l’écouter lorsqu’elle lui avait dit d’arrêter…
Mais encore une fois, c’était sa propre culpabilité qui lui revenait en pleine figure.
Et si ce n’était pas la sienne, les gens d’en-haut n’y verraient aucun problème. Elle était coupable. Elle avait tranché la gorge d’un membre de l’ordre.

Ses yeux se dirigèrent finalement sur la dépouille de l’homme... Pour combien de temps avait-il payé déjà ? Une heure, peut-être deux ?
Et combien de temps s’était-il écroulé depuis?
Ses derniers sanglots s’étranglèrent dans sa gorge. Elle se massa les tempes avec force. Elle devait penser à une solution. Se départir du corps. La Brigade investiguerait le meurtre de l’un des leurs, il n’y avait même de doute à y avoir…
Elle devrait se débarrasser du corps. Coûte que coûte.

!0 ans dans la prostitution, c’était bien assez pour avoir vu tout ce qu’il y avait à voir de pourri en ce vaste monde. Elle se redressa, se rhabilla, couvrit le corps dans les draps du lit et épongea la plus grande partie du sang avec la couverture. Le matelas, par miracle, était intact. Les murs, par contre, devraient être nettoyés pour tout effacer.
Elemina se regarda une toute dernière fois dans le miroir de la pièce, travaillant un air composé pour éviter la panique. Elle aurait besoin d’aide… Et de soins, mais avant tout, elle devait se débarrasser du corps d’Aidan Mendes. Elle clencha sa mâchoire puis sortit de la pièce, refermant la porte derrière elle avec précaution.
Le sang sur sa tête et sur sa robe ne passerait pas inaperçu.  Le bordel comportait trois étages, dont deux composés exclusivement de chambres et un rez-de-chaussée qui comptait un bar et un bureau, celui du patron. C’était là qu’il prenait les ententes avec les clients. Elle se mordit l’intérieur de la joue, nerveusement. Elle devait se rendre au bureau, quoi qu’il advienne, mais avant qu’elle ne puisse prendre la cage d’escalier, une voix l’interrompit :

« Mina? »

Elle se figea. Sa gorge était sèche et ses jambes faibles. Devait-elle oui ou non répondre? Se retourner? Elle n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit que sa propre mère lui attrapa l’épaule.
Les deux prostituées restèrent dans cette même position pendant plusieurs secondes avant que la plus jeune des deux ne se retournent.
Elle vit le visage de sa mère se décomposer, ses yeux s’écarquillés, sa bouche s’ouvrir en émoi, mais ce fût sa fille qui l’interrompit en posant un doigt sur ses lèvres.

« Tais-toi, je t’en supplie… Personne ne doit savoir. »

Elle lui prit le poignet, serrant si fort qu'elle savait d'ores et déjà les marques qu'elle y laisserait. Elle marcha en direction de la chambre, rebroussant chemin avec un haut-le-cœur. Elle goûtait la bile derrière ses dents tandis qu'elle rouvrait la porte derrière laquelle elle avait enveloppé le cadavre. Sa mère passa la première, puis Elemina en fit de même. Elle vit le mouvement de recul, puis les mains qui s’abattirent rudement sur la bouche de cette femme dont elle ne possédait que de vagues traits, des liens à peine reconnaissables.  

« Mina… Qu’est-ce que tu as fait? »

