Attack on Titan Rpg

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 Fais moi de la place | Ft. Erwin Smith |

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Caporal-chef
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MessageSujet: Re: Fais moi de la place | Ft. Erwin Smith |   25/4/2017, 22:46

Fais-moi de la place….


feat. Erwin Smith
Heureusement que je possède certaines barrières pour canaliser les pulsions qui m’envahissent parfois. Comme maintenant par exemple. J’ai la folle envie de sauter par-dessus le bureau et de serrer le cou de cet enfoiré de Reiss. J’ai envie de le voir se débattre, agoniser, suffoquer et me supplier en bavant comme un animal. Et plus il aurait supplié et plus j’aurai serré mes doigts sur son cou pour l’étrangler à pleine puissance et lui faire regretter d’être aussi con et méchant.

Mais au lieu de ça je reste là. Planté comme un piquet avec les poings serrés. Je reste à le regarder à attende ce que je sais être une fatalité. Mes yeux ont beau le foudroyer du regard ça ne le fait pas plier ce connard. Il continu sur sa lignée prenant dans sa grosse main potelée son combiné pour composer le numéro des parents de Erwin.

J’envoie un message à mon camarde tout aussi dans la merde que moi. Il garde la tête droite. J’ai presque l’impression de le voir trembler mais je ne saurai dire si c’est de fureur ou de terreur à l’idée de se faire griller par ses parents. J’ai cru comprendre que ces derniers étaient exigeants et autoritaires. J’imagine que ça va être sa fête en rentrant…

Je m’en veux…. Putain j’ai pas été malin sur ce coup-là. Encore, que je me fasse chopper c’est une chose. Mais que j’entraine Erwin avec moi en est une autre. C’est mon idée d’aller clopper dans les chiottes. Je devrai être le seul à en assumer les conséquences.

Avant que Reiss n’ait le temps de faire quoi que ce soit, je me jette sur son bureau et j’appui sur le socle du téléphone qui permet d’actionner la commande de raccrochage

« Arrêtez ! C’est moi qui ai entrainé Erwin dans les toilettes pour fumer. Collez moi autant de retenues que vous voulez mais laissez-le. Il n’y ai pour rien. »

Reiss semble se réjouir de la tournure de la situation. Un sourire étire ses lèvres et allonge sa moustache noire. D’un geste leste il dégage ma main du téléphone avant de se mettre debout pour essayer de m’impressionner. Comme s’il pensait réussir à me faire peur ce fumier

« Peu importe la responsabilité. Le résultat est là, vous fumiez tous les deux dans l’enceinte de l’établissement alors que le règlement l’interdit formellement. Par conséquent le sort de ton petit copain ne sera pas différent du tien, Ackerman »

Intérieurement je fulmine. J’ai envie de tout défoncer. Je veux jeter au sol tout ce qui repose sur le bureau. Je veux donner des coups de latte dans son armoire à dossiers et dans sa gueule de rat d’égout répugnant. Au lieu de ça je me contient. J’adresse à Erwin un regard empreint d’une profonde désolation. Putain je m’en veux bordel….

-Bonjour, M.Smith. Je suis Rhodes Reiss, oui je suis le CPE du lycée c’est ça. Je vous appel au sujet d’Erwin.

Les mains d’Erwin tremblent…. Cette fois j’en suis certain. Il a beau essayer de les cacher derrière lui, je les vois très bien d’où je suis

J’écoute avec impuissance Reiss expliquer la situation au père d’Erwin. Finalement…. Son horoscope pourri n’avait pas menti. Il était véritablement le dernier du classement et j’ai presque envie d’aller lui chercher un truc en plume pour soulager la sentence qui allait être la sienne en rentrant. Bah… Il allait se prendre une engueulade d’enfer et être privé de sorti et d’argent de poche pendant un temps ? C’est bien comme ça que ça se passe chez lui bourgeois non ? Allez, à la limite il se prendra une bonne claque dans la gueule pour lui remettre les idées en place…. Je ne pense pas que ça puisse excéder cela. Mais ce n’est pas une raison pour que je méprise son anxiété ou son dégout de rentrer chez lui ce soir. Après tout, je connais rien de sa famille, je ne peux pas juger

-Bien vos parents sont donc prévenus, et vous aurez également des heures de colle. Je vais en discuter avec M.Zackley afin de savoir combien vous en méritez. Vous pouvez aller à la vie scolaire chercher un billet de retard avant de retourner en cours, au revoir messieurs.

J’ai envie de lui répondre. J’ai envie de lui gueuler dessus et de lui faire un doigt bien haut. Il est content le petit CPE. Il frétille certainement de la queue à l’aidée de nous avoir pincé et d’avoir exercé sa petite vengeance qu’il pense bien méritée.

Au lieu de ça je me tais et j’emboite le pas à Erwin pour aller chercher mon billet de retard. J’en ai tellement plein le cul que je me suis enfoncé dans un silence qui n’a d’égale que ma mauvaise humeur. Une humeur exécrable qui ne s’est pas calmée avec le cours de maths de Dork dans lequel je n’ai rien capté, comme je l’avais imaginé.

Pendant la pause de midi je n’avais pas spécialement faim. Mon estomac est tellement noué que je n’arriverais rien à faire passer. Alors on va squatter un escalier avec Erwin et on écoute de la musique. On a pas besoin de se parler. Il suffit d’écouter pour essayer de se changer les idées. Je commence à connaitre ses gouts alors j’ai rentré des musiques téléchargées sur mon MP3 spécialement pour lui. Je pose la tête sur mes genoux repliés et je ferme les yeux alors que « Mutter » se déverse lentement dans mes oreilles.

Finalement la journée se poursuit avec la même morosité. La même envie de ne pas rentrer. C’est ma mère qui a reçu l’appel mais c’est mon père qui va vouloir consulter mon carnet de correspondance et y trouver le mot de retard et la feuille de retenue que Reiss nous a apporté dans le courant de l’après-midi. Nous écopons donc de 10 heures de colles réparties par deux sur cinq mercredi après-midi. Motif : infraction du règlement et insolence. Super… ça va lui plaire à mon père.

Quand la dernière sonnerie retentie je fais un signe de la main à Erwin. Je m’engouffre dans le métro jusqu’à rentrer chez moi. L’appartement est silencieux et je ne cherche même pas à savoir ce que fou mon vieux. Il pourrait agoniser dans un coin que je fouterai pas mal.

Je ferme la porte de ma chambre et je sors mes affaires. J’ai une dissertation, encore, à rendre pour après demain et je pense la faire maintenant afin de gagner un peu de temps. Profitons du calme de la maison bien trop peu présent

Il s’est écoulé une heure quand la porte de l’appartement attire mon attention. Je tends l’oreille sans bouger, essayant de faire oublier ma présence dans l’éventualité où il s’agirait de mon père. Mais deux petits coups sont frappés à la porte de ma chambre et je sais immédiatement que c’est ma mère. Mon père ne frappe jamais – à part moi bien sure - … Il entre en se fichant pas mal de mon intimité

« Entre… »

Ma mère apparait de l’autre côté de la porte et je vois immédiatement qu’elle ne va pas bien. Ses yeux sont un peu gonflés et plus rouges qu’à l’accoutumés. Elle se force malgré tout à me sourire avant de venir s’assoir sur le bord de mon lit

« Je ne te demande pas si ta journée était bien Livie… »

Je secoue la tête de gauche à droite en la regardant

« La tienne n’a pas du être marrante non plus… »


Elle me fait un petit sourire

« Je savais que mon patron n’était pas un enfant de chœur mais je ne pensais pas qu’il était cruel à ce point »

Intrigué je fronce les sourcils avant de la regarder. J’ai peur que le patron en question ne s’en soit prit à elle d’une quelconque façon. Il vaut mieux pour lui que ça ne soit pas le cas car je risque de devenir incontrôlable…

« Cruel… avec toi ? »


C’est à son tour de secouer la tête de gauche à droite. Un immense soulagement s’empare de moi. J’ai l’impression qu’on me retire soudainement un poids qui pesait sur les épaules.

« Avec son fils…. Il a ton âge… Il ne l’aime pas. Il ne lui tolère rien. J’avais compris qu’il était acerbe dans ses propos mais aujourd’hui, je l’ai surpris en train de le battre à coups de ceinture… Et ça m’a bouleversée. Tout ça parce qu’il a appris qu’il fumait… »

Je la vois dissimuler son visage entre ses mains. Elle était encore choquée par ce qu’elle a vu . Et je voit parfaitement qu’elle est perturbée. Elle tremble… comme quand elle vient me consoler après que mon père m’ait frappé. Alors je me lève de ma chaise de bureau et je me met devant elle. Je me penche pour déposer dans ses cheveux un petit baiser. Les rôles se sont inversés. Ce n’est pas la première fois que je dois la consoler. Et ce n’est en aucun cas une critique ! On se console et se soutient mutuellement. C’est ce qui nous permet de tenir dans les moments déprimants

La connaissant elle n’a pas dû rester là sans agir. Je suppose et j’imagine qu’elle a du s’interposer. Qu’elle a essayé de faire stopper ce père débile – un de plus – qui s’en prenait à son fils. Des coups de ceinture…. Entre ça et la maltraitance de mon père je ne sais pas ce qui est pire. Sans doute la ceinture quand même

« Va te reposer. Je crois que papa est sorti…. Tu vas prendre un bon bain et je m’occuper du diner. »

Elle me fait un petit sourire et se remet debout. Elle est à peine plus grande que moi et toute aussi chétive dans sa constitution fluette qui lui donne une apparence fragile.

« C’est gentil »

Elle m’adresse un petit sourire avant de passer devant moi et de se retourner pour me regarder

« Mais je ne suis quand même pas contente pour l’appel de ton CPE….. Je n’approuve pas que tu détruises ta santé en fumant Livaï… Et encore moins que tu cours le risque de te faire renvoyer du lycée. La prochaine fois réfléchi un peu plus, compris ? »

« mouais…. »


Elle sort de la chambre et j’en fais de même pour aller à la cuisine. Je pense faire des croques monsieurs… Parce que je sais que ma mère adore ça. Tout en les préparant je repense un peu à ce qu’elle m’a dit. Le fils de son patron c’est fait pécho en train de fumer. Décidément, il n’y a pas que moi et Erwin qui avons la poisse avec le tabac aujourd’hui… Je me demande comment ça c’est passé de son coté d’ailleurs. J’espère qu’il n’aura pas trop d’emmerdes… C’est qu’en définitive, c’est de ma faute… et ça me ferait bien chier qu’il se fasse trucider par ses parents.



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Merci Erwin pour cette sign' so fab...
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MessageSujet: Re: Fais moi de la place | Ft. Erwin Smith |   26/4/2017, 00:25

Fais moi de la place


feat. Livai ♥

Le réveil était difficile ce matin... Faut dire que je n’ai pas beaucoup dormit en fait, deux heures tout au plus...

J’ai l’habitude de dormir sur le dos –et souvent en étoile de mer mais c’est un détail- sauf que c’était impossible cette nuit, malgré les quelques soins que Kuchel m’a apporté ça faisait un mal de chien... J’ai donc dû essayé de pioncer sur le ventre et c’était pas gagné, pour preuve, j’ai pas vraiment réussi...

Je finis par répondre à mon père qui tambourine à la porte, comme toujours et je me redresse en m’essuyant les yeux. Je soupire une fois devant le miroir quand je constate que j’ai des cernes horribles.... Je rivalise sans problème avec Livai pour le coup... Pas que ses cernes soient horribles, c’est sexy sur lui, mais pas sur moi. Je vais sous la douche rapidement afin de me laver vu que je ne l’ai pas fait hier soir, Kuchel m’a appliqué de la crème et il fallait la laisser toute la nuit.

Je grimace un peu en sentant le jet sur mon dos, je baisse la pression mais ça fait toujours aussi mal, raison de plus pour me dépêcher. Et puis si jamais je mets trop de temps mon père va faire chier pour me descendre lui-même au lycée et je n’ai vraiment pas envie de le voir... Pas après ce qu’il m’a fait hier.... J’en ai encore l’estomac tout retourné à vrai dire, et même le reste de gâteau de Kuchel ne suffit pas à me donner faim. La seule chose que j’ai pu avalé depuis hier c’est le café qu’elle m’a préparé.

Elle a vraiment été très gentil hier, je pense même que c’est la première fois qu’on est comme ça avec moi... Elle me rappelle un peu ma grand-mère de ce côté, si adorable...

Après avoir arrêté mon père, elle m’a pris dans ses bras et m’a caressé les cheveux pendant de longues minutes alors que je pleurais contre elle. Ce n’est pas dans mes habitudes et je n’ai vraiment pas la larme facile... Mais cette fois je pense que j’en avais vraiment besoin, pas que cela m’ai fait du bien mais je n’ai simplement pas réussi à me retenir. Elle a pris son temps et a attendu que je me calme pour m’aider à me relever, et nous sommes allé à la salle de bain où elle a désinfecté les quelques plaies qui saignaient. C’était surement le crochet de la ceinture qui s’est accroché...

Elle m’a appliqué de la crème un peu partout avec douceur, c’était d’ailleurs troublant cette tendresse avec laquelle elle essayait de me soigner... Tout en passant la pâte froide sur mes hématomes, elle me parlait doucement en essayant de me rassurer et de me changer les idées, elle m’a un peu parler de son fils et de sa passion pour le dessin, elle m’a aussi demandé ce qui me plaisait comme dessert, elle a demandé des nouvelles d’Eren et Mikasa...

J’avais l’agréable impression de parler avec ma mère...

Et quand je dis ça, je ne parle pas de ma génitrice, nos échanges sont plutôt rares voir inexistants. Mais Kuchel m’a donné l’impression d’être une mère pour moi, le temps de quelques instants. J’avoue en avoir un peu profité, j’ai savouré... Je suis sincèrement désolé pour son fils de lui avoir volé sa maman quelques minutes mais... Je ne regrette rien.

Et après ça, elle m’a préparé un café. Je dois bien avoué qu’il m’a fait du bien, plus que les pauvres chocolats que ma mère prépare en mettant trop de sucre, surtout que je n’aime plus cette boisson depuis mes 11 ans... Mais je m’efforce de le boire à chaque fois afin de ne pas la vexer, ce sont déjà les seuls moments que l’on passe ensemble.

Kuchel est partie un peu plus tard hier soir, après m’avoir fait un câlin avant de passer la porte, j’ai senti qu’elle se sentait plus mal qu’à l’accoutumé mais je n’ai pas relevé. La seule chose que j’espère sincèrement, c’est que mon père ne tienne pas compte de son insubordination et ne la renvoie... Elle est la seule chose de positive dans cette foutue baraque, je refuse qu’il ne me la retire. Et je refuse qu’elle se retrouve sans emploi à cause de moi surtout... Je m’en voudrais terriblement...

Je pense que je devrais en parler avec mon père d’ici peu, mais pour le moment je préfère l’éviter, j’empoigne mon sac et mon manteaux avant de me précipiter dehors avant qu’il ne m’intercepte et je prends la route du lycée, encore ce métro qui pue...

Je traine un peu les pieds une fois sorti, j’avoue que je n’ai pas spécialement envie de m’attarder devant le lycée avec Livai, à vrai dire, j’ai surtout peur qu’il me pose des questions concernant ma soirée d’hier et je n’ai pas encore trouvé de mensonge à lui fournir... Mais d’un autre côté, j’ai peur qu’il pense que je l’évite alors que ce n’est pas le cas... Me voilà donc en train de presser le pas pour rattraper mon retard... Et je le vois devant en train de fumer comme d’habitude, comme s’il ne s’était rien passer.

Je m’approche de lui et je m’efforce de faire un sourire qui ressemble à quelque chose...

-Salut...

Je ne lui demande pas si ça va, je vois bien à sa tête que c’est pas trop la joie... Au moins on est deux.

-Tu veux pas me dépanner d’une clope ? Mon paquet est dans mon casier et le temps que j’aille les chercher ça aura sonné...

Je lui fais une petite moue, essayant ainsi de noyer le poisson et qu’il ne voit pas la différence avec d’habitude. Je n’ai pas envie qu’il se sente coupable pour hier. Je le remercie quand il me tend une cigarette et je taxe le briquet d’une demoiselle pas loin. Je profite vraiment de cette clope qui m’a bien manqué hier, bordel ça aurait fait du bien aussi ça... Je me penche en arrière pour m’appuyer contre le grillage mais je me redresse immédiatement, mauvaise idée.

Tout comme je viens de me rendre compte que c’était une idée de merde de partir ce matin sans avoir manger alors que nos deux premières heures de cours sont celles de sport... En plus de mon manque de sommeil ça va être génial.

Ca me fait bien chier d’ailleurs, parce que le sport c’est ma matière préférée, déjà parce que j’aime ça, mais aussi parce que le prof, Zacharias, est super sympa. C’est bien un des seuls ici d’ailleurs, c’est presque tous des têtes de cons, mais lui il a l’air différent. Il se prend pas la tête, et surtout il me prend pas la tête. Il m’arrive souvent de discuter avec lui entre deux sessions et je dois aussi dire qu’il est fort sympathique, je l’apprécie. Cela compense avec le fait que Livai soit dispensé et que je ne puisse pas l’admirer se changer dans les vestiaires...

Les vestiaires qui sont ma bête noire... Dans mon ancien lycée c’était des cabines individuelles alors je n’avais pas de problèmes, mais là je galère. Pas que je sois pudique, j’en ai strictement rien à foutre et j’ai pas honte de mon corps. Sauf de mon dos... J’essaye à tous prix de le cacher donc la plupart du temps je vais me changer aux toilettes mais on se fou de ma gueule quand je fais ça, donc je met en place des techniques pour être dans un coin où on ne me voit pas trop faire...

Jusqu’à présent je pense l’avoir bien caché vu que personne n’a remarqué, et ça m’arrange bien.

Je termine ma cigarette et je jette le mégot avant de suivre Livai jusqu’au gymnase. Même s’il est dispensé il est obligé de suivre les cours et la plupart du temps il assiste Zacharias pour le calcul des temps ou l’arbitrage... Ou il est dans les gradins en train de dessiner...

Je le laisse donc faire sa petite vie pendant que je vais me changer en prenant soin de ne pas attirer les regards sur ma personne, certainement pas aujourd’hui. Je me dépêche d’enfiler mon tshirt et mon short pour aller rejoindre le professeur qui commence l’appel. Il me sourit en cochant mon prénom et je commence à m’échauffer...

Je sens que cette séance va être vraiment difficile, j’ai un mal de chien à faire mes étirements et je ne peux cacher quelques grimaces quand c’est au tour de mon dos... Sans compter que ma fatigue n’aide pas trop, j’ai l’impression d’être un gros légume.

Aujourd’hui c’est basket, c’est l’un des sports que je préfère, peut-être parce que ma taille m’apporte quelques facilités, même si je reste plus petit que Bertholdt... Mais vu que ce mec est un peu à côté de la plaque des fois, ben j’arrive à le passer sans mal quand il défend. Vous allez rire mais la personne qui me donne le plus de fil à retordre pendant les matchs c’est Petra, elle est toute petite mais elle est rapide alors elle arrive tout le temps à choper la balle... C’est pour ça que je me débrouille pour l’avoir dans mon équipe quand on les compose. En plus c’est une fille plutôt gentille, disons qu’elle me fait pas chier. Pas comme ce connard de Reiner qui me regarde avec son sourire tout fier pour sa balance d’hier.

Vas y rigole mon gros, rira bien qui rira le dernier.

-Bon aller tout le monde venez là, on va faire les équipe pour les matchs ! Cette fois c’est moi qui compose parce que sinon on aura jamais des trucs homogènes... Alors équipe A : Erwin...Hansie... Petra... Marco et Jean... Equipe B...

Je cesse de l’écouter une fois que je sais avec qui je vais jouer. Il y a Petra et ça c’est cool, et Hansie aussi, avec ses cheveux toujours aussi gras. Bon sang c’est pas possible, se lavera-t’elle un jour les tifs ? On a lancé des paris avec Livai pour savoir quand ce serait... J’ai misé 10€ pour Noël, lui il pense plutôt pour la Saint-Valentin... Et si jamais elle ne l’a pas fait après cette date on se cotise pour lui payer du shampoing...

Cette dernière commence d’ailleurs à me tourner autour avec excitation, elle tient sa vengeance contre l’équipe de Connie avec moi dans ses rangs, elle ne se gêne pas pour me donner une grande tape dans le dos... Et je dois serrer les dents pour ne pas gémir de douleur... Heureusement personne ne semble remarquer, et les matchs peuvent commencer quand Zacharias donne le coup de sifflet.

Je commence à courir un peu partout et à tirer, avec tout de même moins d’efficacité que d’habitude... Je loupe plusieurs paniers et je suis obligé de courir d’autant plus pour rattraper le ballon... Ce qui ne fait que me fatiguer... A bout d’une dizaine de minutes je suis obligé de me stopper un peu pour reprendre mon souffle... Et c’était sans compter sur Reiner qui ne trouve pas mieux que de me lancer le ballon dessus « sans faire exprès ». Pauvre con va, je vais vraiment me le faire.

Je le prends dans les côtes et je grimace alors que cela réveille à nouveau ma douleur. C’est vraiment pas ma journée, je me demande où je suis au classement mais sans doute pas beaucoup plus haut qu’hier...

La partie reprend jusqu’à ce que le prof siffle pour signaler que c’est terminé, et heureusement, parce que je suis vraiment sur les rotules, j’ai du mal à retrouver mon souffle et je suis obligé de m’asseoir vu que je commençais à chanceler...

-Erwin... Ca ne va pas ?

-S-si...mais..je suis fatigué, j’ai mal dormi cette nuit...

-Tu es pâle quand même, tu as mangé ce matin ?


Je secoue la tête avec une petite mine coupable. Il soupire doucement et lance le match suivant avant de revenir vers moi.

-Je ne peux pas te laisser continuer, je suis désolé tu comprends. Tu vas aller te reposer à l’infirmerie, va te changer, je vais demander à Livai de t’accompagner quand ce sera fait.

Je hoche la tête doucement et je me lève pour retourner aux vestiaires alors que je l’entend appeler le susnommé Livai qui était tranquillement dans les gradins.

-Livai ! Viens là.



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MessageSujet: Re: Fais moi de la place | Ft. Erwin Smith |   26/4/2017, 11:43

Fais-moi de la place….


feat. Erwin Smith

Je me réveille en douceur ce matin. C’est la sonnerie programmée de mon téléphone qui m’extirpe du sommeil. Je l’éteins et je flémarde encore un petit peu sous ma couette bien chaude avant de finalement me mettre assis et de m’étirer.

Hier n’était pas une soirée si épouvantable finalement. Je n’ai pas vu mon père de la journée et il n’était pas encore entré quand je suis allé me coucher. Ho je m’en fais pas pour lui va. Je sais très bien où il était parti. Dans un café quelconque histoire de s’envoyer quelques verres et dilapider l’argent que ma mère se crève le cul à gagner. Au moins tant qu’il est là-bas il ne nous fait pas chier. Limite je préfère le savoir dehors qu’ici. Je n’ai pas l’angoisse de me demander à quelque moment il va débarquer dans ma chambre pour se défouler.

Du coup on a passé un repas plutôt agréable en tête à tête avec ma mère. On a parlé du lycée. De cette histoire de cigarette. Elle ne m’a même pas engueulé mais je voyais bien qu’elle était quelque peu triste d’apprendre que je fumais. On a parlé des cours, des profs, de mes camarades de lycée. Je lui ai un peu parlé d’Erwin sans pour autant lui en dire trop non plus. Je lui ai simplement dit que mon nouveau voisin était chiant mais qu’en fin de compte je m’y étais habitué et attaché

Comme elle était fatiguée elle est allée se coucher relativement de bonne heure. Pour ma part, je suis retourné dans ma chambre finir ma dissertation avant de me mettre au lit avec un manga. Il faut que j’avance dans les Tokyo Ghoul qu’Erwin m’a prêté afin que je puisse lui rendre rapidement. Et surtout qu’on puisse en discuter parce que je sais que c’est davantage ça qu’il attend ! Il est tellement fan de cette série que je vois bien qu’il est heureux d’avoir – enfin – trouvé une personne avec qui en parler et échanger des avis. Je me serai bien contenté de lui rétorquer qu’il qu’y a des forums pour ça sur internet mais bon…. soyons honnête, ça ne me déplait pas de parler avec lui de manga. Et de bien d’autres choses aussi d’ailleurs

Après être allé à la douche et m’être habillé je file vers la cuisine. Ma mère est partie à son boulot pendant que j’étais dans la salle de bain et elle m’a laissé un petit mot sur la table de la cuisine. Elle me souhaite une bonne journée et elle dit qu’elle a fait des pancakes et que je peux en emporter si j’ai faim au lycée. Je ne vais pas me faire prier tiens ! Même natures les pancakes de ma mère sont trop bons. Elle ajoute un peu de sirop d’érable directement dans la pâte ce qui leur donne un petit gout sucré et caramélisé que j’adore. Je déchire un morceau de papier alu et j’emballe dedans plusieurs petites crêpes. Je ferai gouter ça à Erwin tiens ! Lui qui me vante toujours les qualités de pâtissière de sa femme de ménage. Attends de gouter les gâteaux de ma mère et on en parle !

J’étale un peu de nutella sur un pancakes encore tièdes et je commence à le manger tout en consultant mon téléphone portable. Je vais à la page de l’horoscope, comme tous les matins. Je vais directement à la ligne des capricornes pour voir que je trône à la 6em positon. Comme hier. Mon regard trouve rapidement le signe de Erwin qui se place à la 10e position…. Encore une journée pas terrible qui s’amorce pour lui. Je soupire. Son objet du jour est une peluche. Je réfléchi un instant. La seule et unique peluche que je possède est un Salamèche que mon père m’a offert il y a bien longtemps. Je ne sais plus quel âge je devais avoir mais je me rappelle parfaitement que nous étions à une fête foraine quand j’avais vu la peluche sur l’un des stands. Mon père avait alors fait plusieurs parties de tir à la carabine pour me gagner la précieuse peluche que je convoitais. J’étais heureux comme tout. Et lui aussi. C’était chouette cette époque-là…. C’était avant.

Je vais me laver les mains pour retirer le chocolat présent sur le bout de mes doigts et je vais dans ma chambre. J’attrape la peluche Salamèche qui était posée sur mon lit parfaitement refait. Je la fourre dans mon sac avant de mettre ma veste et de mettre le sac sur mon dos. Direction le lycée.

Le trajet se passe comme d’habitude. Entre métro, odeur dégueulasse et bousculades. Je suis bien content de réussir à atteindre ma station et de sortir de cette bouche de métro souterraine qui pue la pisse. Mon reflexe dès que je suis arrivé est de sortir mon paquet de cigarettes avant de claquer la langue avec un certain agacement. Fait chier, je n’ai pas de briquet. Habituellement je taxe toujours celui de Erwin mais aujourd’hui je n’ai pas le courage de l’attendre pour m’en griller une. Du coup j’en emprunte un à un mec que je croise sur le trottoir avec une cigarette au bec. Il me tends son briquet et je constate que ce dernier est tout vert. Pas de dessin rigolo ni de Johnny Hallyday…. Quel manque flagrant d’originalité.

Je me pose devant la grille du lycée et j’attends Erwin qui ne tarde d’ailleurs pas à arriver. Oula… la gueule qu’il tire…. J’imagine que la soirée d’hier n’a pas du être réjouissante. Il a des cernes opaques qui marquent son visage et font ressortir un peu plus le bleu azur de ses yeux. Ses traits sont tirés et il a l’air fatigué.

-Salut...