Qu’est-ce qu’elle avait fait… Elle ne comprenait même pas comment elle avait pu égorger l’homme sur le sol. Sa mère s’approcha du cadavre, déployant les draps pour observer l’étendue des dégâts. Elemina resta là, son dos contre le porte. Elle s’enroula dans ses propres bras, tentant de se rassurer de la scène qui passait et repassait dans son esprit.
Lui et ses mains.
C’était un jeu, avait-il dit. Juste un jeu.
D’abord il lui avait bandé les yeux, puis elle avait senti le froid d’une lame sur ses seins, puis son ventre.
Elle avait dégluti, minaudé gentiment son inconfort.
À mi-phrase, il avait couché ce qu’elle avait deviné être un couteau sur sa joue.
Elle pouvait sentir sa chair s’ouvrir tranquillement…
Elle avait imploré gentiment d’abord, puis avec une peur qu’elle n’arrivait plus à contenir. Elle s’était débattue d’abord mollement, avait retiré ce qui lui cachait la vue, mais elle se retrouva plaqué sur le dos. Le souffle court, elle avait serré les dents, les yeux vitreux d’anxiété lorsqu’elle vit l’homme s’approcher de son orbite et effleurer sa paupière… Et elle se mit à paniquer lorsque la lame s’enfonça de son sourcil à son front.
Elle donna des coups de pieds, des coups de poing, griffant les épaules du soldat jusqu’à perdre haleine, des larmes coulant le long de ses joues, diluant le sang qui l’aveuglait.
Ses efforts pour se libérer la blessait au passage, jusqu’à ce qu’elle réussisse à empoigner le poignet de l’homme et le rejeter en arrière, d’un mouvement brusque.
Il se rabattit sur elle encore plus fort.
La lame se pressait contre leurs peaux respectives ; elle contre le milieu de sa joue, et lui, à sa trachée. Et elle donna un coup violent de la pointe du couteau à la poignée jusqu’à ce qu’elle sente qu’elle quittait sa figure pour s’enfoncer ailleurs, ses paumes fissurées lui tirant un grognement animal.
La dernière chose dont elle se rappelait clairement, c’était l’horreur de voir Aidan Mendes se noyer dans son propre sang alors qu’elle lui répétait de respirer, pleurant de plus belle…

« C’était un jeu. Juste un jeu. » Avait-elle répété sans même se rendre compte du regard terrorisé de sa mère qui lui fit signe de se taire.

Elemina abaissa la tête, honteuse. Fiévreuse. Elle avait encore une fois envie de vomir. Elle resta prostrée dans sa chair quand elle sentit sa mère quitter la pièce puis revenir avec leur proxénète. Il regarda la scène en horreur à son tour. Niklaus Church passa une main sur son visage, entre colère et perplexité. Elemina n’avait jamais démontré aucun signe d’agressivité jusque-là… Et le sang sur son visage et les lésions sur son corps laissaient présager le pire.
Dans les souterrains, les clients étaient souvent plus brusques qu’à la surface parce qu’il n’y avait aucune trace de leurs désirs, désaxés ou conventionnels. Personne ne se souciait d’une putain de bas-étage dans un des mille et un bordels sous les murs de Sina.
Il prit une longue inspiration.
De toutes les prostituées, Elemina avait été la plus jeune, la plus exotique aussi. Les clients l’aimaient et elle leur rendait autant qu’une gamine dans son genre le pouvait.
Sèchement, Niklaus lui prit le visage pour observer ses blessures. La longue lésion laisserait sans doute une cicatrice… Rien qui ne pouvait réduire le prix de sa marchandise. Il la relâcha et elle abaissa une nouvelle fois sa tête.

« Débarrassez-moi de ça. »

Le sous-entendu « je m’occuperai du reste » resta en suspens.
Les deux prostituées hochèrent la tête affirmative. Elles se penchèrent simultanément pour remballer le corps   Elles le tirèrent dans un coin de la pièce, près de ce qui leur servait de fenêtre… Le mieux, c’était d’attendre que les rues deviennent moins achalandées… Sortir avec le corps par les escaliers étaient trop risqués : elles devraient le faire passer par la fenêtre… De toute façon, ce ne serait pas la chute qui le tuerait davantage. Tous trois se comprirent sans même un mot, hochant la tête en un commun accord.
Niklaus quitta la chambre, leur soufflant de tout remettre en ordre. Elles acquiescèrent. Dociles. Muettes.
Elles restèrent dans la pièce à nettoyer pendant des heures, Niklaus orchestrant leur sortie ; elles attendraient son signal.