«  Salut », lui répondis je avec le même enthousiasme

-Tu veux pas me dépanner d’une clope ? Mon paquet est dans mon casier et le temps que j’aille les chercher ça aura sonné...

Je ne dis rien et je sors le paquet de cigarettes de mon sac avant de lui en tendre une. Je vois bien qu’il est relativement à cran et qu’il n’a pas spécialement envie de discuter. Tout comme je n’ai pas non plus envie de lui demander comment s’est passé sa soirée. A l’évidence ca crève les yeux que ça s’est passe goupillé pour lui.

Alors on fume simplement ensemble, dans un silence à la fois pesant et agréable jusqu’à ce que la sonnerie retentisse. J’éteint mon mégot en le frottant contre la pierre du mur soutenant la grille du bahut puis je vais le jeter à la poubelle.

Je marche à coté de Erwin en prenant le chemin du gymnase. Les premières heures de cours sont consacrées au sport. Une disciple de laquelle je suis dispensé par une attestation médicale. Dans mon malheur, j’ai la chance d’avoir un médecin relativement compréhensif. Il sait parfaitement les mauvais traitements dont je suis victime vu que ma mère m’a plusieurs fois emmené le consulter pour être certaine que je n’ai rien de cassé. Il a déjà voulu a de nombreuses reprises avertir les services sociaux mais on lui a demandé de ne rien faire. Il était bien gêné le pauvre…. Alors quand il m’a demandé s’il pouvait faire quoique ce soit pour moi, je lui ai simplement dit que je voulais être dispensé de sport… Déjà pour ne pas avoir à me dévêtir dans les vestiaires. Et d’autres part parce que je ne voulais pas faire du sport avec mon corps parfois encore endolori et égratigné des coups reçus plus tôt.

Du coup voilà, alors qu’Erwin prend le chemin des vestiaires moi je prends celui des gradins. Ca va je n’ai jamais trop l’occasion de me faire chier malgré les deux heures assis à ne rien foutre. Zacharias me file parfois son chronomètre pour que je mesure les temps en athlétisme. Il me demande de l’aider à installer les filets ou les limitations des terrains. Et le reste du temps je suis dans les gradins à dessiner, réviser ou finir les devoirs que je n’ai pas encore fait.

Après quelques minutes, Erwin et les autres sortent au compte goute du vestiaires. Zacharias a descendu les paniers de basket et il a été en réserve chercher le panier de ballons et les chasubles aux couleurs flashy.

Tsss….Je ne l’aime pas, Zacharias. Sous ses airs de bellâtre sympathique se cache en fait un mec manipulateur et menteur. Il fait des sourires, il fait genre de vouloir être ton ami mais en fait ce n’est qu’un gros pervers qu’il ne désire qu’une seule et unique chose : baiser les petits étudiants ! Et qu’on ne dise pas que je raconte n’importe quoi ! Je sais parfaitement de quoi il est capable pour être tombé dans son piège de merde l’année dernière ! Sale enfoiré !! Je lui ai fait confiance et lui m’a trahis délibérément. Depuis ce jour je ne peux plus le saquer mais je suis bien obligé de faire semblant si je ne veux pas avoir davantage d’emmerdes que je n’en ai déjà.

-Bon aller tout le monde venez là, on va faire les équipe pour les matchs ! Cette fois c’est moi qui compose parce que sinon on aura jamais des trucs homogènes... Alors équipe A : Erwin...Hansie... Petra... Marco et Jean... Equipe B...

Je relève mon nez de mes notes de français que j’étais en train de réviser. Mon regard se porte sur Erwin et sur Hansie. Non mais quelle bourrine celle-là je te jure. Faut voire la claque qu’elle vient de lui coller dans le dos. Le pauvre grimace et je ne sais pas s’il a réellement eu mal ou s’il fait un peu de comédie. Toujours est-il que ça aurait été à moi qu’Hansie aurait fait ça, elle se serait pris un coup de pied dans le bide en retour ! Non mais !

Le coup de sifflet annonçant le début du match commence et le referme mon cahier de français pour regarder un peu la tournure que prennent les choses. J’aime pas spécialement le sport mais le basket ça passe encore. Je trouve ça plutôt sympa. Quand j’étais petit, mon père m’amenait dans un parc où il y aavit un panier et on faisait des échanges. C’est peut-être pour ça que j’ai une certaine affection pour le basketball…

Et puis j’aime bien regarder Erwin jouer.  Parce qu’il est doué et parce qu’il est sexy. Bah ouais ça compte aussi ! Et parce qu’il sourit. Quand il fait du sport j’ai l’impression de le voir vivre et s’épanouir. Enfin d’habitude c’est ainsi. Mais aujourd’hui c’est bien loin d’être le cas. Il loupe beaucoup de passes et de shootes. Il court difficilement. Il a toujours un temps de retard et il n’a carrément pas l’air dans son assiette. Tch ! J’avais bien vu ce matin que quelque chose n’allait pas quand il s’est pointé avec sa gueule de croque mort.

-Erwin... Ca ne va pas ?

-S-si...mais..je suis fatigué, j’ai mal dormi cette nuit...

-Tu es pâle quand même, tu as mangé ce matin ?

Je le vois faire un signe négatif de la tête et je soupire profondément. Non mais quel con putain. Il pouvait pas me le dire ce matin ? J’ai des pancakes dans mon sac et au pire on aurait fait un saut à la boulangerie juste en face pour lui rendre un truc à bouffer. Mais non faut que monsieur joue les héros courageux

-Je ne peux pas te laisser continuer, je suis désolé tu comprends. Tu vas aller te reposer à l’infirmerie, va te changer, je vais demander à Livai de t’accompagner quand ce sera fait.


Je n’attends pas que Mike – je peux bien l’appeler par son prénom, après tout on a baisé ensemble alors bon… - m’appelle pour anticiper et remettre mes affaires de cours dans mon sac. Il me penche pour attraper le papier d’alu contenant les pancakes et je descends les marches du gradin pour aller rejoindre mon très charmant professeur

Une fois arrivé à sa hauteur il me fait un de ses sourires dont j’ai horreur et il me pose la main sur mon épaule. Ni une ni deux je fais un pas sur le côté pour mettre de la distance et me dégager de son emprise. Ah c’est bon je veux plus qu’il me touche celui-là ! En tout cas ça ne semble pas le déranger parce qu’il me regarde avec un sourire comme s’il ne s’était rien passé

«  Tu vas accompagner Erwin jusqu’à l’infirmerie. Explique à l’infirmière qu’il n’a pas mangé et qu’il doit faire un petit malaise. S’il doit y rester jusqu’à la fin du cours, tu seras chargé de t’occuper de ses affaires. Compris ? »


Je lui adresse un regard consterné avant de répondre sans la moindre amabilité

« C’est bon j’suis pas débile, j’ai compris »


Sans ajouter quoique ce soit je prends la direction des vestiaires. La porte n’est pas verrouillée et je ne vais pas non plus m’amuser à frapper. Ce sont des vestiaires collectifs, pas une chambre ou une salle de bain.

Lorsque je tire la porte je tombe sur Erwin et le paquet de pancakes emballés que j’avais emporté m’échappe des mains pour finalement s’écraser sur le sol, à mes pieds. Je reste un instant médusé, figé avec horreur face à ce que je suis en train de voir.

Erwin avait remis son pantalon et à l’instant où j’ai ouvert la porte il s’apprêtait à remettre sa chemise. Pour la première fois je pouvais le voir torse nu. Pour la première fois je pouvais le voir dos nu…. Un dos mutilé. Un dos blessé. Plusieurs longues blessures droites et fines se rependaient en part en part de son dos, déchirant sa peau par endroit en formant des plaies hideuses qui n’avaient pas encore cicatrisées.

Erwin parait tout aussi surpris que je le suis parce qu’il se dépêche de cacher cette vue affreuse dès qu’il remarque ma présence. Mais c’est trop tard. J’ai vu l’horreur…. Et soudainement tout s’entrechoque dans mes pensées. C’est comme si toutes les pièces d’un puzzle s’imbriquaient soudainement. Je repense à ma mère qui m’a parlé de ce gamin battu à coups de ceinture à cause d’une histoire de cigarette. Je constate le dos lardé de coups d’Erwin qui parait terrifié à l’idée que j’ai découvert son secret.

Je cligne des yeux et j’essaie de reprendre contenance. Je m’abaisse pour ramasser le paquet de pancakes puis je m’avance vers mon… ami. Je me mets assis sur le banc du vestiaire. Est-ce que c’est lui le fils du patron cruel dont parlait ma mère ? Est ce que c’est son père qui l’a battu à ce point ? La responsabilité et la culpabilité me rongent immédiatement. C’est comme un venin qui se distille dans mes veines…. Je me déteste. Je me hais. Je m’en veux… putain qu’est ce que je m’en veux….

Et parallèlement mon cœur serré n’arrête pas de me faire mal. Erwin est battu…. Ca crève les yeux. Il est comme moi… on se ressemble… on vit le même enfer… la même honte… le même désespoir… la même angoisse…. Je pourrai tout lui dire, lui avouer, lui montrer mon torse recouvert d’hématomes. Mais je n’y arrive pas… c’est au dessus de mes forces.

La seule chose dont je suis capable c’est d’ouvrir le papier aluminium et de le tendre à Erwin pour lui proposer les pancakes que j’ai emporté.

« Y a pas idées de venir en sport sans bouffer… t’es con quand tu t’y mets »

Je lui laisse prendre un pancake et j’en fais de même histoire de l’accompagner. Je tourne ensuite ma tête vers lui pour le regarder

« C’est ton père ? »

Je n’ajoute rien d’autre de toute façon il sait très bien de quoi je veux parler. Je n’ai nullement l’intention de faire comme si je n’ai rien vu. C’est trop tard. Que ça lui plaise ou pas je partage son secret maintenant. Encore plus maintenant que je sais que je suis responsable de sa correction d’hier. Putain j’ai envie de foutre un coup de poing dans les casiers des vestiaires ou un coup de pied dans l’un des bancs.

« Tu subis ça depuis longtemps ? »


Ce n’est en aucun cas de la curiosité malsaine. Je veux qu’Erwin arrive à crever l’abcès et qu’avec moi il trouve une épaule sur laquelle s’appuyer ou se reposer J’aimerai qu’à l’avenir il n’ait pas peur de me  parler. De me dire quand ça va pas. Qu’il trouve mon soutient quand il en a besoin. Parce que je sais que trop bien ce que ça fait de subir tout ça, de se sentir détester, d’avoir mal en silence, de devoir endurer et encaisser sans rien dire. Je le sais….. je le sais…

« Mike veut que je te conduise à l’infirmerie pour que tu te reposes…. Je pense que pour une fois il n’a pas tort…. Tu devrais aller à l’infirmerie te reposer… Je viendrai te chercher pour aller bouffer ensemble au resto U. Et interdiction de refuser….Tu vas pas refuser un rendez-vous galant avec moi quand même non ?  »

J’essaie de détendre légèrement l’atmosphère mais je sais que ce n’est pas gagné pour autant. Je m’en fou je lâcherai pas l’affaire ! Faut qu’il reprenne des forces alors ce midi on va bouffer que ça lui plaise ou non ! Même si je dois moi-même lui filer la becquée !

J’essaie prendre sur moi. J’essaie de me montrer fort pour ne pas qu’Erwin pense que je le prends en pitié. Je ne veux pas lui faire un câlin et lui papouiller les cheveux même si je me doute qu’il en a besoin... Il a besoin de soutien, d’aide, de compréhension. Il n’a pas besoin de pitié, de compassion ou de désolation.

Mais ça n’empêche que je n’arrive pas à me retirer de l’idée que tout est de ma faute. Je ne trouverai jamais une façon de me faire pardonner pour ce qu’il a subi. Je n’ose même pas imaginer la douleur qu’il ressent. Il devrait me détester…. Je comprends mieux ça grimace a la claque de Hansie ou à la passe de ballon de Reiner. Tiens d’ailleurs ce fils de pute je vais pas le louper !! Je promets de me venger ! sale enfoiré !

Enfin.. Le plus important pour le moment c’est Erwin et comment je vais réussir à l’aider



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Merci Erwin pour cette sign' so fab...
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MessageSujet: Re: Fais moi de la place | Ft. Erwin Smith |   30/4/2017, 23:29

Fais moi de la place


feat. Livai ♥

Je me dirige vers les vestiaires quand le prof me le demande, et j’avoue que je ne me fait pas prier... Je suis un peu dégoûté de louper mon cours préféré mais cela tend plus à de la torture qu’autre chose dans ces conditions...

J’ouvre la porte pour me diriger vers mon casier et je les poses sur le banc avant de me déshabiller. Je suis seul alors je ne fais pas attention à cacher quoi que ce soit, vu que tout le monde est sur le terrain en train de courir après le ballon. Tout le monde sauf un...

Je sursaute quand j’entends la porte s’ouvrir derrière moi et je regarde par-dessus mon épaule avec effroi... Je me dépêche de remettre ma chemise mais je sais déjà que c’est trop tard, il a vu...

J’ai toujours réussi à le cacher, à tout le monde.

Avec le temps, j’avais développé certaines techniques afin de ne pas montrer mes marques, et si tel était le cas, j’avais quelques petits mensonges sous la main qui étaient tout à fait crédibles... Finalement, même Eren et Mikasa n’y avaient vu que du feu, en fait c’était même plus facile avec eux, plus la personne est proche de toi, mieux tu peux la tromper, c’est bien connu.

Ce n’était pas faute d’être attentifs pourtant, mais je faisais en sorte qu’ils ne se doutent de rien. J’évitais au maximum de leur faire rencontrer mon père déjà, parce que je savais que c’était une mauvaise idée... Mais ils l’avaient assez vu pour savoir que c’était un homme strict à cheval sur certains principes. Du coup, quand arrivait l’été et que je les invitait dans ma piscine, j’étais bien obligé de me mettre torse nu...