Lorsqu’elles entendirent le sifflement distinct de leur patron en bas de la fenêtre, elles sortirent leurs têtes au même moment avant de jeter un œil en contre-plongée. Un chariot rempli à rebord de foins. Le meilleur moyen de dissimuler le corps.
Elles se regardèrent, mère et fille, dans leur pitoyable état. Elles avaient tout ramassé, tout effacé… Et en balançant le cadavre par-dessus bord, elles se reculèrent de quelques pas. Elemina sentit les bras de sa mère qui l’étreignait avec force, essuyant les larmes qui s’étaient remises à couler le long de son visage.
D’une main affectueuse, la plus vieille des deux l’attira un peu plus vers elle. Elle sentit les lèvres sur son front…
Elemina comprit qu’elle serait seule à y aller.
Sa mère devrait rester ici pour la couvrir. Elle le savait…
Elle se mit à trembler de tout son corps et pourtant, les mains tendres sur ses joues tentaient de la consoler.
Tout irait bien, disaient les doigts.
Je m’occupe de tout, chuchotaient les paumes.
Elemina hocha la tête à plusieurs reprises, se convainquant qu’elle devait partir.
Le plus tôt ferait-elle disparaître Aidan Mendes, le plus vite seraient-ils en sécurité.
Elle se défit des mains qui la consolaient et en embrassant chacune des paumes puis, le cœur lourd, elle tourna les talons.

***

Elle ne sut pas exactement combien de temps la carriole roula.
Niklaus et elle avaient enseveli ce qui restait d’Aidan Mendes dans l’herbe sèche. Ce n’était, aux yeux du monde, qu’un cargo normal, sans importance.
Nul ne pourrait deviner ce qui s’était produit dans la petite chambre au troisième étage du bordel de Church.
Il l’avait laissée seule avec le vieux canasson qui avait survécu sans lumière près d’une décennie et demi par miracle. Le plus loin elle irait, mieux elle se sentirait.
Ils ne s’arrêtèrent que lorsque le cheval lui-même n’en puisse plus, suintant et râlant à chaque souffle. L’air dans les souterrains n’avaient rien à voir avec celui de la surface : il était pesant, humide. Elle tira les rênes avant de se retourner.  
Derrière elle, elle avait emmené le nécessaire : une pelle, des allumettes, une torche, un sac, des vêtements de rechange.
Une fois les pieds à terre, elle libéra le cheval qui hennit de soulagement lorsqu’elle retira le mors. En regardant en l’air, elle pouvait voir par les trous de leur ciel de boue, la lumière rougeâtre du coucher du soleil… Le monde extérieur n’était pas un mystère pour elle… En tout cas, pas entièrement. Certains des clients préféraient recevoir leur prostitué(e) à leur demeure respective. De brefs contrats, mais des contrats dont certains d’entre eux mourraient d’envie d’acquérir pour sortir de cette fosse à misère… Parce qu’au fond, rien ne se faisait de bon dans les souterrains.
Ils avaient tous faim un jour sur deux, courraient après le peu de temps qu’il restait pour une poignée de monnaie, ou encore… Non.
Elle secoua sa tête violemment : elle devait se concentrer. Elle se dirigea vers le chariot pour redécouvrir le corps de l’homme qui reposait parmi les brindilles. Elle n’arrivait pas à détourner le regard des yeux encore ouverts qui la fixaient sans la voir.
Des yeux de verre.

Elle avait treize ans à son premier client.
Il avait à peu près l'âge d'Aidan Mendes. Plus ou moins en tout cas. Le même genre de figure, de carrure, le même uniforme... Elle ne lui donnerait pas la satisfaction d'être inhumé avec ses devoirs, son honneur. Il avait été un homme parmi tant d'autres… Pire que d’autres. Les doigts de la jeune femme glissèrent sur la blessure à son visage, ferma les yeux, se détourna.
Elle devait se mettre à creuser avant qu’il n’y ait plus de lumière.
Elle se saisit la pelle et si elle eut besoin de la torche pour illuminer le restant de sa nuit, elle ne s’arrêta pas une seule seconde.
Elle devait creuser un trou assez grand pour contenir le chariot et tout ce qui venait avec. Le foin n’était pas un hasard : une fois la cavité assez profonde, elle ferait tout brûler. Niklaus s’attendait à ce qu’elle le fasse, sinon il ne l’aurait pas laissé partir avec le cheval. Il ne voulait qu’il ne reste rien.

La lumière blafarde de la lune était décadente sur les surfaces brunâtres des souterrains. Avec le trou dans le toit terreux, elle savait que la fumée ne se dirigerait pas vers leur district. Elle s’évaporerait à la surface, quelque part plus ou moins près du mur Sina ou peut-être plus loin. Elle n’en savait que trop peu pour se situer.
D’un mouvement brusque, elle jeta la pelle à sa droite et elle se dirigea vers la carriole afin de la pousser dans le pseudo-gouffre qu’elle venait de terminer. Elle comptait moins de deux mètres de profondeur. C’était suffisant.  
Elle se déshabilla, jeta ses vêtements sales avec le cadavre, se rhabilla, et puis, une fois qu’elle s’était assurée que le canasson était toujours près d’elle, elle se concentra quelques minutes avant de reprendre le la torche qui brûlait encore sur le sol, à moitié consumée…
C’était l’heure.  
Lorsqu'elle jeta finalement sa torche dans la fosse, elle ne broncha pas.
Ni à l'odeur, ni à la fumée qui lui piquait les yeux. Elle avait attendu jusqu'à ce qu'elle ne voie que des restes. Le squelette avait partiellement été carbonisé, mais une fois la fosse renterrée, personne n'irait jusque-là pour savoir ce qu'il était advenu. Il serait rapporté comme déserteur parce qu'il n'y aurait aucune preuve.
Aidan Mendes n'était pas un habitué des Souterrains, mais il finit comme plusieurs d’entre eux.
Il fallait croire qu’il ne valait pas mieux, au final.

Le soleil était réapparu lorsqu’elle l’enfouit sous la terre.
L’air épuisé, elle termina avant l’heure du midi. Les yeux leurrant une dernière fois les éclats du jour, elle monta le cheval avant de rentrer chez elle… Ou ce qui s’en apparentait le plus.
Les gens des souterrains n’appartiennent à nulle part, de toute façon.

***

Elle tira la bride du cheval quand elle les vit débarquer avec leurs baïonnettes et leurs mousquets.
Elle sentit son monde s’écrouler.
Ils étaient sept.
Ses yeux alternaient entre les membres de la Brigade et les prostitués dans la rue, criant, s’indignant de plus belle pendant qu’on tirait l’une d’elles à terre.
Les pieds sur les pavés sales et mouillés, elle démonta du cheval, les rênes entre les mains en s’approchant de la scène. Elle poussa les gens autour d’elle, d’un coup de coude, d’un coup de main.
Non.
Ça ne pouvait pas être possible.
Le cheval abrutit par la foule la tirait malgré lui et à contre-courant, il se mit à se braquer, attirant l’attention sur elle, deux militaires brandissant leur arme vers elle.

« Reste là. »

L’ordre la prit de court.
Elle lâcha la bride, leva les mains, les yeux écarquillés, elle regarda sa propre mère recevoir un coup dans les côtes.

« Arrêtez! » Cria-t-elle.

Et avant qu’elle ait pu faire quoi que ce soit, elle se retrouva avec la bouche d’un canon en plein milieu du front. :

« J’ai dit reste. »

Elle se figea, pour de bon.
Elle regarda sa mère sur le sol, le moment où on lui passa les menottes et on lui lut ses droits… Comme si ici-bas, les gens se souciaient de ça. Les marchands autour chuchotaient, les prostitués levaient le nez sur une des leurs…

« Wilhelmina Volkov, vous êtes accusée du meurtre non-prémédité d’Aidan Mendes.
Vous avez le droit de garder le silence.
Votre sentence a déjà été décidé : à la tombée du jour, vous serez pendus sur la place publique. »

Le meurtre d’Aidan Mendes.
Non.
Pas ça.
Pourquoi? Était-ce pour cette raison-là qu’on l’avait éloigné?
Pour qu’on l’épargne?
Ses lèvres bougeaient sans qu’aucun son ne puisse franchir sa bouche. Se yeux n’arrivaient même plus à voir correctement. On avait abaissé l’arme qu’on avait pointé sur elle.
La foule se dispersa lorsqu’ils virent les soldats s’emparer de leur prisonnière.
La vie dans les souterrains suivrait son cours, avec ou sans elle.
Mais pas Elemina.
Elle regarda sa mère être traînée derrière eux, la bousculant pour qu’elle avance plus vite.
Elle voulait courir à leur suite, leur dire de tout arrêter, que c’était sa faute.
Qu’elle avait tranché la gorge d’Aidan Mendes, qu’elle était même allée jusqu’à profaner son cadavre en le jetant dans une fosse. Elle l’avait tué comme un chien.
Elle l’avait tué…
Elle tomba à genoux, désespérée.
Complètement seule.
Elle était là, dans l’indifférence générale. Les passants l’ignoraient, les clients aussi.
La vie allait continuer, avec ou sans elle, se rappelait-elle, ses lèvres traçant les mots de sa pensée en silence.