Par « chance » les marques étaient bien moins nombreuses et visibles pendant l’été, c’était les vacances alors mon père avait moins de raisons pour me frapper, mon dos avait donc le temps de guérir et cicatriser jusqu’à la rentrée, même s’il lui arrivait de me remonter les bretelles... Du coup, je profitais aussi des camps d’été et des entrainements militaires que mon père me faisait suivre –quoique subir serait plus adéquate- afin d’expliquer la présence de bleus et d’hématomes... Ils hochaient la tête sans rien ajouter. Et cela me convenait.

Pour les autres, comme ceux avec qui j’ai déjà partagé des moments plus intimes, et bien rares sont ceux qui ont pu rien que l’apercevoir... Je fais en sorte de garder ma chemise sur le dos, l’ouvrant simplement afin de présenter mon torse et recevoir quelques caresses. Cela permet aussi à ce que l’ont ne me griffe pas. Déjà parce que j’aurais mal, mais aussi parce que mon père le verrais... Je ne tiens pas spécialement à répondre à ses questions à ce sujet. En plus il doit penser que je suis encore un bon petit puceau qui attend le mariage comme lui l’a fait avec ma mère. Désolé papa mais j’ai besoin d’affection, celle que maman et toi ne m’apportez pas alors je vais la chercher ailleurs...

Et enfin pour le sport dans mon ancien lycée, que ce soit au club de basket ou le sport en classe, les vestiaires n’étaient pas collectifs alors le problème n’existait pas. Finalement, personne n’était au courant de mes souffrances et c’était très bien comme ça.

Je n’ai pas envie d’en parler aux autres, de récolter des regards tristes, dégoûtés ou désolés. Je ne veux pas de compassion, d’excuses ou qu’on me rappel à quel point c’est horrible ce que je vis. Je le sais déjà, et je l’accepte puisque je ne fais rien pour que ça change.

Je pourrais sans doute, aller voir les services sociaux ou simplement me confier à mes grands-parents. Mais en réalité je pense avoir trop peur de mon père pour oser faire quoi que ce soit. Pourtant physiquement il n’est pas très impressionnant, je suis plus grand et plus musclé que lui, sans doute plus fort aussi... Mais j’imagine que toutes ces années à recevoir ses coups ont fait que maintenant, rien que penser à lui fait remonter un frisson d’effroi dans ma nuque. Je le déteste, sincèrement.

Je suis Livai du regard tout en reboutonnant ma chemise, il a l’air perdu, comme s’il avait du mal à encaisser ce qu’il venait de voir par erreur. Il s’assoit et lève le bras pour me tendre des pancakes emballés dans du papier d’aluminium. J’en déduis que ce sont des faits-maison, vu qu’il me bassine sans cesse avec les talents de pâtissière de sa mère... Je reste cependant persuadés qu’ils sont moins extraordinaires que ceux de Kuchel, mais ce n’est pas le moment d’avoir encore ce genre de débat, on garde ça pour passer le temps en cours de philo.

-Y a pas idées de venir en sport sans bouffer… t’es con quand tu t’y mets.

-Je n’avais pas faim...


Je n’en rajoute pas plus et je prends un pancake et je m’assois à côté de lui. Je n’ai toujours pas faim mais je sens que mon corps en a besoin après l’effort que j’ai tout de même fourni pendant le match. Du coup je me force un peu et je croque dedans... C’est vrai que c’est putain de bon... Ce serait meilleur un peu tiède avec du caramel mais bon je vais pas chipoter... Faudra que je demande à Kuchel de faire des pancakes afin que j’ai de quoi comparer... Mais la barre est vachement haute.

Je sens le regarde de Livai sur moi mais je me contente de fixer les casiers devant moi, je n’ai pas envie de croiser ses yeux sans doute pleins de tristesse et de désolation... Même si cela n’a pas l’air d’être franchement son genre... Mais dans le doute je préfère regarder devant moi, ou le pancake à la rigueur... Il est joliment doré, un régal pour les yeux aussi.

-C’est ton père ?

Ah... je pourrais en profiter pour lui mentir, genre lui dire que ce sont des jeunes du quartier qui me rackettent... Mais vivant dans le quartier le plus riche de la capital il y a peu de chances pour que cela m’arrive... Et puis à quoi bon chercher une excuse bidon, s’il pose la question c’est sans doute pour valider ses pensées...

-Ouais...

-Tu subis ça depuis longtemps ?


Visiblement il ne semble pas vouloir arrêter avec ses questions, malheureusement pour moi. Je n’en ai jamais parlé, et j’avoue que je ne comptais pas le faire. J’ai l’impression que le dire à voix haute... Rend la chose d’autant plus réelle, c’est difficile... Difficile et blessant...

-J’avais 8 ans la première fois... C’était rare à l’époque... J’avais juste... mangé des bonbons avec mes copains d’école, et j’en avais ramené quelques uns à la maison que j’avais caché sous mon oreiller pour ne pas mes les faire enlever... La femme de ménage les a trouvé et apporter à mon père. Il était furieux que je lui désobéisse et lui mente...

Je me souviens de cette fois là, quand je suis rentré de mon cours de violon avec ma mère et qu’il m’attendait debout au fond du couloir avec les bras croisés. Ses sourcils étaient si froncés qu’ils donnaient l’impression de se rejoindre. Il m’avait amené dans sa chambre et choisi une ceinture avant de m’en donner quatre coups dans le dos, quatre comme le nombre de carambar que j’avais tenté de dissimuler... Ma mère avait regardé avec effroi mais n’avait rien dit. Tout comme les fois suivantes... Maintenant, elle changeait simplement de pièce...

Je soupire doucement en repensant à tout ça et je termine le pancake de la mère de Livai, c’est dommage que je n’ai pas faim parce que j’aurais bien mangé toute la petite pile qui se présentait à moi...

-Mike veut que je te conduise à l’infirmerie pour que tu te reposes…. Je pense que pour une fois il n’a pas tort…. Tu devrais aller à l’infirmerie te reposer…

Je tourne enfin la tête vers lui pour le regarder... Je suis rassuré de ne pas voir de pitié dans son regard. Alors certes...Il a l’air un peu plus triste que d’habitude, mais je pense que c’est normal, peu de gens peuvent rester totalement de marbre devant un tel spectacle. Je pense qu’il n’y a que mon père finalement...

Je remarque une fois de plus qu’il ne semble pas porter le prof dans son cœur, je ne comprend pas très bien pourquoi il semble le détester de la sorte mais j’avoue que je n’ai pas tellement chercher à savoir non plus... De toute façon Livai n’aime pas grand monde, j’ai bien de la chance qu’il supporte ma présence même si ce ne devait pas être dans ses plans à la base...

-Je viendrai te chercher pour aller bouffer ensemble au resto U. Et interdiction de refuser….Tu vas pas refuser un rendez-vous galant avec moi quand même non ?

Un léger sourire étire les coins de mes lèvres... Ah...C’est certain que je ne refuserai jamais un rendez-vous galant avec lui, pour rien au monde qu’on se le dise !

-Ce n’est pas un rendez-vous galant si c’est interdit de refuser... C’est juste une convocation couplée d’un kidnapping... Mais bon... Je t’avoue que je suis assez curieux de voir si tu vas me faire du pied aussi aujourd’hui donc je ne vais pas louper ça...

C’est ce qui est arrivé la dernière fois à table, monsieur croyait foutre son pied contre celui de la table mais c’était le mien, je me plais à croire qu’il faisait ça en toute connaissance de cause... Chacun se rassure comme il veut, me jugez pas.

Je fini par me relever, parce qu’on ne va clairement pas coucher là, c’est pas du tout confortable, et je rassemble mes dernières affaires pour les laisser dans un coin au cas où je reviendrais et j’enfile ma veste pour suivre Livai en dehors du vestiaire. Vu que j’ai un sens de l’orientation plus que déplorable, je me contente de le suivre afin de trouver l’infirmerie, je n’y suis jamais allé alors je n’ai aucune idée d’où elle se trouve...

Je marche à côté de lui et je le regarde du coin de l’œil avant d’enfouir mes mains dans mes poches pour ne pas qu’elles se refroidissent trop, je n’aime pas avoir les mains froides.

-Tu n’en parleras à personne, n’est-ce pas... ?

Je ne demande pas ça par manque de confiance en lui, je pense qu’il peut garder un secret sans problème. De toute façon à ce que j’ai compris il n’a pas vraiment d’ami à qui le dire de toute façon... Mais l’idée d’en parler à l’assistante sociale ou la psychologue du lycée pourrait lui traverser l’esprit... Je n’en ai pas spécialement envie.

Alors bon, je n’ai pas vraiment de quoi le faire taire à vrai dire, je pourrais le menacer ou le frapper pour lui en faire passer l’envie mais je ne tiens pas tellement à lui faire du mal, ni à user d’intimidation à son égard. Et puis je l’apprécie un peu trop pour ça...  En fait, rien ne l’empêche de le crier au monde entier, et c’est un peu ça qui m’angoisse... Je ne veux pas qu’on le sache, je ne veux pas en parler...Je ne veux pas être confronté à mes problèmes directement... C’est lâche, je sais.

Nous arrivons finalement à l’infirmerie et je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit que Livai prend la parole pour énoncer la situation à la femme, elle s’appelle Joelle, je trouve ça marrant, comme dans Pokémon.

-Vous avez un mot du professeur ? Je ne peux pas vous accepter sans mot m’indiquant que c’est bien lui qui vous a envoyé.

Elle pince les lèvres dans une mimique un peu stricte, visiblement les ressemblances avec la douce infirmière Joelle s’arrêtent à son prénom, c’est bien dommage.

Je n’ai jamais compris le délire des infirmières scolaire d’être aussi connes... Elles sont juste là pour donner des dolipranes aux filles ayant leurs règles mais sinon elles ne servent à rien, sauf qu’à les écouter ce sont des prix nobel de médecine... Faut redescendre au bout d’un moment mesdames. Enfin vu le regard que Livai lui lance, ça ne devrait pas tarder pour elle... Je ferais mieux de le calmer avant qu’il ne démarre au quart de tour et se prenne encore des heures de colle... En plus de toutes celles qu’on va se taper à cause de la cigarette d’hier...

Je pose ma main sur son épaule et je fais un sourire poli à l’infirmière.

-Désolé, mais vu que c’est le professeur de sport il n’avait pas de quoi me faire un mot... Mais ce n’est pas grave sinon, j’irais me reposer dans les gradins.

Elle soupire en me regardant de haut en bas.

-Je vais prendre ta tension, on verra si tu vas si mal que ça.

Elle fronce les sourcils et va dans la pièce à côté chercher de quoi faire et m’ordonne, un peu sèchement, de retirer mon manteau afin de pouvoir mettre le scratch autour de mon bras. Je déteste qu’on prenne ma tension, c’est toujours trop serré et ça me fait mal. Je ne suis pas une petite nature, mais c’est gênant. Je la regarde avec un sourire plein d’innocence pendant qu’elle actionne son truc, je sens bien qu’elle n’a pas cru Livai et mon sourire doit la conforter dans l’idée qu’on se fou de sa gueule... Cependant elle est bien obligée d’admettre que quelque chose ne va pas quand elle voit le numéro bien trop bas de ma tension...

-Hm... Bon, je vais t’amener à côté pour un lit, tu vas dormir un peu et tu ne manqueras pas d’aller à la cantine ce midi, quant à toi, retourne en cours.

Et elle va ranger son matériel pendant que je lève les yeux vers mon accompagnateur.

-Je t’attend pour midi alors... Je vais rêver de ce fameux rendez-vous galant...

Je lui souris avant de me lever quand Joelle m’appelle et je vais en direction de sa voix si douce...



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MessageSujet: Re: Fais moi de la place | Ft. Erwin Smith |   4/5/2017, 16:05

Fais-moi de la place….


feat. Erwin Smith

L’information a encore du mal à parvenir jusqu’à mon cerveau. Il y a tellement de choses qui me traversent l’esprit que j’ai l’impression que mes pensées sont dans un bordel monstrueux. Et c’est parfaitement connu : j’ai horreur du bordel ! Que ce soit dans ma tête ou dans mon environnement.

La première chose à laquelle je pense c’est à Erwin. A ce qu’il doit ressentir. A cette douleur brulante qui doit lui déchirer la peau et tirailler ses muscules à chacun de ses mouvements. Oh putain…. Je la connais trop bien cette douleur. Tout comme je connais la peur qu’il doit ressentir à l’idée que son secret maudit soit éventé. Je sais ce qu’il ressent. La terreur de devoir montrer son corps aux autres. L’obligation de mentir à chaque visite médicale, à chaque sortie à la piscine ou à la mer…. La rancœur qu’il doit avoir contre son père. L’interrogation de se demander ce qu’il a pu lui faire de si mauvais pour mériter un tel châtiment. Pour ma part, j’ai cessé de chercher. J’ai cessé de me torturer l’esprit pour comprendre ce que j’avais pu faire dans cette vie ou dans une autre pour être à ce point méprisé et détesté. J’en suis arrivé à la conclusion que je n’avais rien fait de mal. J’étais juste là, au mauvais moment au mauvais endroit…. Est-ce que c’est pareil pour Erwin ?

Une autre information d’une importance bien moindre vient titiller mes pensées. Si le garçon battu à cause d’une ridicule histoire de cigarette est bien Erwin, cela veut dire que ma mère travaille dans sa famille. Elle est sa femme de ménage. Et tout d’un coup c’est comme si la lumière se faisait sur tout un tas de chose encore un peu floues il n’y a de ca que quelques secondes. Quand Erwin me parlait des gâteaux de sa femme de ménage. Quand il me parlait de sa gentillesse aussi. Quand ma mère me disait que le « gosse du patron » lui faisait penser moi….  Maintenant que j’ai réussi à comprendre ça, je me demande si je dois l’avouer à Erwin ou pas. Dans le doute je vais garder cette information secrète encore un moment. Chaque chose en son temps et la priorité absolue est de s’occuper d’un Erwin blessé et visiblement assez perturbé à l’idée que j’ai pu découvrir le pot aux roses

Je ne lui laisse pas le choix. Je le force presque à prendre l’un des pancakes préparés avec amour par ma mère. Je m’en bats les steaks qu’il prétende avoir faim ou pas. Il va me les bouffer ou je les lui ferait avaler par les trous de nez ! Ca crève les yeux qu’il est à deux doigts de me faire un malaise et j’ai pas vraiment envie qu’il me claque entre les mains. Parce que je n’ai pas le gabarit assez important pour le porter jusqu’à l’infirmerie ! Monsieur a beau avoir un corps d’Apollon grec, il doit peser son poids ! Et je n’ai aucune envie d’aller devoir chercher du renfort en la présente de Mike. Ca serait la meilleure façon de courir le risque d’ébruiter le fameux secret du dos martyrisé.