Elle ne sentit même pas la main qui se posa son sur épaule et qui l’aida à se relever.
Elle se laissa faire, se laissa conduire à l’intérieur du bordel.
On l’assit, lui servit un verre et pendant qu’on nettoyait sa blessure à sa joue, on lui parla calmement.

« Elle l’a fait de son propre gré, Mina.
C’est son choix. »

La voix de Niklaus n’arrivait pas à faire du sens. Tout était si flou, si loin. Délicatement, il déposa une cape sur ses épaules, tapotant l’arrière de sa nuque, paternel.  

« Allez, debout. »

Elle se leva à sa suite, se couvrant davantage dans le tissu rugueux, rabaissant le capuchon sur sa tête. S’il y avait quelqu’un en qui elle devait avoir confiance, c’était Church.
Il lui avait offert un toit, de la nourriture, de l’alcool…Et même si elle devait vendre son corps pour accéder à ce genre de privilège, il ne l’avait pas renié lorsqu’il avait découvert le cadavre d’Aidan Mendes.
Il était le seul à savoir, le seul à pouvoir l’aider.

Ils sortirent par la ruelle, emportant avec eux deux laisser-passer vers la surface.
Elemina prit le sien entre ses doigts, frissonnante. Les gens tuaient pour ce genre de choses. Qui possédait un laisser-passer pour la surface pouvait aller et venir comme bon lui semblait… Enfin presque.
Mais restait-il que ces laisser-passer leur offraient une liberté dont nul n’aurait pu rêver.
Et puis, elle comprit pourquoi Niklaus lui en avait gardé un.
L’exécution.  
Elle espérait qu’on puisse encore sauver sa mère, qu’on puisse la libérer…
Mais en vérité, Niklaus l’emmenait par principe. Parce que c’était le dernier moment qu’elle aurait de la voir, de près ou de loin.
On ne leur rendrait pas le corps. Elle serait jetée dans les fosses communes…
Ce serait leur dernier adieu.

Ils passèrent les escaliers sans interruption, marchèrent dans les rues du mur Sina sans retenue… Et si ce moment devait pourtant être exceptionnel, libérateur, Elemina n’en sentait que davantage drainée. Son corps entier semblait peser une tonne. Ses pieds léchaient le sol, ses poings se serraient jusqu’à ce que ses ongles pénètrent dans les récentes blessures. La douleur ne lui faisait plus rien, trop absorbée par les dernières heures.
Il lui semblait qu’elle n’avait pas dormi depuis un mois.
Son ventre creux avait même cessé ses appels à force d’être ignoré.
Elle avait froid, seulement froid.
Le soleil plombait sur la ville et même encore là, il lui semblait bien loin.
Il faisait encore plus froid qu’en-bas.
Plus froid que partout.

Les lignes orangés dessinaient la ville, la tranchaient comme une peinture dont les traits étaient grossiers. Elle regardait autour d’elle, la vie des gens de la surface. Dans les rues, il n’y avait aucune trace de mendiants, de prostitués, de revendeurs… Tout était si propre… Que c’en était écoeurant.
Elle passa une main nerveuse sur son visage avant de sentir le bras de Church l’arrêter.
La place publique.
Les éclats de voix des militaires résonnaient partout autour. Plusieurs civils s’étaient regroupés, agités par la curiosité morbide. Les exécutions n’étaient pas fréquentes. C’était un spectacle.
Elle n’avait pas besoin de s’approcher plus pour connaître l’idée du prisonnier qu’on emmenait. Quinze heures, sonnaient la grande horloge de Sina.