Entre deux bouchés de pancake qu’il grignote du bout des lèvres, il arrive à m’avouer que c’est bien son père le responsable de ce merveilleux tableau sanglant qui zèbre son dos. L’enfoiré ! Ça se pavane dans une voiture de luxe quand ça dépose son gosse à l’école mais ça lui fout sur la gueule dès que plus personne est là pour le regarder. Connard. Je le hais ! Je hais toutes ces pourritures ! Je hais les enfoirés qui ne sont même pas capable d’apporter à leur propre enfant autre chose que de la souffrance et du rejet !

Je crispe les poings alors qu’Erwin m’explique comment tout à commencé

-J’avais 8 ans la première fois... C’était rare à l’époque... J’avais juste... mangé des bonbons avec mes copains d’école, et j’en avais ramené quelques uns à la maison que j’avais caché sous mon oreiller pour ne pas mes les faire enlever... La femme de ménage les a trouvé et apporter à mon père. Il était furieux que je lui désobéisse et lui mente...

Je reste un peu stoïque en l’écoutant. Tout ça pour une histoire de bonbons ? Parce qu’un gamin de huit ans a mangé… des bonbons !!! Mais tous les gosses aiment les bonbons ! Il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat – ou un gamin en l’occurrence. Ma colère monte d’un cran. Je le sens au tremblement nerveux de mes mains que je crispe sur le reste des pancakes emballés. Je dois me retenir. Ne pas craquer. Ne pas laisser cette colère exploser. J’ai beaucoup de difficulté à la contenir et Erwin a dû le ressentir au son de ma voix qui est plus faible et plus mesurée que d’habitude lorsque je lui dit que je l’accompagne à l’infirmerie. J’ai l’impression qu’il s’en rend parfaitement compte parce qu’à son tour il essai de détendre l’atmosphère en s’essayant à un brin d’humour

-Ce n’est pas un rendez-vous galant si c’est interdit de refuser... C’est juste une convocation couplée d’un kidnapping... Mais bon... Je t’avoue que je suis assez curieux de voir si tu vas me faire du pied aussi aujourd’hui donc je ne vais pas louper ça...


Tsss ! Le voilà qui remet ça avec cette histoire de faire du pied sous la table. Putain il ne me lâchera donc jamais la grappe je crois

« Combien de fois je dois te répéter que je pensais que c’était le pied de la table ! Crétin, si j’avais su que c’était ta jambe je t’aurai plutôt savaté ! »


Ce qui n’est absolument pas vrai mais ça il n’a pas besoin de le savoir ! Par contre, ce qui est vrai, c’est que je ne lui ai pas fait intentionnellement du pied ! Il m’a pris pour qui lui ?

Je me remets debout et j’attends qu’il en fasse de même alors que nous sortons du vestiaire pour prendre la direction de l’infirmerie. Je sais parfaitement où elle se trouve pour avoir déjà dû y aller plusieurs fois, notamment les lendemains de soirées «  compliquées » à la maison.

-Tu n’en parleras à personne, n’est-ce pas... ?


Je tourne la tête vers Erwin et je suis obligé de lever les yeux pour le regarder. Je hausse les épaules avant de lever les yeux au ciel et de soupirer.

« Parler de quoi ? Du pied sous la table ou que Reiner t’a foutu un ballon de basket dans la gueule ? »


Tiens d’ailleurs celui-là faut vraiment que je trouve un truc pour lui faire regretter. Ça se voyait comme le pif d’Hansie au milieu de la face qu’Erwin était pas bien ! Et l’autre con en a profité délibérément. Fils de pute va !

Pour le reste un soupire m’échappe. Evidemment que je vais en parler à personne. Il croit quoi ? que je vais le balancer à l’infirmière ou aux services sociaux ? Je ne cautionne absolument pas ce qu’il subit par son père mais je n’ai aucune raison de me mêler de ses affaires. Parce que je n’aimerai pas qu’il vienne se mêler des miennes. Je resterai donc à ma place. Celle d’un ami et d’un confident sur lequel il pourra s’appuyer quand il en aura l’envie ou la nécessité.

Je n’ajoute rien de plus. Je pense qu’il a parfaitement compris qu’avec moi son secret serait bien gardé. Je pense avoir réussi à le rassurer un peu et c’est tant mieux parce qu’on arrive à l’infirmerie où Joelle – tout le monde l’appelle par son prénom – nous accueille de sa douce voix mélodieuse – sans aucune ironie…. Si si….

-Vous avez un mot du professeur ? Je ne peux pas vous accepter sans mot m’indiquant que c’est bien lui qui vous a envoyé.

-Désolé, mais vu que c’est le professeur de sport il n’avait pas de quoi me faire un mot... Mais ce n’est pas grave sinon, j’irais me reposer dans les gradins.

Je soupire avant de répondre à mon tour

« Non mais vous avez vu sa gueule ? Ça se voit qu’il va pas bien quand même ! Pas besoin d’avoir fait l’école d’inf’ pour ça putain ! Il a failli nous tomber dans les vapes en plein match de basket ! »

Tch ! Celle-là moins elle en branle et mieux elle se porte ! Elle doit voire genre dix élèves par semaines et elle trouve encore le moyen de renvoyer les pauvres malades qui viennent lui demander de l’aide ! A ce compte-là c’est plus un poils qu’elle a dans la main, c’est carrément une queue de vache !

Elle ne semble pas apprécier le ton sur lequel je lui parle et mais elle se décide quand même à bouger son gros cul pour aller chercher son stéthoscope. Trois ans d’école d’infirmière pour finalement être cantonnée à ça : prendre la tension et renvoyer les élèves dans leur classe. Si c’est pas la planque ça ?

Je reste les bras croisés, adossé à un mur, alors qu’elle s’occupe de prendre la tension d’Erwin. Il a pas l’air très à l’aise et de là où je suis-je le trouve encore plus pâle que dans les vestiaires. Mon cœur se serre quand je regarde son visage si fatigué et ses épaules si voutées.

-Hm... Bon, je vais t’amener à côté pour un lit, tu vas dormir un peu et tu ne manqueras pas d’aller à la cantine ce midi, quant à toi, retourne en cours.

Je foudroye Joelle du regard et j’ajoute avec provocation en prenant une voix minaudante censée imiter la sienne

« Quant à toi tu peux retourner en cours, s’il te plait Livaï. Et merci beaucoup de t’être occupé de ton petit camarade. »

Elle me foudroye du regard en retour

« N’aggrave pas ton cas Livaï ! J’ai eu vent de ce qui s’est passé hier. Tu veux peut être alourdir ta peine et prolonger ta très longue série de retenues pour ton insolence ? »

Je soutiens son regard mais je ne dis rien. Pas la peine de me reprendre une nouvelle série d’heures de colles. J’ai déjà eu beaucoup de chance hier d’être tombé dans un bon jour de mon père. Si ça n’avait pas été le cas, je ne pense pas que j’aurai été en état de venir en cours. Ça lui arrive rarement de se défouler au point de trop m’amocher. Ca n’est arrivé que deux fois jusqu’à présent. Mais ces deux uniques fois m’ont laissé un souvenir tellement cuisant – c’est le cas de le dire – que je préfère retenir ma langue et cesser toute provocation supplémentaire avec la charmante infirmière. Je la regarde juste aller dans l’autre pièce pour préparer le futur lit d’Erwin

-Je t’attend pour midi alors... Je vais rêver de ce fameux rendez-vous galant...


Il me sourit malgré tout et se lève quand l’infirmière l’appelle.

« C’est ça, rêve bien, la Belle-aux-bois-dormants…. Pendant que je vais aller me faire chier en cours d’économie… lâcheur va ! T’as intérêt à me payer un paquet de soucoupe pour te faire pardonner ! »

Je tourne les talons et quitte l’infirmerie pour retourner dans le gymnase récupérer mes affaires et celles d’Erwin. J’ai été chercher son sac de cours et je le prends sur mon épaule pour aller rejoindre les gradins où mes affaires abandonnées n’ont pas bougé d’un millimètre. C’est en rangeant le cahier que j’avais sorti pour réviser que je tombe sur la peluche sensée porter chance à Erwin. Je soupire et hoche la tête de gauche à droite. Quel crétin… j’aurai du lui prendre pour sa sieste… je suis sure que ce nigaud est du genre à dormir encore avec un doudou.

« Alors Livaï, est ce que tout va bien pour Erwin ? »

Pas la peine de lever la tête pour reconnaitre la voix un peu trainante du prof de sport. Je le regarde malgré tout et j’ai envie de lui foutre un coup de genou dans les roupettes ! Il m’offre son sourire digne d’une pub Oral B ! Je ne peux plus l’encadrer….

« Il va survivre… Il reste à l’infirmerie jusqu’à midi. Joelle veut que tu lui dépose un papier pour expliquer que c’est bien toi qui l’a envoyé »


« Je n’y manquerai pas. Merci beaucoup Livaï »

Il tends sa main vers moi et commence à la poser sur mes cheveux pour les caresser. Mais je donne un vif coup sur son bras pour le dégager et je lui sert mon regard le plus meurtrier

« Ca va pas non ! Tu m’as pris pour quoi là ? »


« Tu aimais bien pourtant autrefois…. »

« Autrefois ? haaaaa oui, je me souviens. Tu veux dire quand tu me baisais gentiment en me faisant croire un tas de conneries. C’est bon casse-toi où je raconte à tout le monde que tu m’as violé »

Il rit un peu et se penche vers moi

« Et tu le prouveras comment ? Par contre, je peux raconter à tout le monde ce que fait ton gentil papa… Vivre dans une famille d’accueil loin de ta précieuse maman, ça serait sympa tu ne crois pas ? »


Je prends rageusement mon sac que je balance sur mon épaule et j’emporte dans mon autre main celui d’Erwin. Je donne un coup de coude à Mike en passant à côté de lui

« Connard ! »

Je dévale les escaliers alors que tous les autres élèves sont déjà partis se changer. C’est dans une colère pas possible que je rejoins le cours d’économie qui va durer deux heures, jusqu’à la coupure de midi. Je suis tellement excédé que j’ai beaucoup de mal à me calmer. Mon stylo tremble dans mes mains alors que j’essaie pourtant de m’appliquer à prendre les meilleures notes possibles afin de pouvoir les passer ensuite à Erwin. Mais j’arrive a rien ! C’est vraiment une sale journée putain

Finalement la sonnerie retentie et je quitte la salle de cours non sans oublier de me munir du sac de Erwin. Je prends la direction de l’infirmerie où il est justement en train de sortir. Il a l’air d’avoir une meilleure mine. Ses cernes paraissent légèrement atténués

« C’est bon tu as fait de beaux rêves ? De moi j’espère… »


Je lui tends son sac puis l’ouvre le mien. J’en sors la peluche pokemon que je lui balance sans vraiment de délicatesse. Mais comme c’est tout moue et tout doux ça va pas lui faire beaucoup de mal

« C’est ton lucky item…. Tache d’en prendre soin j’y tiens »


Nous descendons dans la cours et nous sortons du lycée. Habituellement la première chose qu’on fait quand on franchi la grille c’est de sortir notre paquet de clopes mais cette fois je ne le fais pas et je fais un signe de tête à Erwin pour lui demander de me suivre. On traverse le trottoir et on marche quelques pas

« Attends-moi là »

On vient de s’arrêter devant une pharmacie et je rentre à l’intérieur pour me diriger directement vers le pharmacien de garde, un vieux  barbu à l’air plutôt sympathique

« Bonjour…. J’ai besoin de produit de soin…. Crème cicatrisante, crème pour hématome, compresses désinfectantes et bandages »

Il me regarde avec suspicion mais je reste impassible. Il me propose plusieurs produits et hausse les épaules. Je prends ce qui me parait être le mieux avant de fourrer tout ça dans mon sac et de le payer. Finalement je sors et je retrouve Erwin qui m’attendait. J’en profite cette fois pour me griller une cigarette jusqu’à ce qu’on aille au resto U

« J’ai pris de quoi soigner ton dos. Inutile de gueuler je ne te laisse pas le choix c’est comme ça…. On va bouffer et on ira squatter un coin pour soigner ça. »




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Merci Erwin pour cette sign' so fab...
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MessageSujet: Re: Fais moi de la place | Ft. Erwin Smith |   14/5/2017, 14:33

Fais moi de la place


feat. Livai ♥

Dans un passé lointain, je pensais que les infirmières scolaire étaient des personnes douces et jolies, payées pour s’occuper du petit enfant mignon que j’étais... Mais j’ai rapidement déchanté... Dans mon ancien lycée je n’ai pas trop eu l’occasion de voir l’infirmière sauf quand j’accompagnais les autres élèves, mais cella là, quelle teigne. En plus d’être franchement pas jolie du tout... A y regarder de plus près je crois même qu’elle a de la moustache... C’est pas sérieux quand même.

Et comme si ce n’était pas suffisant, elle est tout sauf sympathique... adieu douceur et candeur... Enfin moi je m’en tape, je l’emmerde la moche, si elle veut pas me laisser dormir je peux toujours le faire ailleurs... Mais ça ne semble pas être du goût de Livai.

-Non mais vous avez vu sa gueule ? Ça se voit qu’il va pas bien quand même ! Pas besoin d’avoir fait l’école d’inf’ pour ça putain ! Il a failli nous tomber dans les vapes en plein match de basket !