Les gens autour s’écartèrent lorsque les soldats passèrent devant eux pour escorter le corps frêle et féminin dont on avait caché le visage sous un sac de jute.
Le temps semblait s’arrêter, s’égrainer au compte-goutte. Chaque détail passant au ralenti tandis qu’on la faisait monter sur l’estrade de bois, sous les yeux ébahis des plus jeunes, le dédain des plus vieux et le rire gras des nobliaux qui s’extasiaient.
On la condamna à la seconde où on retira sa cagoule et déjà, elle cherchait les yeux hagards un visage familier, une lueur de sympathie, n’importe quoi…
Et alors elles, se regardèrent. Mère et fille. Comme elles l’avaient toujours fait.

Sa mère la regarda à la seconde où l'échafaud ouvrit ses planches.
Le noeud coulant aurait dû lui casser la nuque, mais dans les cas d'haine et de déshonneur, les bourreaux oubliaient ce que la moralité leur obligeait. Elle n'avait pas le cou brisé : elle s'étranglait.
Pendant de longues interminables secondes.
Elemina se sentit mourir avec elle, pleurant à en perdre le souffle, piégée dans son impuissance pendant qu’elle sentit Niklaus la retenir en arrière.

La place publique s'était remplie avec la populace qui hurlait à l'injustice sur les sons gutturales de la condamnée qui se débattait, ses ongles entrant dans sa gorge sous des cris étouffés. C'était un spectacle horrifiant.
Les jambes qui s'abattaient sur les piliers de bois.
Les doigts qui creusaient dans leur propre trachée.
Les yeux qui se retournaient dans leurs orbites.... et la foule qui regardait... jusqu'au silence complet et jusqu'à qu'on n'entende que les relâchements du corps qui pendouillait encore de sa mort violente.

L'un des militaires s'avança sur l'échafaud, attirant l'attention de la foule.
Le torse bombée, sa stature imposante pesant sur l'assemblée.

« C’est ce que la justice permet pour ceux qui enfreignent les lois!
Pour ceux qui font atteintes à l’autorité qui protègent les citoyens!... »

Elle avait vu rouge.
Elle pouvait entendre la voix putride du militaire empesté l’air.
Elle avait tiré le couteau de Niklaus en le jetant par en arrière.
Elle le tuerait. Elle le tuerait pour tous ceux qui méprisaient la police militaire. Pour tous ceux qui vivaient l’injustice sous les yeux de ces porcs qui se vautraient dans leur propre merde. Qui se gavait de leur confort tandis qu’en-bas, ils crevaient de faim. Tandis que dehors, les Titans bouffaient leurs soldats.
Tandis qu’ils mourraient sur le parvis, ceux-là se goinfraient d’orgueil.

Elle n’eut pas le temps de faire dix pas que Church la planta sur le sol, un genou entre ses omoplates pendant qu’il reprenait son couteau. Elle hurlait, pleurait, mordait, giflait le sol, griffait les cailloux jusqu’à s’arracher les ongles et au bout de quelques minutes, elle se calma. Lessivée.

C’était fini.
Tout était fini.

***

Elle avait été incapable de prendre des clients depuis.
Niklaus Church aurait pu s’en départir, la renvoyer… Mais il en décida autrement, par bonté d’âme ou peut-être parce qu’il ne voulait pas avoir la mort d’un autre de ses employés sur la conscience.
Il la connaissait depuis trop longtemps pour être indifférent.

« Sais-tu ce qu’est un Faussaire, Mina? »

La première fois qu’elle entendit le mot, c’était lorsqu’elle était entrée au service de Niklaus, dix ans plus tôt.

« Un producteur de faux documents.» Répondit-elle, curieuse.

Il avait acquiescé.
Depuis quelques années, les prostitués qui allaient à la surface avaient quelquefois la tâche ardue d’apporter avec eux des documents, plus ou moins légaux à certaines têtes de Sina ou de Rose.
C’était un mécanisme facile, simple : préparer les documents, les apporter. Certaines fois, la prostitution servait également à la cueillette d’informations. Dans tous les cas, le faussaire était la personne responsable des informations et des falsifications en tout genre.

Il lui tendit à nouveau le laisser-passer qu’il lui avait légué lors de la pendaison de sa mère.

« Laisse-moi t’apprendre le business. »

Elle n’avait pas dit oui. Ni non.
Elle l’avait simplement laisser faire.




Derrière l'écran
PSEUDO • Mina.
SEXE • Féminin.
ÂGE • Dans la vingtaine.