Je me mords l’intérieur de la joue pour ne pas rigoler, il a toujours le don de répondre aux gens d’une manière totalement inconvenable mais surtout hilarante, enfin de mon point de vue. Moi c’est le genre de trucs qui me font rire alors que la moitié des élèves de ce lycée serait choqués à vie par une telle insubordination. Bande de tocards, mais c’est pas le sujet.

Son insolence lui donne quand même un petit côté sexy je trouve... Même s’il n’a pas besoin de ça pour l’être on est d’accords. Mais là je m’égare, comme souvent. C’est dingue je n’arrive pas à rester concentré sur quelque chose plus de 5 minutes, c’est de sa faute aussi.

Je les regarde se chamailler à moitié et la situation me donne vraiment envie de rire, c’est pas juste de devoir se retenir comme ça. En tous cas j’ai encore le loisir de remarquer à quel point Livai avait la même capacité que moi à s’attirer des ennuis et à tout faire pour aggraver sa situation précaire... comme moi hier dans le bureau de Reiss... Je frissonne rien que d’y penser, c’est à cause de lui si je suis là. Enfin, indirectement quoi, parce qu’il n’a jamais demandé à mon père de me foutre une rouste.

Et c’est encore plus la faute indirecte de Reiner, il ne perd rien pour attendre.

L’infirmière m’appelle une fois qu’elle a terminé de préparer mon lit, quelle journée éreintante pour elle, et je salue mon beau chevalier avant de le quitter pour mieux le retrouver tut à l’heure. J’arrive devant cette chère Joelle et je retire ma veste que je laisse au bout du lit. Elle me regarde et désigne mes chaussures du regard avant de partir, c’est bon, je suis pas complètement débile j’allais les enlever...

Je n’aime pas forcément dormir habillé, même pas du tout, mais je ne suis pas chez moi alors je vais pas me foutre à moitié à poil dans l’infirmerie... Du coup je m’allonge sur le ventre avec a chemise et mon jean même si ce n’est pas forcément confortable. Je ne mets que quelques minutes à m’endormir, je devais grandement manquer de sommeil pour pioncer aussi vite...

Je ne me réveille qu’un peu avant la sonnerie de midi et je me redresse dans le lit en baillant. Je dois bien avouer que ça m’a fait du bien, je me sens plus reposer, même si je ressens encore une certaine fatigue qui doit être plus psychologique que physique. Je m’assois au bord et je remets mes chaussures avant d’aller faire un tour dans les toilettes afin de vérifier la tête de ma coiffure... Mes cheveux ont la fâcheuse tendance à aller dans tous les sens possibles et imaginables pendant mon sommeil... Mais heureusement, je peux compter sur l’efficacité de ma cire pour les tenir bien en place, j’ai juste à passer un coup de main dedans pour qu’ils redeviennent presque parfaits.

Je retourne chercher ma veste avant de sortir de la pièce pour retrouver la gentille Joelle qui m’indique avoir reçu la visite de Zacharias, elle semble moins pincée maintenant qu’elle a son mot et qu’elle est certaine que je ne jouais pas la comédie. Elle me tend un mot que je devrais donner à la vie scolaire afin d’excuser mon absence au cours d’économie, je le prend avant de sortir, Livai arrivant au même moment.

-C’est bon tu as fait de beaux rêves ? De moi j’espère.

-Si c’est un rêve tu es forcément dedans mon chaton.


Je lui fais un léger sourire avant de prendre mon sac qu’il me tend et de le passer sur mon épaule. En réalité je me souviens que très rarement de mes rêves, pour ainsi dire jamais... Les seuls songes dont je me souvienne sont des cauchemars, et dernièrement ils sont particulièrement violents, surtout depuis que Livai en fait partie.

Cela fait plusieurs fois que je rêve de nous dans un espèce de monde médiéval où l’humanité est attaquée par des monstres à poil qui bouffent les humains. C’est carrément flippant. Et avec Livai on fait partie des forces armées et ont doit les tuer... Ca ferait un bon scénario de film, mais je dois dire que pour occuper mes nuits j’aimerais quelque chose de plus calme et de moins... affreux. Mais bon, au moins dans ces rêves on s’embrasse avec Livai, huhuhu.

Je ne lui en ait encore jamais parler, de ces rêves, mais je ne pense pas le faire, il pourrait trouver ça méga chelou et je le comprendrais. De toute façon je ne suis pas certain que cela l’intéresserait...

Je suis sorti de mes pensées par une peluche m’atterissant à moitié au milieu de la gueule, je l’attrape avant qu’il ne tombe et je la regarde afin de remarquer qu’il s’agit d’un salamèche.

-C’est ton lucky item…. Tache d’en prendre soin j’y tiens.

Je lève les yeux vers lui et je lui souris.

-Merci, c’est gentil.

Je garde donc la précieuse peluche sous le bras afin de sortir dans la cour puis en dehors. Je me prépare à sortir mon paquet de cigarettes pour qu’on grille notre clope comme à chaque fois, mais monsieur ne l’entend pas de cette oreille et continue son chemin... Je me rétracte donc et le suit jusqu’à la pharmacie...

-Attends-moi là.

Je me retiens de lui répondre un "Bien mon Caporal" avec la petite pose militaire qui va bien, j'ai trop peur qu'il se vexe. Je me demande bien ce qu’il veut y foutre mais j’aurais bien ma réponse une fois qu’il en sera sorti. Je l’attends donc devant, j’avais dans l’optique de m’appuyer contre le mur mais à peine que ce dernier effleure mon dos que je m’avance pour le quitter, c’est trop douloureux, du coup je me contente de rester debout comme un con avec ma peluche porte bonheur.

Je la regarde avec un sourire attendri, c’est que cette attention me fait vraiment plaisir, déjà parce que ça veut dire qu’il a pensé à moi en la prenant ce matin après avoir écouter l’horoscope –même s’il dit s’en foutre c’est bien la preuve qu’il s’y intéresse- et en plus il m’a indiqué y tenir... Donc il me fait assez confiance pour me confier un objet à valeur affective. C’est peut-être un peu fragile de ma part, mais ça me touche, un peu.

En tous cas la peluche est en parfait état, je remarque donc que mon voisin de tablé a toujours été un enfant soigneux, qui s’est transformé en petit maniaque par la suite, c’est adorable. Je me tourne vers les portes électriques quand ces dernières s’ouvrent pour laisser ressortir mon petit cul préféré.

Cette fois il sort son paquet de cigarettes et je prend ça comme un feu vert pour faire de même, je prend ma clope au bec et l’allume avant de tendre mon beau briquet à Livai qui me le rend juste après. On prend la route du resto U quand il m’explique la raison de ce crochet pour la pharmacie.

-J’ai pris de quoi soigner ton dos. Inutile de gueuler je ne te laisse pas le choix c’est comme ça…. On va bouffer et on ira squatter un coin pour soigner ça.

Je tourne la tête vers lui et ma clope manque de tomber de mes lèvres... Je dois dire que ça me surprend.

Ce n’est pas tellement le fait que cette attention vienne de lui, parce que sous ses airs de petit con insolent et provocateur, j’ai bien remarqué que ce mec était finalement sympa, bien plus que tous les autres nazebroques du lycée. Mais c’est cette attention en elle-même qui me déroute...

Peut-être que je suis vraiment trop en manque d’affection pour être ému par ce genre de choses, mais dès que quelqu’un que j’apprécie un minimum fait quelque chose pour moi, je le prends très à cœur. Je suis un peu minable des fois j’ai l’impression d’être trop émotif et attaché à des détails. C’est peut-être aussi à cause de mon affaiblissement mental à cause d’hier, que sais-je.

Mais avec ça, j’ai l’impression que Livai m’apprécie, rien qu’un peu, et ça me fait terriblement plaisir. Je n’ai pas l’habitude qu’on m’aime.

-Merci... C’est gentil. Je te rembourserai demain...

Je tire sur ma cigarette en le regardant, et je lui fais bien comprendre d’un coup d’œil que moi non plus je ne lui laisse pas le choix pour le remboursement. Je ne vais quand même pas lui laisser payer des produits pour mon dos alors qu’il n’est en rien responsable de son état...

D’ailleurs ça me fait encore bizarre de savoir qu’il est au courant, je pense que je vais avoir besoin de temps pour me faire à l’idée que je ne suis plus le seul gardien de mon secret. Mais je suis rassuré de voir que son regard envers moi n’a pas changé, il ne me regarde pas avec toute la pitié du monde...

On termine notre cigarette en arrivant devant le resto U et on va jeter le mégot avant d’entrer, je ne fais pas attention aux regards interrogateurs concernant ma peluche et on va directement se servir aux plateaux afin de manger rapidement... Aujourd’hui c’est poisson, autant vous dire que ce n’est pas ce que je préfère, mais il est plutôt bien cuisiné, et ils se rattrapent sur le dessert avec plusieurs choix de parts de tarte, je porte mon dévolu sur une au citron... Et je ne peux m’empêcher de penser à Kuchel, qui doit certainement la faire à la perfection.

Je n’ai toujours pas très faim, mais je sens que je vais être capable de manger malgré tout. On s’installe à notre table habituelle avec Livai, sur le côté et assez éloignée des autres pour ne pas être dérangés.

-C’est notre premier repas aux chandelles, je suis ému. Manque plus que les chandelles...

Je lui fais un petit sourire pour accompagner ma blague. Je m’efforce d’avoir l’air jovial et lui donner l’impression que je vais bien. Je ne veux pas qu’il s’inquiète trop, ni lui plomber le moral avec mes problèmes. Et puis Eren serait là, il me donnerait un coup de pied en beuglant que ça ne sert à rien de déprimer sur ma chaise, au contraire, ça ferait bien trop plaisir à mon père...

Ah... Il me manque ce con. Voilà encore autre chose tiens.

-Dis, tes parents ils sont d’accords pour le voyage en Allemagne au mois de mars ?

Personnellement j’espère sincèrement que mon père ne prendra pas en compte l’histoire d’hier pour m’interdire d’y aller... Je lui ai donné le papier à signer et j’aimerais bien qu’il le fasse. En plus ça tombe pile pour l’anniversaire d’Eren alors je comptais en profiter pour le revoir avec Mikasa, et pourquoi pas faire les présentations avec Livai.

Et bordel ça me ferait du bien de les revoir, parce que je ne sais pas quand mon père décidera qu’on puisse retourner un peu en Allemagne... Et peu de chances pour que je puisse y aller tout seul avec le peu d’argent qu’ils me filent...

Je soupire doucement à cette pensée en grignotant mon bout de poisson et je regarde mon voisin d’en face avec un petit sourire taquin avant que mon pied ne vienne délicatement effleurer son mollet... Juste pour le faire chier.



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MessageSujet: Re: Fais moi de la place | Ft. Erwin Smith |   16/5/2017, 09:36

Fais-moi de la place….


feat. Erwin Smith

Il y a deux catégories de personnes que je ne peux pas blairer. Enfin… non… il y en a beaucoup plus que ça à vrai dire. Par exemple je déteste les assistés de la vie. Je déteste les gens qui pètent plus haut que leur cul. Je hais les bourg-aristo-bobo qui me cassent les couilles en me prenant de haut – aux deux sens du terme.

Mais je déteste encore plus les enfoirés manipulateurs du genre de notre prof de sport. Ha il fait des sourires et il a l’air sympa devant les élèves mais je sais qu’en fait c’est un gros porc qui ne pense qu’à de dégorger le poireau avec ses petits étudiants. Je le sais parfaitement parce que je suis tombé dans le panneau l’année dernière. Avec sa gueule sympa et ses gestes intentionnés…. J’ai cru pouvoir me confier à lui, trouver une épaule sur qui me reposer. J’ai cru que je mouvais l’aimer et qu’il m’aimerait en retour. Jusqu’à ce que je découvre que cet enflure avait en fait une femme et même un enfant !!! Et que je n’étais pour lui qu’une vulgaire poubelle à sperme qu’il pouvait utiliser à loisir quand le gymnase était vide ! Enfoiré !!!!

Parmi les gens que je n’aime pas il y a aussi les grosses feignasses comme cette infirmière incapable. Elle touche un salaire confortable juste pour rester son gros cul assis dans un fauteuil à envoyer des sms perso pendant qu’elle renvoi en classe les élèves malades venant lui quémander son aide. Elle en a rien à foutre d’Erwin. J’suis sure qu’elle a même pas prévenu ses parents ! Dans un sens tant mieux après ce que je viens d’apprendre. Mais dans un autre contexte familial ça aurait été pareil ! Elle ne sert à rien ! Elle est juste là pour que le lycée se donne une bonne conscience en cas d’élève malade. Tch !

Enfin …. Ça ne m’empêche pas d’aller récupérer mon estropié préféré quand la sonnerie annonce l’heure du déjeuner. Je vois tout de suite qu’à sa gueule il va un peu mieux. Je vois aussi qu’il semble avoir bien dormi. Il a une mèche blonde de ses cheveux parfaitement lissés qui rebique sur le côté. Sachant qu’il déteste ça je pourrai le lui signaler pour qu’il se précipite aux chiottes mettre un coup de cire ( il a un pot dans son sac… je le sais, je l’ai vu une fois ). Mais non ! Je le laisse avec sa mèche qui rebique et qui lui donne un petit côté négligé que j’aime bien ! Je ne vais pas me priver de cette vue sublime. Je suis sure qu’il doit être carrément canon le matin au réveil… mais je ne vais certainement pas lui dire que je pense ca sinon il va plus se sentir pisser et croire qu’il me plait

-Si c’est un rêve tu es forcément dedans mon chaton.

Argh !!! Qu’il arrête de m’appeler chaton ! Qu’il arrête avec ces surnoms débiles bon sang ! C’est d’un chiant absolu je vous jure. Mais je ne réponds pas  et claque la langue une nouvelle fois avant de lui balancer à la tronche ma peluche Salamèche

-Merci, c’est gentil.