DOUBLE COMPTE ? • Nope.
COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ LE FORUM ? • Le hasard fait bien les choses. Je cherchais un forum sur lequel je pourrais jouer Erwin... Et voilà où j'ai atterri ;).
AUTRE • blah

© renako_dream


Dernière édition par Elemina Volkov le 27/3/2017, 01:23, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    24/3/2017, 21:32

Ce vava ! 0/
Bienvenue parmi nous ❤ C'est cool de voir une civile :3
Bon courage pour ta fiche et au plaisir de te voir RP avec nous !

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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    24/3/2017, 21:34

Merci, Ymir ;) C'est un plaisir tout à fait partagé!
Je tente de conclure la partie histoire ce soir, si possible ;)
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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    24/3/2017, 22:51

Bonjour Elemina.
Bienvenue sur le forum. Je te souhaite bon courage pour ta fiche et j'espère que tu te plairas parmi nous

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Merci Erwin pour cette sign' so fab...
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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    24/3/2017, 22:56

Merci, Livaï ^^
Pour le moment, j'ai déjà publié la première partie de ma fiche - soit la première partie d'histoire et la section physique ;)- donc niveau courage, ça va toujours :p

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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    24/3/2017, 23:16

Bienvenue officiellement ! =)

Superbe avatar ♥

Ton début de fiche est trop bien écrit, j'ai hâte de lire la suite !

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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    24/3/2017, 23:19

Merci infiniment, Eren Ça me fait trop plaisir que ça te plaise ^^.
J'espère tout finir avant la fin du week-end, mais sait-on jamais ^^!
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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    25/3/2017, 17:13

Bienvenu sur le forum (grâce à moi tu ne peux pas jouer Erwin *rire maléfique*)

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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    25/3/2017, 17:36

Merci, Baobab!
(OUI! Mais je te pardonne puisque j'ai adoré ta fiche ;))
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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    25/3/2017, 19:08

Pour les curieux, j'ai terminé mon histoire ;)
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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    27/3/2017, 22:30

Tu vendais du rêve dès le départ. Mais là, une fois la fiche terminée... C'EST 1000 FOIS PLUS VENDEUR *^* ♥
Hâte de te voir validée -j'te need direct un rp, comme on parlait sur la CB 8)-

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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    28/3/2017, 01:19

Oh, tu es trop adorable :D Je suis trop excitée, je tiens à peine en place :D
Je te réserve un RP, ma Mimir :D
BIENTÔT VOUS SEREZ ENVAHIS PAR LES RPS!
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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    28/3/2017, 10:07




Tu es validé(e) !




Validation d'Eren
Bravo à toi !
Je suis complètement sous le charme ! Ta plume, ton histoire, j'aime tout ♥
C'est la première fois que je vois ce genre de personnage sur un forum snk, et je trouve que tu exploites très bien le monde sous terrain, qui n'est que trop peu évoqué dans le manga. J'ai hâte de te voir évoluer sur le forum =)


Validation de Livaï
Tu as réussi !
Tout comme Eren, je suis sous le charme. On n'a pas l'impression de lire une simple histoire dans une présa. C'est scénarisé, c'est romancé, c'est triste, glauque et... génial. J'aime beaucoup la façon avec laquelle tu retranscris les sentiments et émotions de ton personnage. Je le trouve aussi d'une originalité peu commune. Etant donné le passé de Livaï dans les bas-fonds, j'espère qu'on aura l'occasion de RP ensemble ! Bravo pour cette fiche et félicitations pour ta validation


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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    28/3/2017, 10:41

Haaaan, une faussaire, j'adore!

Bienvenue parmi nous !
Je n'ai pas encore toute ta fiche, mais ça ne saurait tarder !

A très vite !

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Phoenix
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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    28/3/2017, 13:27

Merci pour ma couleur, les petits lousp :D Vos commentaires m'ont fait chaud au coeur <3 Je vous réserve déjà des RPs dès que vous aurez le temps, hinhin :3
Il ne me manque que ma fiche de liens et je suis en voiture pour des heures d'écriture

Merci, Phoenix <3
Sache que je lirai ta fiche sous peu également, :)
Je suis super curieuse de savoir ce que tu as mijoté ;)
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MessageSujet: Re: Elemina Volkov - «We will all laugh at gilded butterflies. »    

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