Je tourne la tête dans sa direction et je le regarde de mes yeux blasés bien trop marqués par des cernes grises qui l’assombrissent un peu

« C’est pas gentil du tout ! Je ne le fais pas pour toi, Ducon. Je le fais pour m’éviter de subir les dommages collatéraux de ta journée à chier. Je me préserve moi ! »

Ce qui n’est en réalité qu’un tissu de mensonge. Mais il n’a pas à le savoir. Je n’ai pas envie qu’il commence à penser que j’écoute l’horoscope chaque matin en pensant à lui et à la façon dont je pourrai rendre sa journée plus agréable. Ou moins affreuse, dans le cas présent.

Finalement je m’arrête à une pharmacie où je fais le plein de soins de premier secours. Le pharmacien me regarde avec une certaine suspicion mais je l’emmerde royalement et je lui laisse le soin de se faire des scénarios dans sa tête pour s’imaginer comment je vais utiliser tout ce que je viens de lui acheter.
Je retrouve Erwin sur le trottoir et je consens enfin à me griller une clope. C’est qu’elle fait du bien celle-là ! Parce que je l’ai attendu et pas qu’un peu. Et parce que fumer avec Erwin c’est quand même mieux que tout seul comme un con comme ça a été le cas durant la précédente récré !

-Merci... C’est gentil. Je te rembourserai demain...

Il a beau m’adresser le genre de regard qui veut dire «  et t’as pas intérêt à protester », ça ne m’empêche pas de le faire quand même ! J’éteins ma cigarette en la frottant sur la pierre du mur du RU avant de jeter le mégot dans la poubelle. Je hausse les épaules et le regarde sans me démonter

« Laisse tomber pour cette fois. Tu me rapporteras une part de gâteau au caramel de ta très cher femme de ménage en contrepartie ! »

Parce que si j’ai belle et bien des doutes sur le fait que ma mère soit bien la femme de ménage en question, je n’en ai pas encore l’entière certitude. Et ce putain de gâteau au caramel que fait ma mère je le connais par cœur pour en bouffer tous les ans le jour de mon anniversaire. Erwin m’a déjà avoué en avoir mangé et avoir adoré. Du coup, s’il m’en rapporte une part, je saurai reconnaitre instinctivement si c’est MON gâteau ou pas !

Je pourrai aussi tout aussi bien aller trouver ma mère et lui demander directe mais en fait ça serait carrément moins drôle…. Parce que là, comme elle ne sait pas que je suis le pote d’Erwin, elle laisse glisser des infos que je peux collecter secrètement ! Le genre d’infos qu’elle ne me dirait plus si elle venait à apprendre que je connais le gamin de ses patrons ! Du coup je vais continuer à faire celui qui ne sait rien mais qui, en réalité, connait toute la vérité sur tout ! Ça me donne une impression de puissance et d’omniscience que j’aime bien ! Appelez-moi Dieu, je vous en voudrai pas !

Au lieu de ça je me dirige vers le self après avoir pris un plateau. Aujourd’hui c’est du poisson avec une sauce hollandaise qui a l’air pas trop dégueulasse. On a le choix de l’accompagner de légumes verts, de frites ou de riz…. Je prends un peu de riz et un peu de frites histoire d’entretenir mon taux de lipides ! De toute façon je n’ai pas besoin de faire attention à ma ligne. J’ai la chance de faire partie de ceux qui bouffent comme dix et qui ne prennent pas un gramme pour autant.

La tâche du choix se corse quand on arrive devant les desserts. Hormis le flan aux œufs bien dégueu et le yahourt bien industriel, il y un choix non négligeable de tarte aux fruits. Erwin prend la tarte au citron meringué. Autrefois ma mère en faisait parce que c’est le dessert préféré de mon père. Mais ça fait des années qu’on en a plus bouffé. Et comme la simple vue de cette tarte me rappelle mon paternel et les torgnoles qu’il me fou dans la gueule, j’avoue que ça me coupe toute envie d’en prendre une. Au lieu de ça je choisi la tarte à la rhubarbe. J’en ai déjà mangé et je sais qu’elle est très bonne même si ce n’est pas de saison.

-C’est notre premier repas aux chandelles, je suis ému. Manque plus que les chandelles...

Installé sur une table vide, je lève les yeux vers mon charmant camarade. Tss il a l’art et la manière de dire des conneries à longueur de journée. Dés fois j’en peux plus de ce mec je vous jure… il me fatigue…. J’ai bien envie de lui répondre que ses chandelles il peut se les garer dans le cul mais j’ai peur que ça lui fasse trop plaisir. Alors je soupire en commençant à manger mes frites en premier. Paracerque des frites froides, on est bien d’accord que c’est à gerber ?

«  Bah justement, pour un premier repas en tête à tête tu t’es pas foulé espèce de radins. Tu aurais au moins bien choisir un resto de bourges sur les Champs Elysées ! J’te jure… la galanterie c’est plus ce que c’était »

Je continu de manger mon assiette, alternant entre féculents et poisson nappé de sauce. J’avais raison, elle est bonne cette sauce. En toute honnêteté, la bouffe du RU n’est pas dégueu ici. Je me suis toujours demandé si c’était comme ça dans tous les restaurants universitaires de Paris ou si c’est uniquement parce qu’on se trouve dans le Resto de la Sorbonne.

-Dis, tes parents ils sont d’accords pour le voyage en Allemagne au mois de mars ?

Argh….. Je le regarde un instant avant de repousser mon assiette. Je n’ai plus faim…. Je vais juste me contenter de finir mon dessert

« Je ne leur en ai pas parlé encore…. »


Parce que c’est le sujet qui fâche. Le voyage en lui-même nécessite de débourser une petite somme d’argent. Si j’en parle à mon père c’est sûr et certain qu’il refusera et pour deux raisons : le cout et le pays ! Hors de question pour lui de débourser un centime pour ma pomme. Vous vous rendez compte si à cause de mon voyage scolaire il ne pouvait plus se payer ses litrons ? Ça serait la fin du monde. Et puis c’est un voyage en Allemagne… notre pays natal…. Un pays qu’il déteste parce qu’il pense avoir été abandonné en France par les dirigeants allemands de la boite pour qui il bossait. Du coup…. Je suis certain que si je lui glisse l’idée d’un voyage scolaire là-bas il va directement refusé.

Je pourrai passer outre son accord et me contenter de celui de ma mère qui ne refuserait absolument pas que j’aille à ce voyage, bien au contraire. Mais se pose encore le cas du cout…. Et je sais qu’elle bosse déjà comme une damnée pour joindre les deux bouts. Je n’ai pas envie d’avoir à lui imposer une nouvelle dépense hors budget.

Mais ça me fait chier. J’ai envie d’y aller moi…. Avant qu’il n’y ait Erwin, j’en aurait rien eut à foutre. Parce que aller dix jours en Allemagne uniquement entouré de tête de con c’est pas vraiment le genre de trip qui me fait bander. Mais là… c’est différent. Parce qu’on irait dans la ville de Erwin… Parce qu’il pourrait retrouver ses amis d’autrefois dont il me parle souvent. Eren et Mikasa. C’est qu’à force ma curiosité est titillée et j’aimerai bien les rencontrer. Ne serait-ce pour voir le visage d’Erwin s’illuminer d’un sourire lorsqu’il les retrouvera après tant de temps.

« Le soucis c’est que le voyage coute cher. Mon père va gueuler…. »

Je soupire avant de repousser mon plateau

« Mais c’est en mars… j’ai le temps de foutre des sous de côté. J’ai un job dans un club équestre de la banlieue…. Je vais demander à faire plus d’heures pour pouvoir me payer le voyage »

Je sens la jambe de Erwin venir se coller contre la mienne alors qu’il me fait délibérément du pied en me regardant avec son petit sourire en coin. Je soutien son regard avec une certaine lassitude et je vois sur la table d’à côté deux filles du genre pimbeche qui ont l’air outrées en voyant ce que Erwin me fait. Avec toute la délicatesse et la diplomatie dont je suis capable, je tourne ma tête dans leur direction

« Quoi les moches ? Un problème ? Vous n’avez jamais vu deux gars se faire du pied ? Vous êtes choquées ? Heureusement que vous nous avez pas vu nous enculer…. »

Je me délecte de leur mine outrée et je me lève pour aller vider et ranger mon plateau. Erwin en fait de même et nous quittons le resto U sans nous soucier de ce qui se passe autour de nous. On a mangé assez rapidement et il nous reste du temps pour faire un crochet par le gymnase du lycée. Je sais qu’il est vide à cette heure de la journée et j’y entraine Erwin afin de pouvoir le soigner.

« Et toi…. Le voyage. Tes parents sont d’accord pour que tu y ailles ? »

Je le regarde et l’interroge du regard. Je souhaite de tout cœur que ses vieux acceptent. Ça lui permettrait d’échapper pendant quelques temps à leur insupportable traitement. En plus de lui permettre de retrouver ses amis d’autrefois.

On arrive dans le gymnase plongé dans une semi obscurité. J’entraine Erwin dans le local où nous rangeons les tapis, les ballons et autres matériels de sport dont je suis cordialement dispensé. D’un signe de tête je lui fais comprendre qu’il doit se mettre assis sur l’un des matelas alors que je pose mon sac pour en sortir le nécessaire de soin que j’ai acheté un peu plus tôt

« Retire ta chemise que je te soigne tout ça…. »

Je retrousse mes manches et je prends la petite fiole de gel hydroalcoolique que j’ai constamment sur moi. Je trouve que le métro est un nid à microbes et j’ai pris l’habitude de me désinfecter les mains à chaque fois en sortant de la dedans. Du coup je mets à profit ma lotion pour ne pas risquer d’infecter davantage les plaies d’Erwin qui ne sont pas du tout jolies à voir

« Et bah putain…. Il t’a pas loupé l’enfoiré »


Ouais j’insulte son père et alors ? Vous avez une autre façon de nommer un connard qui fouette son gosse à coups de ceinture vous ? Non ! C’est un enfoiré de bas étages ! Un porc. Une ordure. Un déchet….

«  Ca risque de faire mal mais fais pas ta chocotte. Je vais essayer de faire doucement quand même… »

Je prends une compresse stérile sur laquelle je mets du produit désinfectant. J’ai bien précisé au pharmacien que je voulais un truc qui ne pique pas ! Genre qu’il me refile pas de l’alcool à 70° quoi ! Sur le flacon c’est bien écrit que c’est censé ne pas piquer…. Et j’espère honnêtement que c’est le cas parce que certaines plaies de Erwin me paraissent allez larges et j’ai pas envie de le faire souffrir plus que ça doit déjà être le cas

Je commence par les petites. Histoire qu’il s’habitue à la sensation de froid du produit. Je reste attentif à ses réactions, prêt à suspendre mes mouvements dès que ça me semble nécessaire

« Ca va tu survis ? Tss…. Je te jure… qu’est-ce que tu me feras pas faire toi alors…. Je te préviens hein ! Je le fais parce que c’est toi, les autres je les aurai laissé se démerder ! »

Enfin… si ça avait été Hansi j’aurai peut être fait un effort aussi….

En observant son dos je vois que certaines marques sont plus anciennes que d’autres. J’en déduis avec effarement et horreur que la fréquence des ses «  punitions » ne doit pas être si espacée que ça. Je soupire…. Ma main tamponne doucement une nouvelle compresse imbibée de désinfectant sur la plus longue plaie qui barre son dos en une diagonale sanglante

« Tu pourras foutre ta chemise à la poubelle je pense…. Elle est tachée. Heureusement que tu as pris une veste sinon tu te serais fait griller. »


Je me penche et je dépose un baiser dans sa nuque. Mes lèvres glissent sur sa peau qui sent si délicieusement bon. Ça sent le parfum… Mais je n’arrive pas à savoir c’est lequel. Je sens les petits cheveux blonds de sa nuque me chatouiller le visage. C’est agréable.

Mon baiser dure quelques secondes avant que je me redresse. Il est surpris et je le regarde avec ma désinvolture naturelle avant de lui expliquer mon geste

« Bisou magique…..  Pour que tu guérisse plus vite…. »



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Merci Erwin pour cette sign' so fab...
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MessageSujet: Re: Fais moi de la place | Ft. Erwin Smith |   21/5/2017, 02:29

Fais moi de la place


feat. Livai ♥

Je n’aime pas être redevable envers les gens, ça me donne l’impression qu’ils ont du contrôle sur moi, et c’est une sensation que j’ai du mal à vivre. Je pense me faire assez dicter ma vie par mon père pour pouvoir être libre de ce qu’il ne contrôle pas encore.

Et puis ça te revient toujours dans la gueule quand tu dois quelque chose à quelqu’un, et rarement d’une manière agréable. Pas que je me méfie de Livai, mais je préfère être droit dans mes bottes et lui rembourser la somme qu’il a dépensé pour acheter de quoi soigner mon dos. Et franchement ça me met mal à l’aise de savoir qu’il a dilapidé le peu d’argent qu’il a pour moi et les saloperies de mon père. Même si dans un sens ça me touche quand même.

-Laisse tomber pour cette fois. Tu me rapporteras une part de gâteau au caramel de ta très chère femme de ménage en contrepartie !


-C’est bien pour ça que je préfère te donner de l’argent... C’est affreux de me priver d’une part de cette merveille... Heureusement que c’est toi...


Je n’ai jamais été particulièrement friand de choses sucrées, de toute façon c’était quasiment interdit chez moi alors je n’avais pas spécialement le choix. Mais encore maintenant, alors que je peux me faire plaisir en achetant bonbons et gâteaux comme je le veux (au lieu des cigarettes...), il s’avère que je n’en aime pas beaucoup. Mis à part les soucoupes qui piquent, passion gustative que je partage avec Livai.

Mais tout ça...c’était avant Kuchel. Parce que cette femme est une fée...que dis-je... une déesse ! Depuis le peu de temps qu’elle est au service de ma famille, elle m’a fait gouter et découvrir un tas de pâtisseries que je connaissais seulement pour les avoir vu dans les vitrines des boulangeries. A vrai dire je n’avais mangé que deux gâteaux, celui au chocolat de ma grand-mère qui est plutôt bon, et celui que mes parents commandent tous les ans pour mon anniversaire, une génoise aux fruits dont je raffolais étant plus jeune...  Ce n’était absolument pas la peine de demander à ma mère de faire quelque chose elle-même, à moins de vouloir courir à la catastrophe, personnellement, je n’en ai pas envie.

Mes anciennes femmes de ménage ne faisaient jamais de gâteaux ou de desserts, elles se contentaient parfois de préparer le repas si mon père le demandais mais rien de plus. Kuchel, elle me prépare un truc pour quand je rentre presque tous les jours, passant des biscuits aux gâteaux ainsi qu’aux tartes et crèmes dessert.

Tout est fabuleux... Et ce serait bien difficile de devoir dire ce que je préfère... Mais je veux bien faire un effort et vous avouer que je craque complètement pour ses cookies au caramel et noix de macadamia... Je suis faible lorsqu’il y a du caramel, et c’est bien pour cela que j’aime autant le gâteau dont Livai a parlé... Je demanderai donc à Kuchel d’en faire un prochainement vu qu’elle me demande souvent mon avis pour savoir ce que j’aimerais manger. Et je ne manquerai pas de lui glisser l’idée d’une tarte au citron... Je suis certain qu’elle la maitrise à la perfection, si seulement elle était aussi bonne que sa tarte tatin...

Je ferais bien de ne plus trop penser aux plats de Kuchel sous peine de baver comme un gros dégueulasse sur la table, et Livai ne manquerait pas de me « savater » comme il m’en menace toutes les deux minutes sans que je reçoive ce coup de babouche pour autant... Il aboie beaucoup mais ne mord pas en fait, mon petit bouledogue d’amour.

Je commence à grignoter mes brocolis une fois qu’on est assis, j’aime bien les brocolis... Du moment que ce n’est pas du champignon de toute façon il y a de grandes chances pour que ça me plaise. J’aurais pu prendre des frites mais ils n’ont que du ketchup pour les accompagner, je préfère la moutarde donc je me suis abstenu.

-Bah justement, pour un premier repas en tête à tête tu t’es pas foulé espèce de radins. Tu aurais au moins bien choisir un resto de bourges sur les Champs Elysées ! J’te jure… la galanterie c’est plus ce que c’était.

-On fera ça quand tu te sapera autrement mon trésor, pas que ce superbe pantalon moulant ton petit cul me déplaise mais je suis pas certain qu’ils nous donnent une table du coup...


Enfin après à Berlin c’était comme ça dans les restos chics, je n’ai pas encore testé ceux de Paris avec mes parents mais quand mes grands-parents maternels nous rendais visite on allait dans tous les restaurants les plus huppés de la capitale allemande, et c’était dress code obligatoire, pas question de penser bouffer sans une tenue avoisinant le millier d’euros au minimum... Haaa que ça m’énerve ces endroits tout guindés du slip. J’ai toujours rêvé de lâcher un rot de compétition au milieu du repas quand j’étais là-bas... Mais là je pense que je suis bon pour le deshéritage direct.

La discussion migre vers le voyage scolaire en Allemagne, c’est ça qui est pratique avec les langues vivantes, tu as toujours le voyage en cours d’année, et j’avoue que c’est la première fois que je suis si excité d’en faire un. Parce qu’en plus d’être tranquille sans mon père pendant plus d’une semaine, je vais pouvoir revoir mes deux amis, et ce serait vachement cool.

-Je ne leur en ai pas parlé encore… Le souci c’est que le voyage coute cher. Mon père va gueuler…


Ah oui... Voilà un problème auquel je n’avais jamais pensé en fin de compte. Parce que la question du prix ne se pose pas chez moi, bien que mes parents soient des gros rats pour me donner de l’argent de poche, ils ne lésinent pas lorsqu’il s’agit de dépenses scolaires comme les voyages ou pour m’acheter des ordinateurs pour que je « travaille » dessus alors que c’est bien la dernière chose que je fais devant le pc...

Pour le coup je me sens un sent un peu con je dois bien l’admettre. Et je serais franchement déçu si Livai ne ferait pas partie du voyage. Certes, je serais toujours aussi content de revoir Eren et Mikasa, mais je suis surtout pressé qu’ils se rencontrent, donc s’il n’est pas là, ça gâche un peu le plaisir.

-Mais c’est en mars… j’ai le temps de foutre des sous de côté. J’ai un job dans un club équestre de la banlieue…. Je vais demander à faire plus d’heures pour pouvoir me payer le voyage.

Et cette histoire me mine un petit peu, qu’il doive travailler pour un voyage scolaire, je trouve ça triste. Et je m’en veut un peu de ne pas pouvoir l’aider, je ne peux pas lui payer, parce que cela donnerait l’impression que j’ai trop pitié de lui, mais aussi parce que j’ai pas les sous moi-même.

-Mais il n’y a pas des aides financières au lycée pour aider les familles à payer les voyages comme ça ? Enfin, moi je sais que c’est grâce à ça qu’Eren et Mikasa ont pu partir au voyage en Angleterre au collège parce que Carla n’avait pas de quoi payer pour les deux...

Livai a l’air bien dégoûté quand même, du coup c’est un peu pour détendre l’atmosphère que je commence à lui faire du pied, j’aime le faire chier. Et ce n’est absolument pas une méthode de drague, parce que franchement t’as pas plus pourrit pour pécho quelqu’un que de lui faire du panard à la cantine...

Je vois cependant que son attention est rapidement attirée par deux donzelles à la table voisine, elles nous regardent comme si on venait de bouffer leurs parents... Ah ça me gonfle ce genre de choses aussi là. Qu’elles s’occupent de leur eye-liner mal mis au lieu d’être outrées que deux mecs se fassent du pied. Des fois je me demande si on est bien en 2017.

-Quoi les moches ? Un problème ? Vous n’avez jamais vu deux gars se faire du pied ? Vous êtes choquées ? Heureusement que vous nous avez pas vu nous enculer…

Si je pouvais m’attendre à une réaction charmante de mon voisin de tablée, j’avoue que je n’avais pas prévu qu’elle soit aussi...imagée. Cette idée faisant son bout de chemin dans ma tête, j’ai une petite image succulente dans l’esprit alors que je rougis légèrement en m’étouffant à moitié avec mon bout de tarte.

Je tousse doucement alors que deux petites larmes perlent au coin de mes yeux et je les essuie en rigolant alors que les deux dindes sont scandalisées comme jamais. Je repose mon reste de tarte dans mon plateau sans la terminée, je n’ai plus faim depuis le début du repas et j’en ai marre de me forcer. Je me lève à la suite de Livai pour aller déposer le plateau et sortir.

-Et toi…. Le voyage. Tes parents sont d’accord pour que tu y ailles ?


-Ma mère s’en fou, et j’ai donné le papier à mon père pour qu’il le signe mais du coup je sais pas s’il voudra maintenant... J’ai plus qu’à me rattraper avec de bonnes notes aux prochains devoirs... Du moins j’ose l’espérer.


Je le suis jusqu’au gymnase qui est complètement vide et tout sombre, je me demande comment il pouvait savoir que personne n’y serais mais je me garde de le faire à voix haute, il le sait c’est tout, et ça m’arrange pour le coup.

On s’installe sur les matelas d’habitude prévus pour la gymnastique et je m’y assois après avoir déposé mon sac dans un coin.

-Retire ta chemise que je te soigne tout ça…

Je hoche doucement la tête et je retire ma veste que je fou avec mon sac avant de défaire un à un les boutons de ma chemise. Je ne suis pas spécialement à l’aise je dois bien admettre. Je sais que c’est trop tard et qu’il a déjà vu mon dos mais l’idée que cela se reproduise m’effraie un peu, tout en me couvrant de honte.

Je la retire finalement et tourne le dos à mon ami afin de lui présenter cette œuvre d’art made in Monsieur Smith. L’air un peu frais me fait frissonner jusqu’à ce que je m’y habitude, je ne suis pas frileux et mon corps étant une bouillotte vivante, je ne tarde pas à ne plus sentir la température.

-Et bah putain…. Il t’a pas loupé l’enfoiré

-C’est vrai qu’il était énervé hier...


Je ne relève pas l’insulte, de toute façon ce n’est pas comme si j’avais envie de le défendre bec et ongle. Mais je n’ai pas envie de me plaindre et de m’apitoyer non plus, donc c’est sans doute pour ça que j’ai toujours tendance à minimiser la situation. Et puis de toute façon cela ne servirait à rien de me lamenter, j’ai l’habitude maintenant, et même si hier était un peu plus musclée que les autres fois... et bien c’est sans doute que je l’ai cherché.

-Ca risque de faire mal mais fais pas ta chocotte. Je vais essayer de faire doucement quand même…

-J’apprécie ta sollicitude... Mais t’en fais pas ça devrait aller, j’ai une peluche pour me rassurer...


Je fais un léger sourire en tripotant la queue du salamèche que Livai m’a filé pour la journée. Il est censé me porter chance alors normalement je ne devrais pas avoir si mal que ça... Enfin... ça pique quand même... Je ne dis rien pour pas qu’il me prenne pour une petite tapette mais je dois serrer les dents.

Ca me fait moins mal que lorsque Kuchel m’a mis un peu de crème hier, mais ce n’est pas une partie de plaisir pour autant, surtout quand il arrive à certains endroits qui me brûlent plus que d’autres.

-Ca va tu survis ? Tss…. Je te jure… qu’est-ce que tu me feras pas faire toi alors…. Je te préviens hein ! Je le fais parce que c’est toi, les autres je les aurai laissé se démerder !

-Je survie... Mais franchement tu aurais pu mettre une petite robe sexy pour parfaire le tableau, Joëlle aurait été ravie de t’en prêter une je suis sur...


J’essaye de penser à tout autre chose en parlant de ça, pas que les tenues d’infirmière me passionnent, mais je préfère imaginer Livai la dedans plutôt que de penser au fait qu’il est en train de désinfecter mon dos... C’est la première fois que quelqu’un d’autre le vois dans cet état, d’habitude, c’était seulement des visions sur mon dos avec quelques hématomes.

En fait...j’ai l’impression d’être complètement nu et faible ainsi découvert face à lui, j’ai beau faire le garçon sûr de moi en permanence, il n’en reste pas moins aussi fragile que n’importe qui.

-Tu pourras foutre ta chemise à la poubelle je pense…. Elle est tachée. Heureusement que tu as pris une veste sinon tu te serais fait griller.

-Oui j’ai vu en la reti-Heilige Scheiße!


Pour que j’en arrive à jurer en allemand, c’est que c’est sortit tout seul. Livai est passé sur une plus grosse plaie et je n’ai pu me retenir d’exprimer le fait que... ben que ça fait mal. Il retire la compresse avant de passer ailleurs en laissant le coin là pour plus tard, sans doute.

Je ferme les yeux en soupirant doucement, ça me fatigue tout ça...

Mais je ne me plains pas, je me contente d’attendre qu’il termine, ce n’est pas de sa faute de toute façon. Je m’apprêtais à sortir une nouvelle connerie quand je sens des lèvres se poser doucement dans ma nuque. Le contact est doux et léger, je ne peux empêcher un frisson de remonter le long de mon dos. C’est terriblement agréable... Et surprenant.

Je rougis à nouveau et je le regarde du coin de l’œil par-dessus mon épaule afin de l’interroger silencieusement sur le pourquoi de son geste. Pas que cela me gêne –au contraire- mais j’avoue ne pas le comprendre...

-Bisou magique…..  Pour que tu guérisses plus vite…


-Oh...merci alors...


Je rougis d’autant plus en passant mes doigts sur ma nuque à l’endroit où ses lèvres se sont posées, j’ai l’impression que ma peau est plus chaude ici...

Je fini par laisser retomber mon devant moi afin de lui laisser le champ libre pour terminer sa tâche. Je serre les dents à certains endroits afin de ne pas me laisser à nouveau aller, mais il doit sentir que certaines zones sont plus sensibles vu que mon dos se tend parfois.

Encore anesthésié par le baiser, j’ai l’impression de pouvoir me laisser un peu plus aller... Peut-être que pour une fois je pourrais en parler rien qu’un peu, non ?

-Dis...tu...tu penses que j’ai fais quelque chose de mal ? Enfin j’veux dire...j’ai déjà fait pleins de conneries...mais c’était pas méchant... je comprend pas pourquoi...pourquoi mon père ne m’aime pas... Il y a une raison, mais j’ai beau réfléchir j’arrive pas à mettre le doigt dessus... J’ai peut-être fait quelque chose d’horrible sans le savoir...

Je me pose cette question depuis tant d’années maintenant, j’ai repensé à toutes les fois où j’ai croisé le regard plein de mépris de mon père après m’avoir frappé en essayant de savoir ce qui avait bien pu le mettre dans cet état... Qu’est ce que j’avais fais pour que mon propre père me déteste à ce point alors qu’il est censé faire partie des deux personnes devant m’aimer le plus au monde...

Peut-être simplement que je ne le mérite pas.

-Tu crois que...c’est parce que mes parents ne s’aimaient pas, qu’ils n’arrivent pas à m’aimer ?

Je sens des larmes monter dangereusement à mes yeux, je ne dois pas pleurer maintenant, pas devant Livai. Mais cette pensée me fait toujours aussi mal à chaque fois, et je ne peux m’empêcher d’en vouloir à mes grands-parents d’avoir forcé leurs enfants à se marier juste pour de l’argent...

Si j’étais né ailleurs, ou dans d’autres conditions, peut-être que je ne vivrais pas tout ça. Peut-être que j’aurais partagé des moments avec mes parents, des bons moments... Ou peut-être pas, parce que ce n’est sans doute pas la faute des autres si je ne suis pas digne de recevoir leur amour.

Je ne sais pas, je m’y perds...

-Je suis désolé de t'embêter avec ça...




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